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4 (1740) Lettres F - H
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dans la même charge par Chriftian IV, & mourut le 13 Décem-bre 1609, Jacques Uhlefeld lui luccéda. 11 apublié divers Ouvra-ges : Opus Cbronologi.um ; Hïfioria Ecclefiaflica; Hïfioria & resgsfte Danorum; Chroni que du Royaume de Dancmarck, en Danois;ce dernier Ouvrage elt fort eftnné. * Molleri Hypomncm. DM.Allemand.

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H UKKOK. Voyez H UC AC.

IIUL étoit îils d’Aram. Jofeph le nomme Otrus & leplace dans l’Arménie. Bochart croit qu’il vaut mieux lire Otus,& en dériver le nom de la Province Ote'ne, darV l’Arménie, en-tre le Cyfe & l’Araxe. Ori trouve dans l’Arménie plufieurs veiti-ges du nom de Hul ; par exemple dans la Province nomméeC holobnténe, & dans les villes C holfa, Colana, Cholimma & Olane.Et dans Ptolomée, la Coltbéne & la ville de C koluata. Il y a dansla Syrie la ville de Cholle, & dans le Pont celle de Cboloê. * D.Calmet. fur la Gcnefc, ch. 10. v. 23.

* HUL, fécond fils d’Aram & petit-fils du Patriarche Sim.* Genéfe, ch. 10. v. 23.

* H U L D A, Prophétefle femme de Sçallum. Jofias Roi deJuda lui envoya le Sacrificateur Hilkija & quelques autres, pourla prier de fa part d’appaifer la colère de Dieu, & de tâcher dele lui rendre favorable; parce qu’il appréhendoit,qu’en punitiondes péchez des Rois fes Prédécefieurs & de ceux du peuple, ilsne fuilent tous chaflez de leur païs & menez en captivité. Cettefemme ne fit d’autre réponfe aux Députez, fi ce n’eit que le Roidevoit être afiuré, que Dieu ne révoqueroit fa fentence pouraucunes prières ; qu’il étoit certain qu’un jour ils feroient chaf-fez de leur païs, dépouillez de tous leurs biens, & menez encaptivité, parce qu’ils avoient violé fes Loix, fans s’en être re-pentis .quelque temsqu’il leur eût donné pour faire pénitence, &quoique tant de Prophètes les y euflent exhortez, les menaçantdu châtiment dont elle les avertifioit. Que cependant, à caufede la piété du Roi. cette défolation n’arriveroit qu’après fa mort.* II ou IV Roi^j ch. 22. v. 14.

* HULDENBERG, l’une des plus anciennes familles no-bles de Brabant. Elle remonte jufques au commencement duX fiécle dans la perfonne de Simon Gilles qui en 909 épouia Ju-dith la plus jeune des filles de Bdftyn de Groote, Comte de Lou-vain. Il y a aétuellement une branche de cette famille dans leBrabant, & du tems des perfécutions du Duc d’Albe il s’en éta-blit une autre en Allemagne,fondée par Erafme de Huldenberg.Daniel-Erafme de Huldenberg, Confeiller Privé de George I,Roi d’Angleterre, & fon Ambaffadeur Extraordinaire à la Courde Vienne .fit voir par de bonnes preuves à l’Empereur Léopoldqu’il defcendoit de la famille de Huldenberg de Brabant, & cePrince lui donna des Lettres Patentes pour le reconnoître légiti-mement iffa de cette noble famille. L’Empereur Charles VI,aujourd’hui régnant, l’a honoré lui & fes frères de la dignité deBaron de l’Empire ; & à fon couronnement pour le Royau-me de Hongrie à Presbourg, il le fit un des Grands de cet E-tat. * Gr. DM. Univ. Voit.

* HULDRICH (N...) naquit à Zurich en 1683 dans unefamille confidérable. Après avoir fait fes premières études danscette ville, il alla à Brème,oit il fréquenta les leçons de M. Ha-fe le pére,& s’appliqua fortement à l’Hebreu & à la leéture desRabbins. De Brème il alla en Hollande, & y publia en 170$l’Ouvrage intitulé Sepher Toledot Jefchu. Peu après il revint àZurich, où il fut fait en 170^ Pafieur de la Maifon des Orphe-lins. Quatre ans après, il devint Profefleur de Morale Chrétien-ne au petit Collège, & dans la fuite on ajoûta à cette chargecelle de Profeifeur en Droit naturel. 11 eut alors occafion decompofer un Commentaire qu’on afllire être excellent,fur le Li-vre de PufFendorf, des Devoirs de l’Homme & du Citoyen. Ilfut bientôt connu au dehors. On l’appella à Heidelberg & àGroningue, mais il voulut demeurer dans fa patrie. 11 s’y em-ploya toute fa vie au bien public avec un zélé infatigable. Il é-toit fouvent tourmenté de colique, & cette maladie lui caufaenfin une inflammation dans les inteûins qui le mit au tombeaule 25 de Mai 173t. De dix er.fans qu’il eut, un feul fils lui alurvécu. Les principaux de fes Ouvrages imprimez font, l'Hi-fidre de Je fus lé Nazarien; Mifcellanea Tigurina, en trois volu-mes in offavo; & quantité de Sermons Allemans, très efiimez,mais un peu longs. Il avoit de l’efprit, du favoir, beaucoup demémoire & d’imagination, & des talens diftinguez pour la Chai-re. Il avoit beaucoup de piété , mais d’une piété folide , &exempte de fuperfiition. Il étoit pacifique, modéré, humble &fincére. Il aimoit extrêmement l’étude, & avoit amaffé une Bi-bliothèque confidérable pour un particulier. Sa Vie a été écritepar Mr. Zimmerman. * Bibliotb. Germanique, tome 24. p. 196& 197-

