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retour à Rome,& ayant été fait Cardinal en 1652, l'y attira au-près de lui. Trois ans après, ayant été élevé au Pontificat fousle nom d’Alexandre VII, il fit M. de Furftemberg, l’un de fesCanieriers fecrets, & le pourvut des Canonicats des Eglifes Ca-thédrales de Hildesheim, de Paderborn & de Muniter. L’Evê-ché de Paderborn étant demeuré vacant en 1661 , par la mort deThéodore-Adolphe deRuk, le Chapitre, à la recommandationdu Pape, lui donna ce nouveau Chanoine pour fucceifeur, &en cette qualité il fut facré à Rome le 6 de Juin de la même an-née, par le Cardinal Rofpiglioli, qui depuis fut le Pape ClémentIX. Quatre mois après il fe rendit à fon Evêché, au bien du-quel il donna tous fes foins, & où il fit quantité de réparationstrès néceflaires. Ses belles qualitez, & fur-tout fa prudente &judicieufe conduite, lui acquirent une eitime fi générale, que lefameux Evêque de Munfier Chriftophle-Bernard Van Galen ievoulut avoir pour fon Coadjuteur, quoiqu’il ne fût ni fon parentni fon allié. L’affaire ne fut pas fans difficulté de la part du Cha-pitre de Munfier; mais l’Evêque les leva, & vint heureufementà bout de faire faire l’éleétion le 19 de Juillet 1667. Il afliiradans ce même tems à fon Evêché de Paderborn, la ville de Lu-ger, & la future fucceffion au Comté de Pirmont. Enfin, a-près la mort de l’Evêque de Munfier en 1678, il prit pofleffionde cet Evêché, & fut déclaré par le Pape Vicaire Apoltoliquedans tous les pais du Nord, où il travailla avec un empreffementincroyable à y conferver la Religion Catholique, & y ramenerceux qui en étoient les plus éloignez, par fes manières douces& efficaces, conformément à la devife qu’il avoit prife, F ortiter& fuaviter. 11 étendit même fon zélé jufqu’aux extrémitez dél’Orient, faifant pour la converfion des Infidèles de la Chine &du Japon des fondations confidérables, comme il en avoit faitde nombreufes dans fon païs pour les peuples du Septentrion.Ses foins Apoftoliques ne l’empêchoient pas de cultiver cet a-mour pour les Belles Lettres,qui étoit né avec lui, & qu’il con-ferva jufqu’â la fin. On ne peut dire avec quelle profufion debienfaits il protégea & avança les fciences non feulement en Al-lemagne, mais encore dans toute l’Europe. Il fut le Mcccnas detous les Hommes de Lettres ; non content d’en avoir toujoursquatre ou cinq à fa Cour & dans fon Palais, qui l’entretenoientdans le tems qu’il avoit befoin de fe relâcher du foin des affai-res publiques, & qui travailloient fans cefle à de grands Ouvra-ges. Il aidoit même ceux qui en avoient entrepris d’importans,dans quelque partie du monde qu’ils fe trouvaftent, tant en Ma-nufcrits, dont il avoit amaffé un grand nombre, qu’en argentpour l’impreflion, & par tous les autres fecours qui dépendoientde lui. On lui eft redevable de beaucoup de monumens illu-ftres de l’Antiquité, qui étoient dans fon Diocéfe de Paderborn,qu’il fit renouveller avec beaucoup de fraix, & qu’il embellit deplufieurs doéles infcriptions, comme on les voit dans fon Ou-vrage intitulé , Monumenta Paderbornenjta. On peut voir auflîdans le Livre qu’il fit imprimer à Rome fous le titre de Septemvirorum illuftrium Poèmata, plufieurs de fes Poëfies Latines quifont avouer que, depuis le fiécle d’Augufte, peu de perfonnesont égalé dans ce genre d’écrire la pureté de fonftyle, & labeauté de fes penfées. Enfin, ce grand Prélat mourut le 26Juin 1683 > lorfque le Roi de France venoit de faire achever àl’Imprimerie royale une imprefïïonde fes Ouvrages avec une ma-gnificence digne de fa Majefté, & d’un Auteur fi illuftre en tantde manières. * Mémoires du tems. Journal des Savons. Baillet,
;Jugcmens des Savons , fur les Poètes modernes, &c.
