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Aie des Piez , fille de François du Mênil , Maître d’Hôtel de Hen-ri, Duc de Lorraine, Capitaine de Vaucouleurs, & à'Hilaire Pié-de-fer, dont il eut i. Henr. 1 , qui fuit; & 2. Antoine de Chiu-mont, Seigneur de Saint-Lucien , vivant en 1646, qui époufa Lieffede Chaumont fa couûne, fille d ‘Antoine, Seigneur de Riviers,
XX. Henri de Chaumont, Seigneur deSaint-Chéron, Capi-taine de Chevaux-legers, puis Colonel d'Intànterie , époulà le troi-fiéme feptembre 1616, Claude de Hauon, fille de Dominique, Sei-gneur de Dompjulien , Conleiller d'Etat du Duc de Lorraine, &de Claude de Cornillon, dont il eut i. Henri Profper , mort jeune;2. 3. Charles-Chrétien & Henri-Antoine, Seigneurs de Saint-Chéron,morts fans alliance ; & 4. Claude-Franpoife de Chaumont, Dame deSaint-Chéron, mariée i.à Charles-Claude de , Baron de
Changy: 2. par contraét du 25 février 1668, à Louis, Comte deChaumont, fon parent, qui fut Seigneur de Saint Cnéron à caufede fa femme. * Nobiliaire de Champagne. Le P. Anfelme, Hiftoiredes Grands Officiers. Le Laboureur, ôte.
CHAUNDULER ou CANDELAIR (Jean) An-glois, a compofé dans le XV fiécle quelques Ouvrages Hiftori-ques, dont Volïîus, Pitfeus, & d'autres ont tait mention. On luiattribue aulfi un Traité de Statu natun humant, des Epures, &C.Il vivoit en 1460 . & il eft différent d“un autre Candelair , Evêquede Salisburi en 1417. * Voffius, des Hift. Lat. l. 3 .ch.g. Pitfeus,de lllujl. Script. Angl.
C H A U N I , en Latin Calniacum, petite ville de France, é-toitde l’ancienne Picardie, & eff comprife aujourd’hui dans ieGou-vernement de l’Ifle de France. Elle eff fur la rivière d’Oife , en-tre Noyon & la Fére. C'ert une ville Royale avec Châtellenie ,que le Roi Charles V, unit en 1378 à la Couronne: ce que leRoi Charles VI confirma en 1411. * Du Puy, Traitez, du Domainedu R ci.
* CHAVORNAY, dans le Pais de Vaud en Suiflë dansle Bailliage d Yvtrdun , eff un beau grand village , où le» derniersRois de Bourgogne ont quelquefois fait leur féjour. On y voit prèsdu grand chemin, une grande Infcription Romaine, à l'honneur del'Empereur Sévere. * Etat ©■> Délices delaSuiJfe, tome 2. p. 332.édit. d'Amfferdam, 1730.
C H A U S, province du Royaume de Fez. Voyez. C U Z T.
* CHAUSEY (Illes de) amas de petites illes, qui font àl’oueff de la côte occidentale de la Normandie, dont elles font é-loignées de trois lieues & demie. Elles dépendent de la France.
CHAUSSE: Plufieurs Compagnies qui fe formèrent à Ve-nife avant la fin du quinzième fiécle, eurent le nom de la Chauffécommun entre elles, parce quelles étoient diftinguées les unes desautres par la couleur de leurs chauffés. On met l inftttution de cesChevaliers avant la fin du quinziéme fiécle, parce que Gentil Bel-lini qui a peint quelques Chevaliers de la Chauffé, mourut l’an1 joi , âgé de 24 ans ; mais on n’ofe dire, comme ont fait quelquesAuteurs, que l’Ordre de la Bande qu’Alfonfe XI, Roi de Caffilleinffitua en 1332 , ait été le modèle de celui de la Chauffé, qui au-roit été inftitué peu après. Le premier fut un véritable Ordre Mi-litaire, dont tous les réglemens étoient fages, & propres à faire ob-ferver aux Gentilshommes les vertus qui les diftinguent des autreshommes. Le fécond n’a rien de femblable, & il n’en refte aucunmonument ancien. Quelques-uns des Chevaliers de la Chauffe é-toient appeliez fempiternels, & Giuftiniania donné leurs réglemens,qui n’étoient propres qu’à jetter les Chevaliers dans des dépenfes ex-ceifives & ruïneufes, fans que d'autres que les Dames en puflëntretirer quelque fmit. Cette Compagnie ne fut inftituée que l’an1541 ; mais dès l'an 1529, il y en avoit une appellée des Florides.Céfar Vécelho a donné en 1589, la figure d'un Chevalier de laChiuflè différent des Florides & des fempiternels-, ce qui montre qu’ily avoit encore au moins une troifiéme Compagnie de ce nom. Onn’a pas meilleure opinion des unes que des autres : tous leurs ré-glemens ne rouloientquefur l'ordre des feftins, des fpeétades &des autres occafions de faire éclater fon luxe ; & l’on ne fkilbit pointde faute qui ne fût punie par une très-groffè -amende au profit de laCompagnie. * Giuffiniani, Hijl.di tuttigli Ord. Milit. Mennerius,Delicia Equejl. Ord.
