ai6 Première Partie, Chap. IV.
au jeu de nos poumons & à la circulation de nosliqueurs, pourrions-nous ne pas nous refl'entirde fes alterations'? L'humidité & les exhalaifonsdont il fe charge , diminuent fon reßort, & la cir-culation des fluides s'en reifent, comme nous l'a-vons fait voir , note i du Chap. II de ce Vol. p. 92.Rien n'eft donc plus avantageux que de cher-cher les moyens de corriger ces défauts. S'ilsfont préjudiciables aux perfonnes enfanté, com-bien ne font-ils pas plus nuifibles à celles quifont malades, & furcout dans les Hôpitaux*?Auilî lefert-on du ventilateur avec fuccès dansl'Hôpital de Winchefter& dans plufieurs autres.Autres L'ufagedu ventilateurn\ttpas borné auxfeuls
avantages du T i - ■ n- i • i t
ventilateur. Hôpitaux : on peut 1 introduire dans les minesles plus profondes; dans les caves, où certainsouvriers font forcés de travailler ; dans les fallesde ipec~tacles , où ¡es fpeétateurs fontß fouventincommodés , lorfque lesaifemblées font nom-breufes , foit par rapport à la transpiration quicorrompt Vair , foit par les lumières qui ré-chauffent. On peut encore l'introduire dans lesvaiifeaux, dans lefquels les vapeurs qui s'exha-lent fans celfe des corps de ceux qui compofentl'équipage, empoifonnent Vair, &caufent la plu-part des maladies auxquelles font fujets les Ma-rins; enfin dans les prifons, où l'on éprouve les. mêmes accidens. Le ventilateur eft , de tous lesmo\'ens que l'on a imaginés jufqu'ici, le pluspropre à conferver le blé, à l'empêcher de s'é-chuuifer, à le préferver des infeétes. )
Dangers de Jjair qui féiourne dans les mines , dans les
i air de« mi- . 111. • 1 r o n.
nés, des puits , dans les celliers , dans les caves , &c. ,elcpuits , des très-dangereux : on doit éviter cette efpèce d'air
cuves &C n
fermés de-"comme le poifon le plus fubtil. Ses effets fontfempj. 0 " 2 " fouvent auffl prompts que ceux de la foudre,