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4 (1740) Lettres F - H
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G A L.

puis à Salamanque , où il enfeigna la Philofopliie, & où il Feçutles honneurs du Doctorat. Quelque tems après, l'es amis luiprocurèrent un Canonicat, ou, félon d’autres , la Chaire deThéologal de l’églife de Murcie ; & Philippe 11 le nomma a 1 E-vêché de Coria dans l’Eltrémadure. Les plus cqnfidérables defes Ouvrages font, Evangelicarum Injlitutionum libri oao , oc deClaufura Monialium. Petrus Garzia de Galarza mourut le qua-trième mai de l’an 1606. * Nicolas Antonio* & André Schot-

tus , Biblioth. Hil'p. Le Mire, de Script. J'aie. XVI.

GALATZ. Voyez G A L A C Z. .

GALAVEYS, peuples d’Afrique , Sujets des Quotas.Ils demeurent aux environs de la fource du fleuve Mavah, à 30ou 40 lieues de la côte, au devant d’une grande forêt qui a huitou dix journées de longueur. Ils s’appellent Galaveys à caufequ’ils font iilùs des Galas, & qu’ayant été chaffezUe leur païspar les peuples de Hondo, ils vinrent s’habituer fur les terres desVeys: de forte que ces païs qu’habitèrent enfemble ces deuxnations , fut appellé dans la fuite Galaveys. Au delà de ce grandbois près des confins de Hondo & de Manoe, demeurèrent lesGalas , qui obéïlTent à un Gouverneur que le Roi de Manoveyy envoyé. * De la Croix, Hijl. d’Afrique, tome 2. Th. Cor-neille , Dicl. Géogr. . . .

G A L A U P, la famille de Galaup-Chasteuil , eft originai-re du Royaume de Naples. Elle paffa en France dans le XIVfiécle, pendant les guerres de la Reine Jeanne, I. de ce nom,& s’établit dans la Guienne. Antoine de Galaup, I. de ce nom,Capitaine d’une Compagnie d’infanterie dans le régiment deThermes, vint avec fes troupes en Provence l’an 1495* & s’é-tant arrêté dans la ville d’Aix y époufa par contrat du 15 février1498, Marie Defandréas, d’une noble famille de cette ville. Ilavoit un de fes frères à Agen , nommé Jacques de Galaup ; & ilfit venir auprès de lui un de fes neveux, qu’il maria à une ri-che héritière. Ce dernier lailfa des enfans dont la poftérité eltfinie. Antoine Galaup s’étoit fignalé dans diverl'es occaiions ; &il y a apparence que, lorsqu’il s’arrêta en Provence, il revenoitavec fa Compagnie, de la conquête du Royaume de Naples, fousle Roi Charles VIII. Galaup aimoit beaucoup les Lettres: ilcompofa même une Hiftoire de fon tems, & un Abbrégé de cel-le de France jufques à Louis XII, & l’adreffa à fon fils. Ceuxde fa famille la confervent encore parmi les pièces curieufes deleur bibliothèque. 11 fit fon teftament le 15 juin de l’an 1527 ,& mourut le neuvième juillet 1530, laiRant un fils unique An-toine de Galaup , IL de ce nom , qui eut les mêmes inclina-tions que fon père pour les Lettres & pour les armes. 11 com-pofa des vers allez bons pour le tems, & eut grand commerceavec Mélin de Saint-Gelais, qui étoit un célébré Poète. Il a-voit acquis une partie de la Terre de Chafteuil, & le Roi Char-les IX lui donna le gouvernement du château, par lettres datéesdu quatrième mars 1574. Antoine mourut en 1576. 11 avoit

époufé Françoije , fille de Jean de Julie, Seigneur du Réal, Da-me de beaucoup de piété, qui contribua à la fondation de lamaifon de la Miféricorde à Aix. Leurs enfans furent, 1. An-toine qui mourut fans poftérité; 2. Louis qui fuit; & 3. Sauveur ,Capitaine d’une Compagnie de Cavalerie, qui fe noya dans leRhône.

