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puisse l'adopler raisonnablement , ilexiste de trop granJes differenres cntreles deux sortes d'elres qui partagcut1? regne organique en deux grandesclasses.
Unsimple coup-d'oeil suffit effeclive-ment pour faire connaitre que dans lesvegetans les principaux organes de lavie sont situcs ä l'esterieur, landis quedans la plupart des animaux ils occupentdes cavile's crcusees dans l'inte'rieur duCorps.
Cette premiere Observation conduit äreconnaftre bienlot aussi l'influence uni-verselle de la locomolilite', c'est-ä-direde la faculte de changer 'de lieuen vertu d'une force Interieure ; facultedont jouissent les animaux, et dont sontdcpourvus les ve'ge'taux. Par rela meme ,en effet , que ceux - la cliangent deplace et qu'ils ne restent pas constam-ment dans le meme milleu, leurs poresabsorbants ne peuvent s'ouvrir ä la peri-phere du corps : suivanl une expressionaussi inge'nieuse que vraie, ils ont leursmeines a Vinteneur; ils transportent aveceux leursalirnents en tous lieux; ils peu-vent absorber ä loisir les sucsutilcs; enun rnot, ils digerent dans toute Vetenducdu terme.
D\maulre cöre, une diffe'rence analo-gue caracte'rise l'cxcrcice de la gene'ra-tion chez les animaux et chez les vege-laux. Chezceux-ci, la matiere qui fecondeles germes est une poussiere qui serepanddans l'air, fluide dans lequel sont plon-ge'es les plantes; chez ceux-lä, c'est Uliliquide qui est porte immediafement surle gerinc, ou qui se dissoui dans l'eau,mais dont Tatmosphere n'est jamais levehiculc. Et en effet, les animaux peu-vent volontairements'approcher des ger-mes pour les vivitier; les ve'ge'taux, quiderneurent immobiles fixes au sol qui lesa vus naitee, sont obliges de conder cesoin ä im agent exte'rieur, lequel agent estne'cessairement l'air.
La dure'e de la vie est, en outre, unpeu differente chez les uns et chez lesatitres. En ge'ne'ral, les limites de cetteduree sont beaueoup plus etendues dansles vegetaux , oü Ton voit des Champi-gnons et des moisissures ne vivre quequelques heures, non loin du glgantesqviebaohab qui a tvaverse l'immcnsite dessicrles. La distance est bitn moins grandecntre l'epbe'merc qui ne vit qn'un senljour ä l'e'tat parfait, et le cygne, parexemple , qui ne depasse guere cent cin-quante ans.
Im gene'ral aussi, Vorganisation estbeaueoup plus simple dans les vegetaux
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que dans les animaux; et cela devait&treainsi; ils ont bien moins de fonttions aremplir. Chez ceux-ci le me'canisme estromplique en raison de la multiplicite'des actes ä exercer; on troure une foulede cordes , de poulies, d'instruments dephysique et meme de rhimie, dont sontprives ceux-lä. Aussi, tont animalauquelon retranche quelque .partie en devientplus ou moins malade. Tous les jours,au conlraire, le jardinier mutile desve'getaux , et ils n'en vivent que mieux.
Presque loujours, d'airieurs, l'usagefixe des organes est de'termine d'avancedans les animaux; on ne peut le changeren entier; landis qu'il n'est, pour ainsidire , aueune partie des ve'ge'taux dont onne puisse pervertir la destination; le*branches enterrecs se transforment enracines ; les etamines deviennent des pe-tales, etc., etc.
Si Ton avait besoin d'une nouvellepiei'.vc en faveur de l'asscition enonceedans le moment, l'analyse chimique lafournirait; eile est une source feconde dedifferences enlre les deux classes d'elresorganises. L'exrcs d'azote paralt le carac-tere propre de l'oi'ganisation animale; lerarboDe domine dans cclle des vegetaux.II en resulte que les prineipes desmatie-res animales peuvent subir des combi-naisons beaueoup plus promptes et plusfariles, qu'ils sont plus diffusiblcs.
Ceci aide ä concevoir comment lessubstanecs animales se decomposent in-comparablementplus vite que les matie-res vegetales; sur-tout quand on se rap-pclle re fait avere, que, dans les animaux,il y a proportionuement plus de liquidesque dans les ve'ge'taux ; et que, chez lesPremiers, la matiere fluide est souventaecumulee en masses plus ou moius con-siderablesdans des reservoirs. tandis que,chez les seconds,clle est toujours diviseepar moleculcs ou par filels tres - fins dansdes vacuoles ou dans des vaisseaux.
Pour re'sumcr donc, on peut dire queles animaux se distinguent des ve'ge'tauxhabituellement par les raracteres gene-raux suivants :
1° Ils peuvent changer de lieu et semouvoir volonlalrcment; les autres sontaüaehes ä la terre par des racines.
a° Ils ont, pour lern- nutrilion, un sacinlerieur, dans lequel les alirnents subis-sent une preparation speciale, et ou leursprineipes assimilables sont absorbe's parune foule de radicules, tandis que lesvegetaux n'ont point cc sac .Interieur etvont pomper dans les corps voisins lesmate'riaux de leur nourriture , et rela äl'aide de racines exterieures.