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puisque les Rélations modernes nous apprennent, qu’il n’y apoint de ville dans l’Abiflinie. * Maty, D'ici. Géogr.
FüNüYAN, ville de la Chine, eft grande & belle, &tient le fécond rang dans la Province de Nanquin. Elle eft fi-tuée fur la rivière d’Hoai, & elle a fous fa Juridiction dix-feptde ces autres villes, que l’on nomme petites. * Maty, D:ct.Géogr.
FUNZAL, FUNCHAL, FONCHALou FONSA-YE, fuivant Antoine Binet, Supérieur des Prêtres qui pafférenten ce païs-ià en 1652 , eft la ville Capitale de l’ifle de Madère,fituée aux environs du quartier que l’on appelle CAmbra de. So-los. Elle eft le Siège d’un Evêque, & a une Eglife collégiale,trois paroiiEales, deux Couvens de faint François, un pour leshommes conftruit par les ordres du Roi de Portugal, & l’autrepour les femmes, que Gonfalve Gouverneur de l’Isle fit bâtir.H y a aufli un Collège de Jéfuites que l’on appelle dans ce lieu-là des Pères Apôtres. L’Evêché comprend trente-lix Eglifes pa-roiffiales, cinq Cloîtres, quatre Hôpitaux St quatre-vint-deuxHermitages. Cette ville eft longue & étroite , fituée au piéd’une montagne qui a cinq quarts de lieue de hauteur, & bâtiele long du porc, fait en forme de croiffant & de nés difficile ac-cès. La ville eft habitée de fort peu de Portugais ; ce font lesEfclaves Nègres qui y font le plus grand nombre. Tout le traficdes Marchands & des Bourgeois confifte en confitures , & parti-culiérement en écorces de citron. La plupart vivent du revenude leurs terres qu’ils font labourer par leurs Efclaves. Us recueil-lent quantité de vins, que les vaiffeaux qui vont dans les Indeschargent ordinairement. * De la Croix, Relation de l’Afrique , to-me 4. Th. Corneille, Dis. Géogr.
■ F U O. F U Q.
F U O A, anciennement Nicii, Nuit Villa, Nids Ficus , an-cienne petite ville d’Egypte, dans le Delta, fur la brancheoccidentale du Nil, à quinze lieues du Caire, & à douze deRofette en tirant vers le Midi. Elle eft fort peuplée, & les Ha-bitans font Mahométans HaJaris ou Mcjferins. Us font riches,doux 6c honnêtes, mais voluptueux; St leurs femmes ont beau-coup de liberté. Vis à vis de Fuoa, dans le milieu du fleuve,il y a une Isle, nommée l’Isle d’or par les Arabes. * Baudrand.Marmol, Defiript. de l’Egypte, tome 3. c. 20. Th. Corneille,DiS. Géogr.
F U R.
* T^URANS, rivière de France, dans le Dauphiné. Elle eftJe dans la partie méridionale du Viennois, coule d’abord dunord-eft au fud-oueft jufqu’à S. Donat, puis du nord au fud, &fe rend dans l’Ifére entre Romans & le Rhône.
F U R' A N S, rivière du Forez. Voyez F U R E N S.
FUREN. Voyez VUEREN.
* FURENS, petite rivière de France, dans la partie méri-dionale du Forez, après avoir arrofé la ville de Saint-Etiennequi à caufe de fa fituation fur cette rivière eft nommée Saint-Etienne de Furens, va fe jetter dans la Loire un peu au deflousde Fouilloufe.
