ASTASTERIA GEMMÄ {Minirat). V.CoaiNDON et GtaASiiL. Les anciens at-trihuaient a celte pierre des vertus ima-ginaires, romme Celle de faire disparaitreces taches que l'on nomine etivies. (H. C.)ASTER1E (Zool.) , s. f., asterias, deäoräf, etoile; genre de zoophytes que l'ouappelle aussi itoilts de mer. Ils n'ontqu'une senle ouvertare pour lentree etla sortie des alitnents , et ils ont la formed'une etoile. (H. C.)ASTERION. V. Aster. (H. C.)ASTERNAL(^mit.),adj.as«r/iaZis,de«priv., et de «Sfrir, le sternum ; qui n'apas deranportavecle sternum. M. Chaus-sier appelle cötes asternales, Celles qui nes'arlirulent pas directement avec le ster-num. ("J. C.)
ASTERJTES. On a appele autrefoisainsi la pierre a fusil. (H. C.)
ASTEROIDE , asteroides. V. BuPH-THALME. (H. C.)
ASTHENIE (Falk.), s. f., asthe-nia. , de « priv. , et de a-ösi-oo- , force ;manqne de force ; faiblcsse generale.Brown conside'rait l'asthenie comme lacause procliaine de la plupart des mala—dies. Cette astlie'nie e'tait elle-meme pro-duite par des causes de'bilitantes eloi-rnees, et reclamait l'emploi des remedestoniques. (Ch.)
ASTHENIQUE, (Path.), adj., as-(henicus, qui appartient ä i'asthe'nie. (Ch.)
ASTHMATIQUE ( Path. ) , adj.,asthmaticus ; qui est affecte d'asthme, 011qui appartient a l'asthme. (Ch.)
ASTHME (Pafft.),s. m., asthmo., io-S^u:,de <*<■>, je tespire: maladie nerveuse, carac-terisee par une gene considerable de larespiration, qui revient periodiquement,et qui n'est ue'e ä aueune affectioa orga-mque. L'asthme essentiel est une ma-ladie tellement rare, que beaueoup demr'decins ne i'ont jamais obsrrve'e, etque son existence a pu paraitre douteuse;ioutefois , eile est ge'ne'ralernent admiseaujourd'hui. Au rapport des auteurs ,l'asthme est souvent he're'ditaire ; il atta-que rarement avant la puberte ; il est pluscommun chez les hommes que chez lesfemmes; dans l'ete et l'hiver, que dansles Saisons tempei-ecs. Le se'jour dans unechambre elroite, dans une atmospherehumide , les changements subits dans lepoids de l'air, la cönstri'ctlön meraniquedu thorax , l'inspiration de vapeurs sti-mulantes, l'impression d'odcuvs vives, ladistension de l estomac par des alimentsuarueux, la suppression ae la transpira-tion cutane'e, d'une hemorrhagie habi-tuelle,l'cxerciceprolonge'de tout le Corps,celui des braset des poumons en particu-
A S T aoS
Her, les passions vives, la re'trocessionde ja goutte, etc., sont autant de causesqui peuvent en provoquer le deVeloppe-ment, et sur-tout en renouveler les atta-ques. - Quelquefois l'asthme est precc'dede pbenomenes particulicrs, tels que lederangement des digestions , l'assoupisse-ment apres le repas, les rapports gazeuxinsipides, les baillements, l'urine inco-lore, une dyspnee legere, une petitetoux seche et convulsive ; quelquefoisl'invasion est subitc. C'est ordinairementpendant la nuit, vers deux lieures, qn'ellea lieu. Le malade est toul-a-coup rcveillepar une gene considerable dans la res-piration , un sentiment de compressionde resserrement dans la poitrine; il estoblige' dequitler la Position horizontale,de s'asseoir, d'incliner le Corps en avantou meme de se tenir debont. L'inspira-tion et l'expiration se fönt lentemeut, etavec une Sorte de siffiement; ailleurs ' larespiration est accelere'c , haletante,'in-terrompue et entrecoupe'e , les musclesintercostaux, grands pertoraux et dorsaux,se contractent avec force; l'humerus etl'omoplate sontportes en haut, par leurselevateurs, pour fournir a la rontractiondes premiers un point d'appui plus favo-rable ; l'action du diaphragme paraitsuspendue. Au milieu de ces'symptömesdont l'intensite augmente souvent pen-dant plusieurs heures , le malade de'sirerespirer im air froid; il fait ouvrir les fe-netres, quelquefois meme il s'y place-sa parole est embarrasse'c, breve ousupprimee ; il est tourmente par unetoux seche; sa figure est gonflee, livideou pale et retiree; ses levr'es sont placeescomme dans la succion ; ses yeux sontlannoyants; quelquefois il eprouve desmouvements ronvulsifs ou un eneour-dissement des membres, de la soif, despalpilations, des irregularite's dans lepouls, une distribution inegale de lachalenr qui augmente dans le frone etdiminue aux extre'mites, un e'roulementabondant d'urine, des sueurs copieusesdu devoiement, et plus rarement unesa-livation passagere. Pendant toute l'atta-que, ilya Insomnie; vers le marin, latoux devient humide et moins fatigantela dyspnee diminue graduellcment , lavoix est plus libre, etc.; le malade s'en-dort. A son re'veil il ne ressent plusqu'un peu de g^ne dans la poitrine , et de1 essoufflement par l'exercice. Dans quel-ques cas lattaque se borne la; mais leplus souvent les memes syraptdmes sereproduisent pendant plusieurs nuits,ä la meine heure , et cessent de lameme mauiere. L)cs intervalles d'un ou