‘ CH AUSSIN , petite ville de France dans la Franche-Comté fur la rive gauche du Doux, au fud-fud-eft de Dole, dontelle eft éloignée de quatre à cinq lieues.
CHAUSSURE des Anciens. Il eft difficile de détermi-ner le tems & le lieu où on a commencé à porter des chauffüres. Leplus ancien de tous les Ecrivains qui en parle eft Moïfe, qui dansla Genéfe, fait dire à Abraham qu’il ne prendrait pas même la cour-roye des fouliers des ennemis qu’il avoit vaincus: ce qui prouve quedès ce tems-là l’ulàge en étoit commun. La chauffure étoit diffé-rente de matière & de forme. Les Anciens la nommoient calcea-mentum. Elle étoit faite d’abord de cuir cru avec tout le poil, qu’onappelloit carbatinas crepidas ; mais dans la fuite des tems, on pré-parait les cuirs, les corroyant & les paflant à l'alun, pour les ren-dre plus propres & moins incommodes. On employoit les cuirs devaches, de veaux, de cerfs, de chèvres, & de maroquin: d'oùvient la raillerie que fait Martial ,, d’un homme qui avoit une calote„ de maroquin, lui difant qu’il avoit la tête chauffée. C’eft dans la45 Ep'£ r - d* 1 L 12. où il dit,
Hœdina tibipelle contegent't
Nuda tempora verticemque calva ,’
Fefiive tibi, Phoebe, dixit ille ,
Qui dixit caput ejfe calciatum.
On fe fervoit pareillement de l’écorce de l’arbre appellé papyrus,dont on faifoit un tiffu, comme dit Martianus Capella, calceos prate-rea ex papyro ttxtili fubligavit. Benôit Baudouin, l. 3. de Caiceisantiquh, dit la mêmechofe. Cette forte de chauffure étoit d’ulageparticuliérement en Egypte; car leurs Prêtres en portoient, lors-qu’ils facrifioient à leurs Dieux. On en faifoit aufli de genêt & de
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jonc, appeliez [panel & juncei caüei, dont la mode étoit venue despais etrangers, & que les Païfens Efpagnols portoient, comme Plinele témoigne. Les Romains en portoient auffi de foye rouge, dumoins les Empereurs & les premiers Magiftrats. Il s’en faifoit en-core de toile d; lin fort blanche, brodez & enrichis de perles & dédiamans. Nous voyons dansl’Hiffoire, que l'Empereur Antonin,furnommé le Philofophe, & les Succeffèurs, jufques à Conftantin enportoient de la forte. Ils employoient auffi les métaux à faire leurchauffure, comme le fer, l'airain, l’or fk l’argent. Empédocleportoit des fouliers ou pantoufles d'airain : ce qui le fait apoftropherpar Lucien dans fes Dialogues, Dieu te gard ’ Maître Pantcufiier, fai-fànt alluûon à ce qu'Empédode voulant faire croire qu’il avoit étéenlevé au ciel, fe précipita dans le Mont-Etna, fans que perfonnés’en apperçut, croyant par là cacher au monde ce qu'il étoit deve-nu ; mais le genre de fa mort fut découvert par fes pantoufles d’ai«rain, que les feux du Mont-Etna rejettérent.
Les Romains avoient des fouliers de fer ; mais pour en faire lefupplice des Chrétiens durant les perfécutions, ils les garniffoientau dedans de gros clouds, qu'ils fàifoient rougir au feu, comme onfit à feint Bafile Martyr, Ferreas crepidas ignitis clavis confixas talcea-tus. Pour revenir aux fouliers ordinaires, les Romains en por>toient d'or, & d'autres qui étoient feulement dorez. Plaute, dansles Bacchides, Aéle 2. Sc. 3. v. 97. & 98, parle d'un homme extrê-mement riche, qui portoit des fouliers, dont les femelles étoientd’or, Etïamrogas ? Shtifoccishabext auro fuppaftumfolum. Jules-Céfarchauflbit des fouliers d’or, & d'autres qui n'etotent que dorez, fé-lon le témoignage de Sénéque, fftii exeufant eum, negant id infolen -tia caujfa fxclum ; aiunt focculum auratnm, imo aureum margaritis di-Jîinclum ofiendtre eum voluijfe. On fe fervoit encore de bois, donton faifoit des fâbots & des fendales ou galoches, qui étoit la chauf-fure des pauvres, comme aufli des parricides, lorsqu'on les enfer-moit dans un fac, comme Cicéron le dit, Si quts parentes occidentvel verberarit, ei âamnato obvolvatur os follicule lupmo , filet ligne4pedibus inducantur.