FURSTEMBERG, (Théodore de) Evêque de Pader-born, ffis de Frédéric de Furftemberg, & d’Anne de Weftpha-lie, naquit en 1546. Après qu’il fe fut voué à l’Eglife, il obtintun Canonicat à Trêves; enfuite il fut Prévôt du Chapitre; &enfin en 1585 , Evêque de Paderborn. Etant entré dans fesfonctions Epifcopales, il n’eut rien tant à cœur que la propaga-tion de la Religion Catholique, & de payer les dettes de fonEvêché. Il l’en délivra en effet & l’améliora par divers péages,en faifant bâtir plufieurs beaux édifices & en dégageant plufieursterres du Chapitre qui avoient été engagées. Il chercha touteforte de moyens pour refferrer les Proteftans de Paderborn & pourmettre les Catholiques plus au large. Mais la ville prétendantjouir de fes privilèges , ne répondit pas toujours à l’Evêquecomme il le fouhaitoit, ce qui caufa une rupture ouverte entrelui & la ville de Paderborn. Comme il vit qu’il ne s’en rendroitpas maître par la rufe, il s’en empara de force. Il fut cepen-dant accordé qu’elle continueroit à jouir fie fes anciens privilè-ges. Mais Libère Wichard Bourguemeftre de Paderborn ayantentendu lire par les Plénipotentiaires de l’Evêque les Articlesde cet accord, & craignant que les privilèges de la ville n’y fuf-fent enfreints, arracha le papier des mains du Plénipotentiaire,qui de fon côté, répondit par un grand foufflet donné au Bour-guemeftre. Cet accident caufa une émeute générale. L’Evêques’empara de toute la ville & fit écarteler tout vif le Bourgueme-ftre Wichard. En 1615, il fonda l’Académie de Paderborn &'laremit aux Jôfuites, en faveur defquels il avoit déjà, dix ans au-paravant , fait bâtir un Collège & une maifon de Noviciat. Ilmourut en 1618, âgé de 71 an, laiifant un thréfor fort confi-dérable, d’où Chriftian Duc de Brunfwick & Evêque d’Halber-ftad,après avoir ufurpé l’Evêché de Paderborn, doit avoir enle-vé environ 339000 écus. * Méteren, l. 25. p. 276. De Thou,1 . 13t. Spéner, Op. Herald, p. 649. Imhof, N. P. 1 . 1 , 3. c. 12.g. 8. Ludolf, ad ann. 1604 Ê? 1617. Monumenta Paderbornenjta.
FURSTENAW, bon bourg des Grifons, eft fitué dans laCadée, fur le bas Rhin, où il a un pont, environ à cinq lieuesau deifus de la ville de Coire. * Maty, DiB. Géogr.
FURSTENBERG. Voyez FURSTEMBERG.
FUR ST EN MU N T Z. Voyez FINSTERMUNTZ.
FURSTENOW, bourg d’Allemagne, dans la nouvelleMarche de Brandebourg, eft vers les confins de Pologne, fur
la rivière de Tréga, â deux lieues au deffous de Kalis. On con-jecture, que ce bourg eft celui des anciens Bourguignons, le-quel on nommoit Ajcaucalis. * Maty, DiB. Géogr.
FU R S T E N W A L DE, petite ville d’Allemagne, dans laMoyenne Marche de Brandebourg. Elle eft fituée fur la Sprée,aux confins de la Luface, & à fix lieues de Francfort fur l’üder,du côté du couchant. * Maty, DiBion. Géogr.
FURSTERBERG. Voyez FINSTERBERG.
FURST 1 US, (Walter) SuifTe du Canton d’Uri, ancien &fidèle ami de Werner Stauffacher, de Schwitz, fe joignit aveclui, dans le deffein de fecouer le joug des Gouverneurs quileur étoient envoyez par les Archiducs d’Autriche, & de mettreleur patrie en liberté. Ils affociérent à l’exécution de cette entre-prife, Arnoul^VIelchthald d’Undervvald, & fe jurèrent une fidé.lité inviolable. Le lieu nommé vulgairement im Grutli, proched’un Lac au païs d’Uri, fut choifi pour l’afîemblée,- & ces troishommes prirent chacun avec eux quatre ou cinq fidèles & vail-lans compagnons, pour délibérer enfemble de ce qu’ils avoientà faire. Bientôt après ils furent fuivis, non feulement du peu-ple, mais aufli de la plus grande partie delà noblefle. Enfinle premier jour de Janvier de l’année r3o8, ils commencèrentde s’ouvrir le chemin de la liberté, en ratant tous les châteaux& fortes places des trois païs d'Uri, de Schwitz, & d’Under-wald, qui dès le lendemain envoyèrent des Députez avec pou-voir de faire une Ligue pour dix ans : ce qui a toujours duré de-puis. * Plantin, Defcript. de la Suifje.