HULIN. Voyez MONT HULIN.

* HULIN, petite ville de Moravie, au fud-fud-eft d’Ol-mutz. dont elle e(t éloignée d’environ fix lieues.

HU.LL, en Latin Hullum & Pituaria , ville d’Angleterre,dans la Province d’Yorck, elt fituée à l’embouchure de la rivière,ou bras de mer de Humber, qui y reçoit d’autres rivières. Laville de Hull elt forte, bien fituée, avec un bon arfenal. Ellen’eft pas fort ancienne, puis qu’Edouard I en fut le fondateur.Ce Prince y fit faire un havre & accorda de fi grands privilègesà ceux qui s’y établiroient, qu’elle devint floriflante en peu d’an-nées. Sa pêche fur les côtes d’Iflande n’y a pas peu contribué.Avant les guerres civiles du tems de Charles I, le Roi y établitde grands magazins. Le Chevalier Hotbam pour-lors Gouverneurde Hull, refufa le 23 Avril 1642, l’entrée de cette ville au Roi,malgré plufieurs fommations.réitérées. Charles I en porta fes

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plaintes au Parlement, qui approuva l’aélion de Ilotham. Le Roivoulut furprendre cette ville par intelligence, mais la trame futdécouverte. Le Duc de Newcallle Payant afliegée en 1643, leLord Fairfax lui fit lever le liège le onzième Octobre. * Cam-den. Sanfon. Etat de la Grande-Bretagne Jous Gcotge II, tome I.p. 128. M. De Rapin-ihoyras, Hifi. d’ztngkt. tome 8 . p. 283.

1IULN, (Guillaume) Cardinal, natif dhttain, dans le Dio-céfe de Verdun, fit quelques progrès dans les Letties, princi-palement dans la Juriiprudence Civile & Canonique, à. tut pour-vu de l’Archidiaconé de Verdun, puis de celui de Metz, Onl’envoya au Concile de Bâle, où il fe trouva à l'éleCtion de P An-tipape Félix, qui lui donna le chapeau. Depuis, après le Schif-me éteint, le Pape Nicolas V le fit de nouveau Cardinal, le19 Décembre 1449. Il s’aquit beaucoup de crédit à Rome, &y mourut le 28 Octobre 145s. * Frizon, Gall. Purp. Aubery,JHifi. des Card. &c.

IIULS. Voyez H U LSI US.

