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4 (1740) Lettres F - H
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lia caufa; Politica Medica pro Leprofis ; Hippocrates Rediyivus,&c. Oratio de Medicince prœftantia. Il a laiffé en manufcrit, DeColumbarum & Veficantium in inalignis febribus medica amici conten-tion Academicce Leâiones; Decifiones & Confultationes medica ; Quo-tidiana praxis de febribus in dies diftinda ; Selettorum &Jecretorummedicinaliampartes très; Paraphrafis in omnia Hippocratisprognojtica.Outre cela il a compofé piulieurs Ouvrages en Italien dont lesuns ont vu le jour, & les autres font demeurez en manufcrit.

* ' Gr. Dïct. Univ . Holl. Bibliotheca Sicula.

* GALE'ANUS (Ignace) de Palerme fils du précédent,Religieux de l’Ordre de S. Benoît, donna des preuves de fa ca-pacité en Logique & en Poëfie, & après avoir enfeigné pen-dant quelque tems la Jeuneffe, il mourut le neuvième décembre1681, laiffant un Ouvrage intitulé, Canzonifacre Sküiane. * Gr.Diâ.’Univ. PIoll. Bibliotheca Sicula.

GALE'AS CARACCIOLI. Foyez CARACCIO-

^ G A L E' A Z-M A RI E-S FORCE ou SFORZE, Ducde Milan, fuccéda à fon père François Sforcel, l’an 1466. Ilfe rendit odieux par fes débauches, & fut affaffiné dans l’églife,un jour de faint Etienne l’an 1476- De Bonne, fille de Louis,Duc deSavoye, il eut 1. Jean-Gale'az-Marie , qui lui fuccé-da; & deux filles, 2. Anne, mari éeàAlfonfe d’Eft, Marquis deFerrare; & 3. Blancbe-Marie, alliée I. à Philibert I, Duc de Sa-voye : 2. à Maximilien I, Empereur. * Corio, Hifi. Mediolan.

GALE'CHUS, (Nicolas) Wicléfifte, dans le XV fiécle,eft un de ceux que les Bohémiens envoyèrent au Concile de Bâ-le. Il foutenoit, pour la défenfe de Jean Hus & de Jérôme dePrague, que les Juges féculiers ne pouvoient pas faire mourir lesCriminels, parce que le Nouveau Teftament n’en parle point.

* Pratéole, F. Nicol. Galec. Sandére, Hcer. 17 6. 178.

G A L E' G U E S. Foyez GALLE'GUE S.

GALE'J ON, GALAJON & GALLAJON, an-ciennement Foffa Mariana, canal que Caïus Marius tira du Rhô-ne à la Mer Méditerranée. Il commençoit à quelques lieues audeffous de la ville d’Arles, & aboutifibit à un petit golfe qu’onappelle le Port de Galéjon, & qui eft entre les emboûchures duRhône, & la Mer de Martigues. Ce canal a été bouché par lesfables. * Maty, Dict. Geogr.

GALEN ou GALIEN, (Matthieu) Prévôt de faint A-mé de Douay, & Chancelier de l’Univerfité de cette ville, dansle XVI fiécle, étoit natif de Weftcapel, petite ville de l’ifle deWalcheren dans la Zélande. Il étudia à Douay, & ayant'étéfait Bachelier, il prêcha & enfeigna la Théologie avec applaudif-fement. Depuis, étant forti de Licence, il occupa dans l’Uni-verfité de Dilinghen, la chaire que Guillaume Lindanus venoitde quitter. Trois ans après, ayant été appellé à Douay, il yreçut le bonnet de Dofteur, & établit la réputation de cetteUniverfité, qu’on avoit fondée depuis peu, s’employant à pro-feffer les Sciences les plus fublimes, à enfeigner les Langues & àprêcher. Ce fut à la recommandation des Citoyens de Douay ,que le Roi d’Efpagne lui donna la Prévôté de faint Pierre, puiscelle de faint Amé, & qu’il le fit Chancelier de cette nouvelleUniverfité. Quoiqu’il fût extrêmement occupé, il ne laiffa pasde compofer quelques Ouvrages très-eftimez, comme Commenta-rium de Chrijliano & Catholico Sacerdote ; De Originibus monafticis ;De Sacro-fandce MiJJce Sacrificio ; De fceculi noftri Choreis; De FotisMonajiicis; Orationes funèbres très ; Prières Méditations Liturgi-ques, en Flamand & en François; Fita S. Willebrordi, FrijiorumApojioli, libritres; Homilite Catecheticæ. Galen publia encore en1563, la Vie de faint Denys, compofée par Hilduin, & procuraune édition de Alcuini Rhetorica. 11 mourut l’an 1573. Le Do-éteur Thomas Stapleton, fon Collègue, fit fon Oraifon funè-bre. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 655. Le Mire, deScript. Sæc. XFI. &c.

