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2 (1822) H - Z
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V T Y P

TYPHA ou MASSETTE (Bot.), ty-pha; genre de la famille des lyphacees etde la monüecie triandrie. II renferme uneplante aquatique commune dans nosetangs. On emploie, ä la Chine , ses ra-rInes contre la dysenterie , les blennor-rhees, etr. Ses c'pis femellcs lournissentune sorte de oiiaUe. (H.C.)

TYPHACEESoaTYPHINEES(Äot.),

s. f. pl., typhacea,typhp>: famille de plantesmonocotyledones ä etamines hypogynes.(U. C.)

TYPIIODE (Fievre) (Path.) , febrlstyphvdcs : r.'est le typhus d'Europe. V. cimot. (Cn.)

TYPHOIDE ( Path. ), adj. ; il a lemeine sens qne typhode. (Ch.)

TYPHOIDES ou MASSETTES(Bot.). V. Typhacees. (H. C.)

TYPHOMA.NIE (Path.), t. f., typho-jnania,'vifi^avi«, de niipos-, stupeur, et de{AttricCj dolire; delire avec stupeui-, subde-lirium : c'est l'espece de delire propre autyphus d'Europe. V. ce mot. (Gh.)

TYPHUS (Path.), s. f., typhus, dumot grec rvyor, stupeur : nom generiquedonne par quelques auteurs ä loutes lesmaladies pestilentielles, et plus speciale-ment ä la peste de notre continent. Onendistinguc trois genres tres-tranches.

1° Le typhus d'Europe, ou fievre deshopitaux, des camps , des prisons , fievrepetechiale.

2° Le typhus d'Orient, ou la peste.

3° Le typhus d'Amerique , ou la fievrejaune.

11s ontpourcaracteres communs d'&treconlagieux, de ne se monlrer que par in-lervalles , de frapper toujours ä-ta-foisiin grand nombre d'individus; d'offrirvers la peau un ou plusicurs de leurssymploines caraeterisliques, de produirenne grande mortalite , et de n'attaquer engfineral qu'une seule fois les meines per-sonnes.

Typhus d'Europe. II se developpeprimitivement toutes les fois qu'un grandnombre d'individus sont reunis dans unespace etroit. La privation des aliments,les fatigues excessives, la malproprete ,les affections moraies tristes concourentä le produire : il peut aussi se inontrerdans des circonstanres analogues chez desindividus isoles. Une fois developpe , ilse transniet par voie de contagion. Geltecofilagion est faible et obscure lorsque lemal se de'veloppe chez des Sujets isoles;eile est manifeste et tres-violente quandil se montre dans un lieu Leaucoup demalades sont entasse's. La jeunesse, uneConstitution inolle, la terreur, favorisentsa transmission.

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Le typlius d'Europe se presente sousdeux form es distinetes, Selon qu'il est duä la contagion ou qu'il se developpe pri-mitivement.

Dans le premier ras* typhus communi-que, le malade, apres quelques jours dernalaise, est pris de frissons plus ou moinsintenses, alternant avec la clialeur, detremblementgeneral et d'un accablementqui l'oblige ä garder le lit.

Parini les symptomes qui se montrentalors, les uns sont propres au typlius, lesautres lui sont communs avec les lievresgraves. Les premiers sont la stupeur, unesantheme particulier, les parotidei etl'irritation de quelques membranes mu-queuses.

La stupeur commence avec la maladieet ne cesse qu'avec eile. Elle est marquee.par le defaut d'expression des traits engeneral, et des yeuxen particulier, et pari'immobilite de tout le corps : le maladeest etranger ä ce qui l'entoure, sans ce-pendant avoir l'air de reflechir ä quelquecliose; il semble etre dans un etatd'ivresse.

L'exantheme du typhus se presente sousla forme de petites taches, peu apparen-tes , rosees , quelqucfois livides ou rouges,arrondies, peu elevees , dissemine'es surles diverses parties du corps, mais particu-lierement sur le frone. Elles commencentä se monlrer vers le quatrieme jour, etdisparaissent vers le dixierne.

Le» parolides paraissent aussi apparte-nir specialement au typlius : elles consis-rent dans un gonftement, quelquefois in-flammatoire, qui survient dans la regtende cesglandes, et que quelques auteursregardent comme une des causes dela surdite'. Ce gonflernent, lorsqu'il alieu, commence ordinairement vers leseptieme jour et persisle jusqu'ä la lin dela maladie.

On observe constamment aussi dans letyphus quelques phenomenes plus oumoins remarquables vers les membranesmuqueuses. Lhez la plupart des sujets ily a de la toux et une expectoration decraebats tenaces etmele's d'air ; chez d'autres des vomissemenis, du devoiement;chez presque tous, de Iarougeur ä labou-cbe , ä la gorge et aux conjonetives.

Les autres symploines sont ä-peu-presles memes que ceux des fievres graves.V. Adtnamique (Fievre). Dans le de-bat, il y a souvent une reattion assezforte pour que l'on ait donne ä la pre-miere periode b'epitbete iVinflammatoire;dans la seconde, qu'on anommee nerveuse,il survient des tremblemenls, des soubre-sauts, de legers irfouvements convulsils ,ou de l'engourdisserncnt dans quelques