HULSEMÂNN, (Jean) naquit à EiTen en Frife le 26 No-vembre 1602. Il fut d’abord initruit dans fa patrie, mais ayant| atteint l’âge de 12 ans, fes parens l’envoyèrent à Norden en| Ooft-Frife. Un^n après il fut mis à Stade, & en 1618 à Ha-novre. Ayant ainfi pofé lesfondemens de fes études, fon pèreI le rappella en 1620, & en 1621 il l’envoya àRoitock, puis! en 1622 à Wittenberg , où il fut à la table de Frédéric Baldui-i nus. il y fréquenta aulfi les leçons de Jean Scharfüus, de Jeani Martin & de Baithifar Meifner. Balduinus étant mort, il alla' en 1627 à Leipfic auprès de Henri Hœpfner, & foutint fous iui1 des Théfes, De fdei ad jujütiam imputatione. II fit paroitre tantd’érudition dans» la defenfe de ces Thefes, qu’on lui permit dedonner des leçons particulières. Dans cette même année il fitun voyage dans les Païs-Bas, & en France, où il pafla l’Hyverà Paris. L’année fuivante il retourna à Leipfic en paffant parHambourg ; il alla enfuite à Marpourg auprès de Ménon Han-ntkenius. On lui donna pertniflion de faire des leçons particu-lières en Théologie,& par ordre du Comte d’Ooft-Frife il reçutle dégré de Licentié en Théologie. En 1629, on lui offrit àNorden une Eglife qu'il refufa. En quittant Marpourg il vifitales principales Académies de l’Allemagne & revint â Leipfic. Peude tems après il fut appelle à la Chaire de Théologie à Witten-berg. Il reçut le dégré de Doéteur en Théologie en préfencede l’EIeéteur de Saxe & de la Princefle Douairière d’Anhalt-Zerbft, & le même jour il époufa la veuve de Balduinus. Il s’ac-quitta parfaitement bien de fa charge & fut employé en diverfesdéputations, tant pour les affaires Eccléfiaftiques que pour cellesde l’Académie. En 1642, il fit un tour dans fa patrie ,&à fonpaifage à Amlterdam on lui offrit la place de Paiteur de l’EglifeLuthérienne Allemande de cette ville, qu’il n’accepta pas. En1645, il fut envoyé au Colloque de Thorn ou il tut à la têtedes Luthériens. Après la mort de Mathias Hoë, il fut nommépremier Prédicateur de la Cour & Confeiller Eccléfiaflique ; maispeu de tems après il eut une vocation de Leipfic au Patforat deS. Nicolas, à la Chaire de Profeffeur en Théologie,& aux char-ges d’Afleffeur du Confiftoire, & d’Infpeéteur des éléves de l’E-lecteur. Il alla à Leipfic le onzième Juin 1646, & peu après ilobtint un Canonicat à Zeitz. En 1651, il y fut nommé Prévôt& Ancien du Chapitre deNaumbourg. En 1653 il fut reçu dansle Décemvirat de l’Académie de Leipfic; & en 1657, il fut Cha-noine de Meiffen. Enfin il fut fait Surintendant des Eglifes àLeipfic. En 1660, il fentit une grande foibleffe pendant qu’ilétoit en chaire; il ne s’en remit jamais bien & mourut le 12 Juin1661. Il avoit eu dix enfans, dont l’un nommé Jean, fut Con-feiller privé à la Cour de Darmftadt. Voici le Catalogue de fesOuvrages ; Coiicgium publicum Anti Papifticum ; Breviariun Theolo-gicum ; Manuale Conjeffionis Auguftane; Calvinifmus irreconciliabi-lis ; Methodus concionandi ; De auxihis Gratta ; Extenfto BreviariiTheologici; Relation du Colloque de Thorn, en Allemand. * Witte,Memor-Theol. decas 10. Freheri Thcat.p. 623. Caroli Memora-bilia. Sec. 17. DiHitmnaire Allemand.

* HULSHOUT (Jean) de Malines, Doéteur en Théolo-gie , a écrit Letfura folemnis in PJ’alterium ; & fur les Livres desSentences. * Valére André, Bibliotb. Bclgica , p 520.

* HULSIUS (Lévin) de Gard, Notaire impérial, célébréGéographe & Mathématicien en Allemagne, a donné au PublicDefcriptio ufus Viatcrii & Horolopï fiions ; De ufu Ouadrati &Quadrantis Geometrici ac Chronologici ; Infirnmcnta Mccbanica; Em -blemata anniverfaria Academie Altorhne; Scries Numifmatum Impe -ratorum Romanorum a C. Julio Cejure ad Rudolphum II; Tranffylva-nie, Moldavie, Valachie Defcriptio; Cbronologm Rerum memorabuHum in Huvgaria , Tranjfylvanïa , &c. geflarum ufque ad annumI597. * Valére André, Bibliotb. Be’gica, p. 608.

HULSIUS, (Antoine) étoit d’un petit village du Duchéde Bergue nommé Hilde, où il naquit fur la fin de 1615. Il fitfes Galles à Wéfel, d’où il pafla à l’Ecole de Déventer, où ilfit de grands progrès dans les Langues Orientales. Il voyageaenfuite en Angleterre, en France, & fit un féjour confidérableà Genève. I! revint en Hollande en 1640, & quatre ans après,il fut élu Miniftre à Breda. Il y exerça fon Miniltére 25 ans en-tiers, après lefquels, il fut appellé pour être Régent du CollègeFlamand des Etats de Hollande à Leyde, où l’on éléve de jeu-nes gens, qui fe deflinent au Miniftére, & où le Régent doitleur faire des leçons en Théologie, & veiller fur leur conduite.En 1676,on joignit à cette charge celle de Profefleur en Théo-logie & en Langues Orientales. Il s’aquitta de ces emplois avecbeaucoup de zélé, d’afliduité, & de fuccès; mais ce ne fut pasfans chagrin, à caufe des médifances & des pièces fatyriques,qu’on publia contre lui. Il mourut au mois de Février de l’an-née 1685. Nous avons de lui, Theologia Judaïca, publiée en 1653;Opus Catecheticum DidaBico-Polcmicum , imprimé en 1676; & Nonens Preadamitïcum , qui parut en 1656. * Voyez fin Or m fon fu-

F f nébrt