GALEN, (Chriftophle-Bernard de) Evêque de Munfter,étoit d’une maifon des plus confidérables de la Weftpbalie. Dèsqu’il fut forti de fes études, il voyagea, félon la coutume de lanation ; & quelques années après il prit le parti des armes, &commanda même un régiment, au fer vice de l’Eleéteur de Colo-gne. Il fit quelques campagnes, & quitta les armes pour pren-dre un canonicat de Munfter. Depuis il obtint la Prévôté , quieft la première dignité de l’églife cathédrale; & Pan 1650, il futélu Evêque & Prince de Munfter. Sept ans après il alliégea laville de Munfter, qui refufoit de fe foumettre à fon autorité, &s’en étant rendu maître le fixiéme août 1661, il y fit bâtir unecitadelle, & la fortifia avec beaucoup d’art. En 1664, il futchoifi pour être un des Direfteurs de l’armée de l’Empire, con-tre les Turcs. Cet emploi le fit aller en Hongrie ; mais à peiney fut-il arrivé, que l’Empereur conclut la paix avec le GrandSeigneur. Il fe ligua en 1665 avec le Roi d’Angleterre, con-tre les Etats des Provinces-Unies, & fit allez de peine aux Hol-landois; mais le Roi de France l’obligea en 1 666 de faire la paixavec eux. L’an 1672, il fe déclara contre les Hollandois , quilui rctenoient la Seigneurie de Borkelo, dépendante de fon E-vêché; & ayant joint fon armée à un détachement de celle duRoi de l'rance, il prit piulieurs villes & places fortes fur eux &fur 1 Elefteur de Brandebourg qui foutenoit le parti des Hollan-dois. Les armes de l’Empereur l’obligèrent enfuite de faire lapaix ,avec les Etats en 1674. Il fe vit même engagé d’entrerl’année fuiyante dans fon alliance, avec le Roi de Danemarck,contre le Roi de Suède, fur lequel il prit quelques places duDuché de Bremen, & de la Principauté de Ferden. Il mourutle 19 feptembre 1678, âgé de 74 ans, laiffant pour fucceffeur àl’Eveché de Munfter , fon Coadjuteur Ferdinand de Furftem-berg, Eveque de Paderborn, Prince auffi pacifique, que fonprédéceffeur avoit été guerrier & grand Capitaine. * Mémoiresdu tems.

