i îa Première Partie , Chap. Il, §1, Art. I.
Soulager les pa uvres ouvriers dans le ursbefoins ,eft, fans contredit, l'a die Je plus fubiime de lareligion & de l'humanité. Ií n'y a que ceuxqui font témoins de ces fcènes de calamités,qui puifl'ent avoir quelque idée du nombre demalheureux qui périiTent par les maladies , fauted'être ¡dîiftés , & même faute des chofes né-celfaires à la vie.iifamqne (Que les perfonnes charitables portent encore'ÏÏi*r plus loin leur attention ; qu'elles veillent à ce ques'oppofem» ¡ es ouvriers des campignes, les Laboureurs,pLwes con- les Terraiîlers , les Vjgnerons , les Moiflbn-fient leur fan- news, &c. , ne donnent point leur confianceîitaù's! à ces g'- ns ^ ans connoilïànce & fans état, qui,munis de certificats ou mendiés , ou faííiíiés ,courent les Bourgs & les Villages , tuant tousceux qui ont le malheur de s'adreffer à eux.Il feroit infiniment plus avantageux pour ceshommes utiles, mais à plaindre, d'être aban-donnés aux feules refiburcesde la Nature , quede prendre les remèdes abfurdes <k incendiairesde ces Charlatans , qui ne fervent qu'à prolongerles maladies , lorfqu'ils ne réutliiTent point àles rendre mortelles;.suites m- Lesouvriersfontfouventvictimesd'uneému-neftes de ré-latjon imprudente, qui les engage, pour vou-
mulntion im- , . ,, ___ .__. ri r tx
P fodentedes' oir 1 emporter les uns iur les autres, jutqu a
ouvriers, s'échauffer à un tel degré , qu'il en réfulte la
fièvre , ou même la mort. Quiconque expofe
ainfi fa vie de propos délibéré, mérite qu'on
le traite comme un filicide.
Dei'impru- r\\ f aH droit commencer par févir contre les
- ¿ence des . x « . '. . _ , ,
pures & mè- peres & meres, qui, pour la plupart, ont larcs ' T" exi_ barbarie d'exiger de leurs enfans plus que
gent de leurs „ ° , T r .*
enfans plus leurs forces ne le permettent. Les ouvriersfcrces*Mie^°i ont P ,l "^ ieurs enfans , ou qui font dans le
permettent. VQIllfl3gC