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de plusieurs mois, quelquefois de plu-sieurs annees, separent ces attaques; leplussouvent elles se rapprochent par de-gres, et la dyspuee Unit par etre habi-tuelle ; il se moulre presque toujoursalors des signes non equivoques d'unemaladie organique, qui est, suivant Jestms, la ccyaseqnence de la premiere , etqui , suivant les autres, avait seuleraentsimule l'asthme dans son dehnt. Dansquelques eas une maladie aigue a sus-pendu les symptömes d'un asthme qui,depuis plusieurs annees, avait resiste auxremedes ordlnaires. II est doutcux quel'astlime essentiel se soit jamais terminepar la mort; et quelques personnes su-jettcs ä l'asthme depuis un tres grandnombre d'armees, quarante ou cinquante,par exemple, jouissent encore d'une tres-Jjonne saute, dans l'intervalle des atta-ques. L'asthme peut offrir les meinesespeccs que les autres nevroses. — Lesprincipales variete's, admises par les au-teurs, sont: i° Vasthme convulsifcm aer-veux; c'est relui que nous avons decrit; i°Vasthme humide; c'est celui qui est corn-plique de catarrhe pulmonaire chroni—que ; les auteurs ontsouvent de'signe sousle nom A'asthme humide , ce catarrheJoint ä l'ane'vrysme du coeur. 3° On peutaussi considerer Yangine de poitrine com-me une Variete de l'asthme, dans laquellela dyspnee est accompagne'e de douteurviolente dans le thorax. — Sauvages en aadmis environ trente variete's, qui sontpresque toutes symptomatiques. — LeDiagnostic de l'asthme n'est pas sans dif-ficulte; les medecins des siexles prece-dents l'ont presque tous eonfondu avecdiverses maladies du thorax. L'anevrysmedu rceur et des grandes arteres qui enliaissent , l'ossihcation ou le retrecisse-ment de leurs orihces sont de toutes lesmaladies, Celles qu'on a le plus sou—vent prises pour l'asthme , hien qu'ilsoit presque toujours possible de les dis-tinguer. L'inflammation chronique de laplevre et des poumons, la presenee detubercules, de granulations, de melanosedans ces derniers, le catarrhe pulmo-naire chronique, l'ulrere de la trachee ,ont ol'fert plusieurs fois des symptömespresque semblables ä ceux de l'asthme.Oncite quelques exemples de fievres lar-vees qui ont aussi presente cette forme.Eniin l'affection rhumatismale du dia-phragme doit offrir des symptömes tel-lement analogues a ceux de la maladiequi nous occupe, que l'on trouverait dif-iuilement un signe certain pour les dis-tinfuer. La suppresion d'un rhumatismedacs quelque autre partie. uue douleur
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vivedanslare'gion du diapbragmfc, r-c^^p^ree dans Inspiration, et proportionmH'audegre de contraction de ce muscle, enfiala cessation de la dyitane'e et des autressymptömes , au mon/ent uü la dottleuise reporte sur quelque autre Organe ,pourraieut donner une grande probalxfiteau jugement du medecin, sans nean-rnoins offrir encore de certitudeatsolue.— Le pronostic de l'asthme est tres-fä-
clieux, en ceia que la maladie est presquetoujours incurable; mais du reste les at-taques peuvent etre eiot^nees, la sauteetre parfaite dans les intervalles, et lesindividus vivre avec leur mal pendant untres-grand nombre d'axraei s. ~r- A P Ou-vertüre du corps de ceux qui ;>urcombentä Fasthine essentiel, on ne trouve aucunelesion. — Le traiternent de Tasthme,comme c^lui des autres nevroses , varieä raison de son espece : si i'individu estjeune et robuste, si la figure est inje'ctee,le pouls fort, si la suppression d'une lie-morrhagic a pre'cede' le de'veioppementde la maladie, lasaigne'e doit efre ein»ployee. Si, au contraire, i'individu estpäle et faible , s'ii a cte soumis ä l'acüonde causes enervanles, c'est aux deriva-tifs ä Vexterieur , et aux antispasmodi-ques aromaliques a l'inte'rieur, au cam*phre , au musr, ä l'ether suifurique, äPopiam, qu'il laut recourir pendant Tat-taque. Daus tous les cas, le malade doitetre place' dans un fauteuil ou au moinsassis sur son Üt; on ouvre lesfenetres desacbambre:onle debarrassedesvelementset des couverlures qui cliargentla poitrine,ou engenent les mouvements.—Dans Pin-tervalle des attaques on a ronseil le le quin-quina, le pbospbore ä la dose d'un quartde grain, dissous dans une huile essen-tielle, l'oxyde de zinc (demi-graln, deuxfois par jour), le nitrate d'argent uni al'extrait de qmnquina et de vale'riane. Lesesutoires qui ont ete gene'ralemenc re-commande's, sont sur-tout utiles iors quel'asthme reconnait pour principe unecause mobile qu'il est ne'cessaiie ri'oppe-ler et de fixer dans un poirit quclccique.On a encore proposc l'inspiration d'airs'factices, coniposes avec Foxygene et Ca-zote, dans des proportions di'termiue'es,seuls ou combines avec les vapeurs e'the-rees ou balsamiq>:es; on a preVoniseencore ä l'interteur les alintents etles boissons ä la glace. Mais ces moyenscomme beaucoup d'autres, sont plutötconnus par les eloges de leurs fauteurs tque par des faits authentiqnes qui enetabiissent Fefficaritr. Le plus souventle me'decin est obHge, apres les avoirinutilement essayes 7 de sft borncr au