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1 (1792) (1792)
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Des Enfans. Il

les doivent élever leurs enfans; comment il fautles habiller pour qu'ils ne Paient point bleffés,pour qu'ils nefoient point gênés, pourqu'i/s exé-cutent leurs mouvemens avec liberté : fi elles nes'occupoient qu'à leur donner des alimens nour-rifiàns & falubres ; à exercer leurs tendres corpsde manière à faciliter le plus qu'il eft poffible leuraccroiffement & à augmenter leurs forces: fi tousces objets devenoîent ceux de l'éducation desfemmes , on verroit bientôt le monde en retirerles plus grands avantages. Mais tant que cetteéducation ne coníiírera guère qu'à apprendreàfeparer & à fe montrer en public, nous n'a vous rienà attendre d'elles, que de l'ignorance , même dansles matières les plus importantes.

Si les mères réfléchilToient fur l'influence qu'el- Quelle enles ont dans la fociété; fi elles vouloienty être^"^jfenlibles , elles faifiroient toutes les occafions de dansiafode.s'inilruirt:des devoirs qu'exigentd'elies leurs en- té *fans-: rear elles font en poflllfion, non feulementde donner au corps la forme & les grâces , maisencore îe diriger les pallions de l'a me. Par elles,les hommes font, ou bien portans, ou malades:pur elles, i es hommes, ou font utiles dans le mon-de , ou deviennent des peñes dans la fociété.

» Du foin des femmes , dit le fameux Citoyenr> de Genève, dépend la première éducation des

m trouveroit tout cela dans fa tête ; qu'elle faifoit ce métier» pour vivre , Srqo'elle en demandoit pardon ... On obferveraqu'il naît à peu près fix mille enfans à Lyon tous les ans,& qu'il en eft tout au plus mille à qui les parens puifient don-ner de bonnes Nourrices; de forte que les cinq mille autresfontexpofés aux malheurs affreux que nous venons de décri-re :& quelle eft la Ville qui nepuiffe porter les mêmes plain-tes & offrit le même tableau !