N'OUVlil.LICS AVANCES D’KDOUAIU) III 9
d’Alphonse XI pour obtenir un traité et pour marier l’hé-ritier du trône avec une princesse anglaise. Nous savons qu’ilenvoya des ambassadeurs pour continuer les négociationsébauchées en 1341 1 et en 1342 2 ; les deux années suivantes,il cherche à pacifier les différends qui s’étaient élevés entreles habitants de la côte de Biscaye et les Bayonnais 3 , et quipouvaient compromettre le bon accord des deux royaumes. Ilne laisse échapper aucune occasion d’entretenir des relationscourtoises avec le souverain castillan et, le 30 mai 1344, illui écrit pour le féliciter de la prise d’Algeziras 4 5 ; un peuplus tard il lui exprime ses regrets de n’avoir pu combattreles infidèles à ses côtés B . Il semble que les avancesd’Édouard III, d’abord assez froidement accueillies, reçurentquelque encouragement dans le courant de 1344 : Alphonsene repoussait pas en principe la pensée d’un traité amicalavec le roi d’Angleterre. Celui-ci se hâta de profiter de cettebonne volonté d’autant qu’il n’ignorait point que Philippe deValois agissait de son côté 6 , et il annonça qu’à la Toussaintde 1344 ses messagers, William Trussel et William Stury, se-raient à Bayonne et y attendraient les ordres du roi de Cas-tille 7 . Ces personnages reçurent le 10 septembre des instruc-tions pour renouveler l’alliance conclue jadis entre Henry IIIet Alphonse X « et monstreront sou mein publike deslettres dudit Roi de Castelle sealleez d’or » ; ils devaient éga-lement régler toutes les questions relatives au mariage del’infant D. Pedro et de Jeanne d’Angleterre; ils étaient auto-risés à offrir comme dot jusqu’à 20,000 livres sterling 8 . Cesambassadeurs ne purent remplir leur mission; nous savonsque dans un naufrage ils perdirent leurs lettres de créance etleurs instructions 9 . Édouard III les fit rédiger à nouveau et,le 20 janvier 1345, il annonçait à Alphonse la prochaine
1. Rymer, éd. oit., t. II, part. IV, p. 93.
2. Ibidem, p. 132.
3. Ibidem, p. 151 et 161.
4. Ibidem, p. 163.
5. Ibidem, p. 165.
6. Nous avons la preuve que Philippe de Valois agissait auprès d’Al-phonse par un passage de la lettre d’Edouard III citée dans la noteprécédente.
7. Rymer, éd. cit., t. II, part. IV, p. 167.
8. Ibidem, p. 168.
9. Ibidem, p. 170.