Louis de Galaup, Seigneur de Chafteuil, fut un des plus fa-vans hommes de fon tems. M. Fauchet, premier Préfident en laCour des Monnoyes de Paris, lui dédia fon Difcours en formede lettres , des Armes & Bâtons des anciens Chevaliers. On lui at-tribue un merveilleux génie pour les Infcriptions, pour les Devi-fes, & pour la Poëlie. 11 traduilit en vers les Pfeaumes qu’onimprima l’an 1595, à Paris, chez les Angeliers, en un volumein quarto , & fous le titre de la Pénitence Royale, il avoit com-mencé l’Hiftoire de la ville d’Aix, dont le Sieur Pitton faitmention, & il avoit compofé l’Hiftoire Généalogique de Sa-voye en vers, fous le titre, des Amours cl Apollon (J de CaJJandre ,qu’il dédia à Charles-Emanuel, I. de ce nom, Duc de Savoye,Ce Prince vint l’an 1590 en Provence, où M. de Chafteuil luiconfeilla de fuivre des deffeins plus raisonnables, que ceux quilui étoient fuggérez par fon ambition. 11 rendit aufli de bonsfervices à l’Etat durant ces années déplorables des guerres de laLigue. Le Roi Henri IV, voulant reconnoître des foins lî gé-néreux, lui envoya en 1594, un Brevet de Confeiller d’Etat,dans le tems qu’il traitoit lui-même de la charge de ProcureurGénéral en la Cour des Comptes ; mais il ne jouît ni de l’une ni del’autre ; car il mourut l’année fuivante, en la 40 de fon âge. Soncorps fut enterré dans le tombeau de fafamille, qui eft dans l’églifedes Dominicains d’Aix, où l’on voit fon Epitaphe, qu’il avoitcompofée lui même. Il en a lailfé plufieurs autres, avec diversRecueils d’Eloges, & de Pièces en vers. Louis de Galaup avoitépoufé Françoije de Cadenet de Lamanon, & il eut huit fils,dont il en vit mourir cinq. 11 en lailfa trois, 1. Jean qui fuit;2. François, dont nous parlerons cy-après ; & 3. Honoré , quimourut âgé d’environ 25 ans.

Jean de Galaup, Seigneur de Chafteuil, Procureur Généralen la Cour des Comptes, Aydes & Finances de Provence, s’a-quit beaucoup de réputation par fa fageffe, par fon érudition &par fa probité. Il favoit la Jurifprudence Civile & Canonique,& les Langues, & s’étoit aquis une grande coiinoiffance del’Antiquité, des Infcriptions & des Médailles anciennes. Le de-tte Peirefc ne dteidoit jamais rien fans avoir eu l’avis de ce fa-vant homme, qui fut fon ami particulier. Galaup eut auffibeaucoup de part en l’amitié du célébré Malherbe, & de M.Du-Vair, premier Préfident au Parlement de Provence, puisGarde des Sceaux de France, & Evêque de Lifieux. Il compofade beaux vers, prononça des Difcours très-éloquens, & fit bril-ler dans fes Infcriptions, toute la Majefté de celles des Anciens.C’eft ce qu’on peut voir dans le Difcours qu’il fit par ordre duRoi Louïs Xlli, fur les Arcs triomphaux dreffez à Aix pour

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l’entrée de ce même Monarque : Ouvrage qui fut imprimé dânEc Çtte ville en un volume in folio. L’Auteur mourut au moisd’août 1646. 11 avoit époufé Ijabeau de Puget de Saint-Marc,dont il eut Hubert qui fuit, & divers autres fils, qui fe font fi-gnalez dans les Lettres & dans les armes. Entre ceux-là il nefaut pas oublier François de Galaup, Chevalier de Chafteuil,Major du régiment de la Croix-Blanche de Savoye, qui écrivoitfi bien en profe & en vers, & qui traduifit Pétrone, fans luirien dérober de fa délicatefl'e & de fes grâces. 11 mourut à Ver-ceil en l’an 1678.

Hubert de Galaup, Seigneur de Chafteuil, Avocat généralau Parlement de Provence, fut reçu dès l’âge de dix-neuf ans enla charge de Procureur général en la Cour des Comptes, quefon père avoit exercée. Depuis il joignit à celle d’Avocat géné-ral au Parlement, une capacité digne de ce rang. Il étoit favanten tout genre de Littérature, & a compofé divers Ouvragesqu’il n’a point donnez au public. * Fauchct, Antiquitez deFrance. Nollradamus, Hijl. de Provence. Gaffendi, Vita Peirejcii.Hilarion de Cofte, Elog. de üaupbiné. Guefnay, Hijl. Maffil.Bouche , Hijloire de Provencci Pitton , Ilijl. d’Aix. HonorâtMeynier, Principe & progrès de la guerre civile de Provence. LePère Bedon, Syrie Sainte. Le Père Philippe de la Trinité, My-Jlic. Theol.JènJ'us. L’Auteur de la Perpétuité de la Foi, & du Traitédel’Hèmine. Marchety & Augerÿ, Vie de François de Galaup. Sain-te-Marthe. Malherbe. Coloinby. Mémoires nianuj'crits, &c.

