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1 (1821) A - Gyr
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fc corps conserve long-tcmps sa chaleur,et le sang sa fluidite ; celui des arterespresente une couleur brunätre. Chezceuxqui ont surveeu ä cette aspbyxie, il est plu-sieursfois rastequelques lesions des fonc-tions locomotriees, des sensalions oude Einteilige neb.

ß. Du aniraal, plonge dans Vhydrogenesul/iire , perit tout-ä-coup des Ja premiereou la seconde Inspiration. Celui qu'onplace dans un air oü ce gaz de'le'tere esten tres-petite propo.tion, s'agite avecplus ou moins de violette«, secoue latele, perd sesforces, chancelle et tombe.L'asphyxie, ä h quelle sont expose's lesouvriers empluyes dans les Jbsses d'ai-sance j parait etre due sur-tout a l'hydro-gene sulfure et ä l'hydro-sulfure d'arn—moniaque. Ces vapeurs, communementde'signees sous les 1101ns de mephytisme oude plomb , n'agissent pas d'une maniereuniforme. El les produisent tantöt un etatde stupeur, im assoupissement profond,tantöt des phc'nomenes opposo's , tels quela loquacite, les propos decousus, les eis-,les chauts, les convnlsions, les sauts, unedanse automatique ; ailleurs, des douleursvives ä l'e'pigastre et dans les articulationsdos bras ; quelquefois l'elcvation fre-quente et alternative du tliorax et de l'ab-domen. Dans tous ces cas, la Suspensioncomplete des phenomenes vilaux succedeä ces premiers effets de la vapeur. Ona pu s etonner des differentes form es del'asphyxie qui a Heu dans les fosses d'ai-sance , ä lepoque oü Ton attribuait cetteasphyxie ä un seul agent qu'on nommaitle plomb; niais aujourd'hui quil est re—connu que des gaz differents, et en pro-portion variable, sc degagerit des ma-tieres animales en putrefaction, on auraitplutöt lieu de s'e'tonner que cette asphyxiese pre'sen tat constamment soos la memeforme. Quelques individus ne sont tom-bes sans vie, qa'apres avoir quitle lafosse. D'autres ont communique ia ma-ladie, apres etre sortis du lieu infecte'. —■L'asphyxie peut durer depuis quelquesminutes jusqu'a plnsieurs heures. En ge-ne'ral, avant que la mort ait Heu ou quel'asphyxie reprenne connaissance, la cir-culation et la respiration se retablissent;son pouls est preeipite, inegal; sa Inspi-ration genee , ptäintive, stertoreuse; unecVume blanche ou sanguinoleiite de-coule de sa bouche; son corps est agile deconvnlsions partielles ou geueraies, pas^-sag eres ou continuelles; sa face est paleou Liyide; par intervalles, il pousse desci'is; il est; insensible ä tous les .simm-lau ls. Gel etat, qui -e prolonge quelque-fois pendant vingt-quatre heures it meine

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plus, pent egalemenl conduire a la sante'uu a la mort. Chez ceux qui suecombent,la putrefaction alieu tres-prornplement;la peau presente de larges ecenymoses,et souvent le tissu cellulaire devient era-physemateux; presque tous les organesoffreut une teinte verdätre, et exhalentune odeur tres-fetide; les broriebes et lesfosses nasales sont remplies d'un mueusvisqueux et brunätre ; le sang est ordinai-rement d'une couleur noire ; les muscresoffrent une teinte analogue, et sont in-sensibles ä l'action du galvanisme. — Ondoit rapporter a cette espece d'asphyxie,celle qui a lieu quelquefois dans les ct-metüres t dans les fosses a furnier , par-tout, enfin, oü des matieres animalessont en putrefaction.

y. \jGga\acide nitreux peutaussi produirrl'asphyxie. On a citc l'exemple d'un indi-vidu qui suecomha vingt-quatre heuresapres etre entre dans une chambre oü cegaz etait mele ä l'air; mais la mort a eulieu sans asphyxie; et Ton ne doit ni rap-porter ä cette affectiön tous les aeeidentsproduits par les gaz, ni conside'rer com-me asphyxie's, tous ceux du-/, lesquelsles phenomenes de la vie sont subi—tement suspendus. Ainsi, nous ne ran—gerons pas parmi les asphyxies ? la syn—copeprovoquee par des odeurs, non plusque la mort apparente produite parun froid intense ou une chaleur tres-elevee.

Le traitement de l'asphyxie presentedes indications commuues ä toutes sesespeces , et des indications propres ä.queiques-unes d 1 entre elles. Quelle quesoit V espece d asphyxie qu'on ait a U'ai-ter, il faut, avant tout, eloigner la causedes aeeidents, retirer le malade de l'en-droit oü l'asphyxie a eu lieu, le depouil-lcr de ses veterneuts, etc. Unautrepreceptenon moins important, c'est d'employerle plus promptement possihle les moyensindiques, et d'y insister avec perseverancejusqu'a ce qu'il soit demontre que l'indi-vidu n'existe plus. Ces moyens sontgene'ra-lement choisis parmi les stimulants, quiparaissent propres a rappeler la sensibi-liie et ä retablir le cours des liquides.On les appliqiie prineipalement ä lapeau et auxmernhranes muqueuses ; ceiiKqu'on emploie le plusgeneraleincn!, sontles frictions avec la main, les brossesmolles ou rüdes, les liniments volatila,l'ammoniaqne ; Fapplication de sina-pismes , de ve'sicatoires, d'eau bouillaale ;les ventouses, les aspersions d'eau et d«vinaigre snr la figure, etc.; l'immersionmomentäne'e dans l'eau froide, etc. Onporte sur la membrane des fosae? nasales