FURENS, rivière du Dauphiné. Voyez FUR AN S.FURETIÉ-RE, (Antoine) Parifien, de l’Académie Fran-çoife, après avoir fait fes études avec fuccès, & s’être rendu fa-vant en Droit Civil & en Droit Canon, fe fit recevoir Avocaten Parlement, & exerça la charge de Procureur Fifcal de la Ju-ftice de l’Abbaye Royale de Saint-Germaiu-des-Prez. Depuisétant entré dans l’état Eccléfiaftique, il fut gratifié de l’Abbayede Chalivoy & du Prieuré de Chuines. Il s’eft rendu recom-mandable par plufiers Ouvrages de Littérature en profe & envers, & s’eft acquis de la réputation par fon Roman Bourgeois,& par fes Poëfies ; mais il s’eft fur-tout diftingué par un Diction-naire Univerfel pour la Langue Françoife, où il explique tousles termes des Arts & des Sciences, imprimé à Rotterdam, parReinier Leers. U ne put goûter la fatisfaétion de voir cet Ou-vrage imprimé; car il mourut le 14 Mai 1688, âgé de 68 ans.Les démêlez qu’il eut avec quelques Membres de l’AcadémieFrançoife, firent beaucoup de bruit dans le monde : on dit qu’ilemploya fes amis pour fe raccommoder avec eux avant fa mort,& qu’il fe fournit à leur donner la fatisfaftion qu’ils pouvoientprétendre d’un homme, qui s’étoit extrêmement échappé dansla chaleur de la difpute. Furetiére a compofé des Satyres, dontil y a cinq d’imprimées. Lorsque Defpréaux eut fait fa prémiéreSatyre, il la lut à Furetiére qui convint qu’elle étoit meilleureque toutes celles qu’il avoit faites. Boileau s’aperçut que cetAbbé fourioit à l’ouïe de chaque trait, en difant d’un air railleur,voilà qui eft bon , mais cela fera du bruit. C’eft à quoi Boileau faitallufion dans fa Satyre fepdéme, lorsqu’il dit,
A peine quelquefois je me force à les lire ,
Tour plaire à quelque ami que charme la Satyre,
Qui me flatte peut-être, & d’un air hnpofteur,
R;t tout haut de F Ouvrage , & tout bas de l’Auteur.
* Mémoires du teins. Oeuvres de Defpréaux, tome 1. p. 9. £P74.de l’édition de Genève.
FUREUR, (La) eft répréfentée par les Poètes, commeune Divinité. Virgile & Pétrone en font la peinture, le premiercomme d’un homme chargé de chaînes & affis fur un monceaud’armes; & l’autre comme d’un furieux, qui a brifé tous fesliens. * Virgile, Æntïd. I. 1. v, 298. &faiv. Petrone, in Sati-
F U R.
rico, u. 258 & fuiv. du Poème qui commence par ces mots*Orbem jam totum, &c.
F U RI A, (La Loi) faite fur les Teftamens par Caius FuriusTribun du peuple, qui défendoit de léguer plus d’une certainefomme. Il y avoit encore une autre Loi appellée Turin Gam-ma, faite par les Confuls Furius Camillus, à Caius Caninius Gal-les l’an 651 de la fondation de Rome, qui défendoit auffi dedonner par Teftament la liberté à plus de cent Efclaves. * Ul-pien, lnftitut. I. 1. Paulus, Jenler.tia 4.
FURIES, trois Dédiés de l’Enfer, que les Anciens cro-yoient être filles de l’Achéron & de la Nuit, ' .oient aufli appel-lées Eumenides, St par les Grecs Erinnyes : ;eurs noms particu-liers, étoient, Mégére, Tifiphone, St Alecton , noms qui li-gnifient la Vamerejfe, l’Inquiète, St l’Odicuje. Quelques autres enmettoient une quatrième, qu’ils nommotent Lyjfa , c’eft à di-re, Rage.
céj- * Il y a apparence qu’au commencement, ce ne fut qu’unculte qu’on vouloit rendre à la Jullice vengerefi’e des crimes;mais que depuis les Poètes ajoutèrent des circonftances propresà répréfenter les horribles exécuteurs de cette Juftice ; car Pau-fanias dit qu’à Athènes, près de l’Aréopage, étoit le Temple desDéefifes qu’on appeiloit Sévères, 0r« qu’Héfiode les ap-
pelle Erinnyes; que le Poète Efchile eft le premier qui leur aitattaché des ferpens ; enfin que les ftatues de ces Déeifes & tou-tes les autres des Dieux fouterrains, qui font dans ce mêmeTemple, n’ont rien d’affreux. Cet Hiftorien met encore ailleursles ftatues de ces Déciles févéres avec celles de Jupiter, de Cé-rès, de Minerve & de firoferpine. II dit ailleurs, que Cérès futfurnommée elle-même Erinnys, à caufe de la fureur dont elle futtranfportée contre Neptune, qui avoit attenté à fa pudeur, dumot ipmùui, qui en Arcadie fignifie être en fureur. Enfin il parladu Temple des Manies, qu’il croit être les mêmes que les Eumé-nides ou les Furies. 11 rapporte qu’elles apparurent vêtues denoir à Orefte, après qu’il tût tué fa mère; mais lorsque ie temsde fa fureur fut paflé, elles fe montrèrent à lui vêtues de blanc,& ce fut à ces DéefTes blanches qu’il bâtit un Temple. QuelquesHiftoriens ont remarqué, que les Aréopagites avoient les ftatuesde ces DéefTes févéres, près de leur tribunal, & que les Prêtresde ces DéefTes, entre lefquels fut Démofthéne, étoient eboifisd’entre les Aréopagites. Homère avoit fait mention des Erin-nyes avant Héflode, & en un endroit il les avoit propofées,comme les vengc-refles des outrages faits aux pauvres. Virgilea fuivi Efchyle dans la peinture qu’il nous en a laiffée. * Vir-gile, 12...Æneïd. Euripide, Her. fur. Suidas, &c. Voyez EU-MENIDES.
