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4 (1792) (1792)
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Des Accidens mortels, &c. 40Î

à fon état , on les fait pafler pour morts, & on lesabandonne, fans qu'il en foit jamais queilion dansïa fuite.

Cette conduite paroît être diélée par l'ignoran-ce , & foutenue par uneancienne fuperftition ,quiveut que le corps d'une perfonne qui efî foupçon-née a voir été tuée par accident , foit abandonné »en Angleterre , dans une maifon inhabitée ( & en,France, dans une chambre ou dans un lieu ifolé ,& dépofé nu fur de la paille. ) A quoi peut tenircette fuperftition t c'eft ce que nous n'entrepren-drons pas d'expliquer : mais certainement la pra-tique à laquelle elle donne lieu, eft contraire àtous les principes de la raifon , de l'humanité Ôcdu fens commun.

Lorfqu'une perfonne paroît avoir été privée fu- VnaAkn at*bitement de la vie, la première choie qu'on Ititfc f^fa«»^' 9faire, eft de s'informer de la caufe qui peut y avoir a «p s d'unedonné lieu. Il faut obier ver foigneufement s'il n'y ^""privéea pas de corps étrangers logés dans la trachée arte de 1» vie.n , ou dans Vœ/ophage , comme nous le dirons , §fuivant. Dans ce cas, il faut tout entreprendrepour les retirer. Lorfque l'air chargé de vapeursméphitiques en eft la caufe , il faut , fur le champ ,tranfporter le malade dans un autre air, ainfiqu'on le preferirá ci-après , § III de ce Chapitre.Quand la circulation eft fufpendue fubitement,quelle qu'en foit la caufe , excepté la foiblefle , ilfautjaigner. Si le fang ne peut pas couler , il faut ,pour en faci liter la fortie , plonger le malade dansun bain chaudron le frotter avec des ferviettescbaudes,&c. Enfin,quand on ne peut pas détruirefur le champ la caufe qui a jeté la perfonne danscet état, le feul parti qu'i I y ait à prendre , eft d'en-tretenir la chaleur vitale , en la frottant avec desferviettes chaud§s,en la couvrant de fable, ou deTom IV. Ce s .