GALEN (Jan van) PEffen, vaillant Capitaine fur mer au

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| fervice des Provinces-Unies des Pals-Bas. Quoiqu’il defcendîtd’une très-bonne famille, il fe trouva peu avantagé des biens dela fortune, & chercha à fe pouffer par les armes. 11 préféra lamer à la terre, fe fit d’abord Matelot, & montant enfuite pardegrez, fe vit Capitaine de vaiffeau à l’âge de 26 ans. Pendantle tems qu’il fut Capitaine, il fit piulieurs belle aftions & furtout il harcela tellement ceux de Dunkerque, qu’il leur prit af-fez fouvent jufques à fix fois dans une année le même vaiffeau.Il a fait auffi plufieurs riches prifes fur les Turcs & fur les Mau-res , à qui il s’eft rendu auffi redoutable qu a bien d’autres na-tions. 11 fe fignala fur tout dans la Méditerranée, où il com-manda en 1652, quelques vaiffeaux des Etats, avec lefquels iltint enfermez dans le port de Livourne, fix gros vaiffeaux An-glois. Bodley, qui étoit à l’ancre avec les autres vaiffeaux An-glois auprès de l’IHe d ’Elva, réfolut de faire lever ce blocus.Van Galen inftruit de ces deffeins, fe prépara au combat. Sur lefoir les deux partis ennemis furent en vue l’un de l’autre, lesAnglois étant au nombre de huit vaiffeaux fans compter les fixqui étoient dans le port. Le 13 mars, Bodley détacha quatrede fes vaiffeaux pour s’avancer vers les Hollandois. Le jourfuivant, ils s’avancèrent encore davantage & les quatre autres enfirent autant à proportion. Van Galen qui avoit 16 vaiffeaux,fit enfin voile fur eux, mais fans s’éloigner trop des remparts duport, de peur que les Anglois qui y étoient, n’en fortifient, àquoi ils étoient prêts. En effet ils fortirent pendant que lesHollandois étoient aux prifes avec les autres vaiffeaux Anglois.Les Hollandois s’en appercevant fe tournèrent tout d’un coup,& firent un fi grand feu fur eux que le Bonaventure qui étoit undes meilleurs des fix vaiffeaux, monté de 46 pièces de canon deBronze, fauta d’abord en l’air & épouvanta fi fort les cinq au-tres qu’ils prirent la fuite. Mais le vent s’étant un peu renfor-cé , les Hollandois les atteignirent de nouveau & en prirent qua-tre, dont l’un étoit armé de 54 canons de bronze. Pendantque les Hollandois étoient ainfi occupez à s’emparer des vaif-feaux Anglois, un brûlot de ces derniers fit de fon mieux pouraccrocher le vaiffeau de van Galen, qui, par le moyen d’un feucontinuel, fut fi bien le tenir dans l’éloignement, qu’à la fin,criblé de coups, il le vit couler à fonds à fes côtez. On pritencore depuis quelques autres vaiffeaux des Anglois, à qui il nerefta d’autre reffource que celle de prendre lafuite, ce qui mitfin au combat. Dans la première attaque van Galen avoit reçuun coup à la jambe; mais cela ne l’empêcha pas de donner enco-re fes ordres & d’animer fes gens par fon exemple pendant quel-que tems, mais un de fes Officiers appercevant fa bleffure, luidit, que s’il ne fe faifoit pas panfer inceffamment, il mourrait dela quantité du fang qu’il perdoit. Van Galen lui répondit,c’eji mourir glorieufement que de mourir au milieu de la vidoire qu'onremporte pour fa patrie. 11 fe rendit cependant aux remontrances,qu’on lui fit & permit qu’on lui coupât la jambe au deffous dugenou. Pour fe fortifier, il but un verre de vin & jetta enfuitele verre en s’écriant, Ces Régicides d’Anglois payeront le tout. Apeine l’opération fut-elle finie & fa jambe panfée, qu’il voulutqu’on le portât derechef fur le tillac; mais il fut furpris d’unefoibleffe qui l’empêcha de monter. De fa chambre il crioit con-tinuellement aux liens & les anima jufques à la fin du combatfuivi de la vi&oire. Il mourut neuf jours après à Livourne,& fon corps fut tranfporté à Amfterdam, où on l’enterra aumois de décembre 1653. Leurs Hautes Puiffances lui ont faitdreffer un monument fuperbe, pour éternifer fa mémoire. Ony voit Jan van Galen couché dans fa cuiraffe, ayant àfespiezun cafque. Au deffus il y a un grand ovale, orné de trophéesd’armes & de pièces de Marine & on y lit une lnfcription quirenferme les glorieufes actions de ce Héros. Au deffous on voitun magnifique bas relief qui répréfente le combat naval, danslequel il reçut la bleffure mortelle. Tout cet ouvrage eft demarbre blanc & fe voit dans l’Eglife neuve à Amfterdam. * Di-dion. Flamand. Leven en daden der doorlucbtige Zeebelden, partie 2.

G A L E' O T A (Jacques) Gentilhomme Napolitain, fe ren-dit célébré par fa valeur & fa fidélité dans le XV fiécle, quoiqu’ileût fuivi, en différens tems, divers partis oppofez. 11 s’atta-cha à la Maifon d’Anjou, & particuliérement à Jean Duc de Ca-labre , & après fa mort à Charles, Duc de Bourgogne, & enfinà Charles VIII, au fervice duquel il fut bleffé. 11 eft enterré enl’églife des Cordeliers d’Angers, en la même chapelle où eft lecœur de René Roi de Sicile. * Mémoires de Philippe de Com-munes, l. 4. cè. 13. Denys Godefroy, dans fes Annotations fur lemême Auteur.

G A L E'O T A, connu fous le nom de Fabio C a r e'c e G a-le'o t a , Jurifconfulte, d’une des plus nobles familles de Naples,s’avança extrêmement dans l’étude du Droit, & fut élevé auxcharges les plus confidérables de la Juftice. Philippe IV, Roid’Efpagne, le voulut avoir à Madrid où il fut Régent du grandConfeil d’Italie. Galéota revint à Naples, & y mourut le 15décembre de l’an 1645. 11 a laiffé des Ouvrages confidérables,Controverfiœ Juris, en deux volumes; ët Refponfa FiJ'calia. *Lo-renzo Craffo, Elog. d'Huom. Letter. p. 1. &c.

G A L E' O T E S, certains hommes en Sicile, qui fe mêloientde l’art de deviner. Bochart écrit que ce nom vient du motSyriaque Gala, c’eft à dire , révéler. Les Mythologiftes qui ontignoré cette origine, ont eu recours à la Fable, & tirent ce nom.d’un certain Galéote, fils d’Apollon & de Thémifte, dont Etien-ne de Byzance fait mention. Cicéron en parle auffi, de Divina-tione, l. 1; & Elien, l. 12. cb. 4 6. On dit que ces Devins fi-rent bâtir la ville de Telmeffe en la Pifidie, par l’avis de l’Ora-cle.

G A L E' O T I (Albert) de Parme, Jurifconfulte célèbre, vi-voit dans le XIII fiécle, vers l’an 1240. Il laiffa divers Ouvra-ges , & entre autres un que nous avons fous le tître de Marga-rita Quteflionum. On allure qu’il mourut vers l’an 1285- * Bo '

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