FURINE, Déefie de la fureur, avoit fes adorateurs dans lePaganisme, St fes Temples en plufieurs endroits. Pline & Plu-tarque en marquent un auprès de Rome; St en Grèce dansAthènes, il y en avoit un dont Cicéron fait mention au 3. Livrede la Nature des Dieux, parlant des Furies, qui étoient la mêmechofe que la Déefie Furine, mais qu’on adorcit en quelques en-droits au nombre de trois, à caufe des trois pallions dominan-tes qui portent les hommes à commettre les plus grands crimes,par lesquels ils deviennent dignes des fupplices de cette Dédie.'Ces trois pallions font l’Orgueil, l’Avarice, & la Luxure. Lapremière eft la fource des haines, des emportemens, & des ven-geances : la fécondé fait commettre les injuftices, les violen-ces, les trahifons, les fraudes, & les larcins ; la troifiéme exci-te à palier par deffus les Loix les plus facrées pour fe fouillerd’une longue fuite de crimes. Or la Déefle Furine étoit recon-nue pour la vengerefle de tous ces forfaits : St chacune des troisFuries avoit une de ces trois pallions à punir. Elles étoient Vier-ges , difent les Poètes, ce. qui avoit un fens merveilleux, carcela fignifioit qu’elles étoient incorruptibles, St que pas un descoupables ne devoit efperer d’en obtenir grâce, par quelquemoyen que ce fût. Cicéron attribue à la confcience tout ce quieft attribué à la Déefle Furine ;& en effet, nul criminel n’échap-pe à fa propre confcience, qui eft un Bourreau qu’il porte par-tout avec foi. La Déefle Furine avoit fes Fêtes particulièresqui s’appelloient Furinales, en Latin Furinalia, quoi que dansFeftus on life Furnalia, ce qui eft fans doute une faute d’écritu-re, comme on peut voir dans Varron. Furine avoit aufli fesPrêtres, qui s’appelloient Furinaux. II ne faut pas confondrecette Déefle avec la Fureur dont parlent Virgile & Petrone. Vo-yez aufli l’Article de F U RIE S. * Varron, de Ling. Lat. 1 . 4. c. 6.Pline, de Vir. illuftrib. Plutarque, in Graccbo. Cicéron, pro Rof-cio Amcrino, & 3. de Nat. Deor. Sophocle. Suidas. Voyez autiila Cenlure & la Défenfe de ï’Hcrodes Jnfanticida de Daniel Hein,pus.
FURINE, Déefle des Voleurs, autrement dite Laverne. Elleétoit honorée comme la Déefle du hazard par les Tofcans. Onlui avoit confacré un bois, & infticué des Fêtes nommées Furi-nales. * Rofin, Antiq. Rom,
FURIUS ANTIAS, Poète ancien, a été célébré par Ma-crobe & par Aulu-Gelle. Q. Lutatius Catulus, qui l’eftimoit, luienvoya un Traité de ce qu’il avoit fait pendant fon confulat enl’année 652 de Rome, & 102 avant Jéfus-Chrift. Quelques Au-teurs, & fur-tout Liiio Giraldi, difent qu’il avoit compofé desAnnales en vers ; mais les autres les attribuent à Furius Bibacu-lus. * Volfius, de Hiftor. & To'ét. Lat.
M. FURIUS BIBACULUS, Poète Latin, né à Crémo-ne, où il naquit en l’an 651 ou 652 de Rome, 102 ou 103ans avant Jéfus-Chrift. Il écrivit des Annales en vers, doncMacrobe rapporte quelques fraginens. Suétone en fait auflimention, en parlant de Valére Caton , dans le Livre des II-lultres Grammairiens. IJorace ne l’a pas épargné dans ce versfatyrique,
Tu-