GALAUP DE CHASTEUIL, (François) né à Aixen Provencele 19 août de l’an 1588, étoit fils de Louis de Ga-laup , & de Françoije Cadenet de Lamanon. 11 témoigna dès fonenfance l’inclination qu’il avoit pour la piété & pour les Let-tres , & fit de grands progrès dans l’une & dans les autres. Il s’a-vança beaucoup dans la Philofopliie & dans la Jurifprudence, &fut reçu DoCleur en Droit. Il fe perfectionna dans la LangueHébraïque, & joignit à cette étude celle des Mathématiques &de l’Altrologie, pour laquelle il eut beaucoup de paillon durantquelque tems ; mais Dieu lui fit la grâce de lui faire connoîtrela vanité des Sciences humaines, & de l’en détacher, pour l’ap-pliquer à l’intelligence de l’Ecriture-Sainte, particuliérement fé-lon le fens littéral. 11 s’y appliquoit avec une alfiduité furpre-nante. Quelque tems après il fe retira à la campagne avec Nico-las-Claude Fabri de Peirefc fon ami, & il y fit de très-doCtes Ob-fervations fur le Pentateuque Samaritain, que le P. ThéophileMinuti, Religieux Minime, avoit apporté du Levant. On en-voya fes Obfervations avec le texte Samaritain à Gabriel Sioni-te, pour les inférer dans la Bible qu’on imprlmoit à Paris del’imprelfion royale du Louvre ; mais comme les livres de Moïfeétoient déjà imprimez, on ne put pas s’en fervir alors. Cepen-dant l’étude de l’Ecriture détacha fi parfaitement M. de Cha-fteuii du fiécle, & même de fes parens, qu’il réfolut d'aller me-ner une vie folitaire & pénitente fur le Mont-Liban. 11 partiten 1631, avec M. de Marcheville, qui alloit en ambaffade àConftantinople ; & après avoir vu les plus fa vans Rabbins, &les Gens de Lettres qui fe trouvèrent alors dans cette ville, ilalla à Saïde, & de là au Mont-Liban. Il y eut d’abord quel-ques conférences avec l’Archevêque de Héden, puis avec le Pa-triarche des Maronites, qui approuvèrent tous deux le deffeinqu’il avoit de renoncer à toutes les chofes du fiécle, pour feconfacrer au fervice de Dieu. Quelque tems après, il fe mitfous la direction du Père Elie , Religieux de S. Antoine &alors Curé de Héden ; & fe dépouillant généralement de touteschofes, il commença de mener une vie auftére & très-pénitente.Les courfes des Turcs troublèrent fouvent le repos de fa folitu-de, durant les guerres contre l’Emir Feckder-eddin ; mais fonmérite faifoit imprelfion fur l’efprit même des Barbares. Il étoitfi parfaitement connu de tous les Maronites, qu’après la mortde leur Patriarche George Amira, ils le prièrent d’accepter cet-te dignité. Il refufa cet honneur, & fe retira à Mar-Elicha,dans un monaftére de Carmes Déchauffez, où il redoubla fesaultéritez. Elles lui cauférent une maladie, dont il mourut lanuit de la fête de la Pentecôte, Je 15 mai de l’an 1644. Les Ma-ronites témoignèrent une douleur extrême de cettre mort, & ac-coururent de toutes parts, pour rendre les derniers honneurs àfon corps. Ce grand homme avoit compofé fur la Bible quel-ques Ouvrages, qui relièrent avec fes autres livres entre lesmains des Carmes Déchauffez. On mit fur fon tombeau diverséloges en toutes fortes de Langues. * Confultez fa Vie écritepar le Sieur Augery, fous le nom de Provençal Solitaire; & de-puis par M. Marchery, Prêtre de Marfeille.

G AL A U RE, petite rivière de France dans le Dauphiné.Elle coule dans le Bailliage de S. Marcellin, & fe décharge dansle Rhône, à une lieue de S. Vallier, du côté du midi. * Maty,Diiï. Géogr.

GALBA, (Servius Sulpicius) Empereur, étoit delà famil-le des Sulpices. Quelques Auteurs le font defeendre de Jupiter& de Pafiphaé, femme de Minos, Roi de Crète. On prétendmême, mais fans beaucoup de fondement, que cet Empereurs’étoit laiffé aller à cette ridicule imagination; mais des Ecri-vains dignes de foi affurent qu’il defeendoit par fa mère Mum-mia-Achaïca, de la famille de Lucius Mummius qui avoit prisCorinthe, & du fameux L. I.uétatius Catulus Capitolinus, dontelle étoit petite-fille. Galba naquit le 24 décembre 749 de lafondation de Rome, la cinquième année avant l’Ere communede J. C. c’eft à dire, la veille même de la naiffance de Nôtre-Seigneur. 11 fut adopté par Livia Ocellina fa belle-mére quiétoit fort riche, & prit à caufe d’elle le nom de L. Livius Ocella.Livia femme d’Augufte l’avança dans les dignitez, où il fut ad-mis avant que d’avoir atteint l’âge. On prétend que pendant fajeuneffe il s'appliqua à l’étude des Sciences, pour lelquelles iln’avoit pas de difpofition. Suétone rapporte diverfement l’ori-gine du furnom de Galba dans la famille des Sulpices. On dieB a qu Au-