Des Gens de Guerre,
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Voiiînage de plufieurs enfans qui s'afïèmblentchez eux, en troupe, pour jouer, onr Ja maniede leur donner ce qu'ils appellent leur lâche,que ces enfans font obligés de remplir avantque de pouvoir fe livrer au jeu. Si cette tâcheétok relative à l'âge ou à la force des enfans,od fe difpenferoit de lès binarer; mais il en eilprefque toujours autrement. Les parens, quifont dans cet ufage, ne le font, le plus fou-vent, que pour ne rien perdre de l'utilité dontpeuvent leur être leurs enfans ; de manière qu'ilsleur ordonnent de faire en plufieurs heures-, ceà quoi ils auroient employé tonte une mati-née, ou toute une après-midi. Les enfans quiveulent jouer, & qui ont grande raiton, s'effor-cent fouvent au point de s'épuifer. S'ils ne vontpas jul'que là, ils acquièrent, par habitude,une promptitude qui n'en point dans leur ca-ractère , & qui leur devient fatale tôt ou tard ).
Article IL
Des Gens de Guerre^
L'état de foldat, en temps de guerre, peut Maïadwaêtre rangé parmi les travaux pénibles. Les geru "^expoféide guerre fouffrent beaucoup de l'intempérie íes ioidaïs.des faifons, des longues marches, des mauvai-fes nourritures, de la faim, &c. : de là desfièvres , des cours de ventre, des rhumatifims &d'autres maladies dangereufes, qui font toujoursplus de ravage que le fer , furtout quand lescampagnes font trop prolongées. Quelques fe-maines froides & pluvieufes , tuent fouvent |d'hommes qu'une bataille.Ceux qm font à la tête des armées, doiventTorne I; H
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