Du Traitement général des Maladies , tJc. 6
Du Régime dans le traitement des Maladies.
Nous avons déjà fait remarquer, Tome I. importance"Chap. ÍÍI, que la diète feule peut répondre à la daiwie trù-phipart des indications dans la cure des Maladies te ™ ci î?, tlesLa diète eft donc le premier objet auquel il failleavoir attention.
Ceux qui n'en favent pas davantage, s'imagj- Erreur dutient que tout ce qui porte le nom de médicament , t >eu P ,e ' . ; -
n i . t i • r ij compte des
eit doue de quelque pouvoir lurnaturel , de quel- médiawucns.que charme fecret. Ils croyent que dès que le.malade s'eft fuflifamment gorgé de remèdes, ildoit fe bien porter.
Cette erreur a les fuites les plus funeftes. Ellefait qu'on n'a de confiance que dans ¡es drogues ,& qu'on néglige les retiburces que l'on a danslesmainsrde plus, elle décourage & porte à abandon-ner un malade, quand on voit qu'on n'eft pas àportée d'avoir des remèdes. (Voyez à la Table lesmots Diète, Régime , Aliment & Remède. Il eft dela plus grande importance, pour entendre cetouvrage, d'avoir une idée jitfte & vraie de cestermes.)
Les Remèdes font certainement très - utiles Les remé-quand ils font indiqués; & s'ils font administrés ventTiremi-avec prudence , ils font alors beaucoup de bien ; îesquc îorf-mais quand on leur fait tenir lieu de tout, & ? n dj q s u ¿s n ¿qu'on les ordonne au hafard, cequi n'arrivequt »¿miniar*«trop fouvent,\lspeuventfaire beaucoupde mal.ce" 1 ''" 11 en *
Suite decette erreur.
la fueur, la trtinfpiration , &c. ; parce qu'en général !a Ma-ladie eft d'autant plus grave, que l'afpecl de cous ces objets& que l'odeur qu'exhale le malade, s'écarcent davantage del'état naturel.
Nous aurons foin d'affigner la valeur de chacun de ceslignes , à mefme que les Maladies hous les préfentetont.