Il faut quelquefois untemps 'rès-longnvantque les li-queurs ducorps hu-main foient
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fufpendu par des vapeurs méphitiques ; que l'ac-tion ducœar eft arrêtée par un coup reçu dans lapoitrine, que les fondrions du cerveaui'ont blefléespar xmephid à la tête ; ti on laifle refroidir le ma-lade , il eft de toute probabilité qu'il reitera dansle même état , c'eft-à-dire , mort. Mais fi ontient le corps chaudement , auffi tôt que la par-tie affe&ée aura recouvré la faculté d'agir, lesfluiaes reprendront leurs mouvemens, & lesfondions vitales le rétabliront.
(Il faut quelquefois un temps aflez long, pourque les humeurs foient entièrement refroidies;puifque, comme nous le ferous voir plus bas , ona rappelé à la vie des noyés qui avoient été plusde fix heures fous l'eau; puifque plusieurs faitsrefroidies au remontrent que des perlonnes iont revenues apoint de ne j a vie après plufieurs jours de mort apparente ,
pouvoir acre ' r t .,,•'. , /»» îi 1
réchauffées, même après -avoir ete inhumées. C eu que lesfondions apparentes de la chaleur naturellepeuvent avoir cefíl dansl'individu , fans qu'il aitcelle d'exifter. Il ne faut donc pas perdre couraged'abord: il ne faut abandonner le malheureuxqui eft victime d'un accident, qu'après qu'onaura employé les moyens qu'on va expoi'er dansles Paragraphes fuivans , & qu'on les aura em-ployés de la manière & avec la confiance qu'e-xige la nature de l'accident qu'on a à combattre. )Dsngers 11 eft horrible d'enterrer fur le champ ceux quiquUy ruite" ont ' e malheur de paroîtreprivés de la vie, aprèschamp las des coups , des chutes , &c. Ces malheureux , auperfcrone^ j¡ eu d'être portés dans des lieux chauds , d'êtrefem privées expofés au feu , ou dans un lit chauffé , font , pour«prèsde»' l'ordinaire, tranfportés dans une Eglife, dans unecoups, des grange, ou dans tout autre endroit froid & hu-thmes, &c. ^fe ^ ^ a p res avo j r ¿ t ¿ infru&ueufement fai-
gnés par une perfonne qui n'entend peut-être rien
à