FU R S Y, ou FOURS Y, (Saint) Abbé de Lagny, au VIIfiécle,qualifié Evêque dans quelques Calendriers , étoit Irlandoisde naiftance.fils d’un petit Prince du païs nommé Filtant.qui fut dansla fuite Roi deMommonie. Il avoit pris l’habit de Religieux dansle Monaftére de Kluaifert. Il s’appliqua en fon pais à prêcherl’Evangile aux Idolâtres; & étant paifé en France, il fut bienreçu d’Archinoald ou Archambaud, Maire du Palais, & s’éta-blit à Lagny, où il bâtit un Monaftére l’an 644. Après l’avoirgouverné pendant quelques années, il eut deflein de retourneren Angleterre; & s’étant mis en chemin, il mourut à Méziéres,bourg du Ponthieu en Picardie, l’an 650, le 16 Janvier. * DomLuc d’Achery, Spuileg. tome 10. Bollandus,i6 Janvier. Bulteau,1 . 3. Baillet, Vies des Saints.
FURTADO DE MENDOCA (Alfonfe) Portugais néen i56i,dansun lieu de la Province ’d’Alentejo , nommé Monte-moro novo, étoit iftïi d’une famille noble. Après avoir été Doyende la Cathédrale de Lisbonne, Chantre de la Collégiale de Gus-maréens, & Reéleur de l’Univeriité de Conimbre en 1597, ilfut fait Confeiller d’Etat au Confeil de Portugal par Philippe II,enfuite Préfident du Confeil de Confcience, & en r6io, Evê-que de Guarda. Pendant cinq ans qu’il gouverna ce Diocéfe, ily fit de bonnes Conftitutions Syno.laies, & y réforma quantitéd’abus. En 1616, il pafia à l’Evêché de Conimbre, & le rpNovembre 1618, il fut transféré à l’Archevêché de Braga, qu’ilquitta encore en 1626 , pour celui de Lisbonne. Il fut fait enmême tfcms l’un des Gouverneurs du Royaume , & mourut àLisbonne le deuxième Juin 1630, âgé de 70 ans. Il avoit écritune Pliftoire de l’Eglife de Braga qu’il avoit envoyée en 1625 àRome, pour y être examinée. On ne dit point qu’elle ait vule jour. * Biblioth. Portug. Manufcr.
* FUR TH, petite ville de Bavière , bien fortifiée, furieChamb, près des confins de Bohême, au nord-eft de Ratisbon-ne dont elle eft éloignée d’environ treize lieues.
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F U S CH, (Rémacle) natif de Limbourg, Do&eur en Méde-cine, & Chanoine de Liège, s’aquit une grande réputationdans le XVI fiécle. Il étoit fort verfé dans la connoiffance de tou-tes fortes de plantes & de produirons de la Nature. On a de lui,Metbodus curandi morbi HiJ'panici Jive Gallici per lignum Guajaci deco-Bum\ Hiftoria.Aquarum qua boite in commuai PraBicantiumJünt ufu;Conditorum & Specienm aromaticarum quorum ujus frequentior eft a-pud Pharmacopolas , Hiftoria ; Homenclatura omnium rentra quorumapud Pharmacopolas ufus , ordine alphabetico ; De fmpliciorum Medi-camentorum deleBu Tabella ; Dialogue de Herbarum Notitia ; Vit* lllu-ftrium Medicorum. 11 mourut le 21 Décembre 1586. * VaiereAndré, Biblioth. Belgica, p. 791 SP 792.
FUSCHfcUS. Voyez FUCHSIUS.
FUSCIEN, eft, à ce qu’on croit, un des premiers Miflîon-naires de Fance, qui portèrent l’Evangile dans les Gaules. Ondonne à celui-ci pour compagnon Viétoric, & on prétend qu’ilsannonçoient l’Evangile dans la Gaule Belgique, & qu’ils furentmartyrifez à Amiens fous Rictiovare. On fait leur Fête au on-zième Décembre; mais les Aftes de leur martyre, publiez parM. Bofquet, font récens, & ne méritent pas beaucoup de foi. *Bofquet, Hift. Ecclef. Gallican. 1 . 5. Baillet, Vies des Saints.
F U S C U S, Ariftius, Juif, étoit Rhéteur, Grammairien & Poè-te. Il étoit ami intime d’Horace. Voici comment il en parledans une lettre qu’il lui écrit fur les avantages de la Campagne,l. 1. Epi fi. 10.
Urbis Amatorem Fuftum falvere jubemusRuris Amatores ; bac in re fciluct una 1Multum diffimiles, ad utera pene gemelli.
Eratcrnis anhnis quidquid ncgat alter, & «lier,
Annuimus pariter vetuli nolique columbï.
C’eft en faveur de ce même Fufcus qu’Horace a compofé deuxOdes, au fujet de Lalagé que Fufcus aimoit. Voyez Horace a-vec les Notes de M. Dacier. * Bafnage, Hift. des Juifs , tome
4 -f. 1043. „ T „
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