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ïï4 Première Partie, Ch.11,%1, Art. II.««¡verts, & avoir foin que leurs foldats foient bien couverts
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Aihnensné- (^ e ^ important de faire diiiribuer aux fol-ceffsires sin dats beaucoup de végétaux; tels que les plantespotagères de toute efpèce, comme les choux,les navets, te poirée, Vofiille , le perjï/ , la chi-corée, & les légumes de la clafle des farineux;tels font les pois, les lentilles, le ri\, les pom-mes de terre , &c.
Dans les épidémies qui fur viennent fi fréquem-ment dans les armées, épidémies qui font tou-jours de caractère putride, il faut diftribuer aufoldat du vin, de la bière, du vinaigre, dufuere ou de la canonnade, qu'il mêlera à fesalimens & à fes bornons. Ce font de puif-fans anti - putrides , qui préferveront de la con-tagion ceux qui ne font pas encore malades,& qui aideront l'effet du quinquina fur ceux quien font déjà attaqués. C'eft au vin que César,dut le falut de fon armée , attaquée de la pefieen Macédoine. M. Collomsier, dans fesPrincipes fur la fanté des gens de guerre , pag. fo,rapporte qu'on s'en fervi, avec fuccès, de vi-naigre dans nos armées , à l'exemple des Ro-mains : il affure, avec raifon, que c'eft lemoyen le plus certain, le plus sûr & le plusprompt , pour préferver les foldats de maladiescontagieufes.
Dans les dyjfenteries putrides, fi fréquentesparmi les foldats, les bons fruits , bien mûrs,font de grands remèdes. M. Tissot rapporte,qu'un Régiment Suiiîè, en garnifon dans lesProvinces méridionales de France, fut fauved'une dyfenterie , par une grande quantité defruits qu'on diftribua aux foldats ; on tranf-portoit même les malades dans les vignes ; il