• Voici le nom des chaufluresde differentes efpéces, dont les An-ciens fe fervoient, calcei, mullei, folea, fandalia, cothumi, caligt,gallica, crepidt, focci , péronés, ocrex. On peut encore y ajouterceux que l ulàge a introduits, tirez pour la plupart des modes étran-gères de divers peuples, qui font, Campagi, Phtcxfia, Sicyonia,Alcibiade., Anciclaida , Anaxirides , Arpides , Laconie a, Nymphidet,Perfice, Scythicx, Iphicratides .
Calceus, que nous appelions fouliez, étoit différent du nôtre*en ce qu’il couvrait la moitié de la jambe, & étoit ouvert par de-vant, & fe laçoit avec des éguillettes ou lanières, qu'ils appelloientcorrigeas calceamenti . Ce foulier étoit extrêmement ferré fur le pied,lorsqu’on vouloit être chauffé proprement: auffi le nommoit-ontenfum calceum, ou tentipellium-, & c'étoit une marque de négligen-ce ou de pauvreté, de l'avoir trop large & le pié flottant dedans,Laxum calceum, folkntem ou follicantem: ce qui fait que l’ingénieuxOvide, De Arteamandi, l. 1. v. 516, avertit là Maîtreflè de pren-dre bien garde que fon foulier ne foit trop large.
Kec vagus in laxa pes tibi pelle natet.
Penfée, qui fe trouve exprimée de même dans le Poème Françoisde des Noyers, Son pié nage dans un vieux foulier qu’on a refait centfois.
Aufli faint Jérôme dit, que tout le foin des gens du monde étoitd’être vêtus & chauffez proprement, Omnibus cura in vefiibus, fibene oleant, fi pes in laxa pelle nonfolleat. Pour éviter cet inconvé-nient, ils avoient foin de ferrer les lanières, comme le dit Tibul-le, /. î.Eleg. 9. v. 14.
Anfaque compreffos alligat artta pedes :
& de les garnir de bourre ou de chofes femblables, comme on levoit par Tertullien, Stipabant tomento. Sur quoi Rhénanus ajoute,Stipant ne follicet calceus, ils les rembourrent de crainte qu'ils ne fkfefent des plis, & qu'ils ne tournent autour du pié. Le bout du foulieralloiten pointe un peu recourbée, qu’ils appelloient Calceum roflra -tum, repandum, uncinatum-, & ceux qui en portoient ainfi, s’appel-loient uncipedes, ainfi que Tertullien le dit, lib. de Pailio, ch. 5.Telle étoit la chauffure de Junon, comme Cicéron le marque,cum caiceis répandis.
Le commun des Bourgeois portoient des fouliers noirs, & lecommun des femmes en portoient de blancs, fur quoi Julie Lipfeparaît s’être trompé, quand il prétend prouver que les fouliers desRomains étoient blancs, appuyé fur un paüàge de Martial, où ildit, l. 7. Epigr. 34. •v. 1. & s.
_-— Calceus autem
Candidior prima fit tibi , Cinna, niva
Mais cet Auteur n’a pas pris garde qu’en cet endroit Martial blâmeCinna, de ce qu’il avoit une robe fort fele, & qu’il portoit des fou-liers blancs comme de la neige, contre l'ordinaire des hommes.
Il y a donc plus d’apparence, comme le difent Horace & Juvénal,qu’ils les portoient noirs. II eft vrai néanmoins que fes hommesen ont porté de blancs fous les Empereurs ; car nous lifons dansSpartien, qu’Alexandre Sévére en défendit l'ufage aux hommes, &le permit feulement aux femmes, qui en portoient auffi de rouges& d’autres couleurs : ce qui fait que Perfe avertit un jeune homme,de fe donner de garde que fa Maîtreflè ne le fouflette avec fon patinrouge, S oie A, puer, objurgabere rubrâ. Sat.j.v. s6g.
Les fouliers des Sénateurs, des Patriciens & de leurs enfans,’avoient au bout une efpéce de croifiànt, qui faifoit la figure d’un C,pour donner à connoître qu'ils étoient defeendus du nombre descent premiers Sénateurs ou Pères, que Romulus inftitua avec fanouvelle ville. Plutarque en rend d’autres raifons qu’on peut voir.
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