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2 (1740) Lettres B - CHEG
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B U Z.

dans la Caftille Nouvelle, fur la rivière de Lozoya, à treize lieuesde Madrid du côté du nord , eft l'ancienne ville des Carpétans,nommée Litabrum & Blitabrum , 8c qui a été épilcopale. * Maty,Dicl. Géogr,

B U Z, ancienne ville de l’Arabie Pétrée, dont il eft fait men-tion dans Jerémie, ch. 25. v 23, 8c dans le livre de Job, ch. 32. v.2. (fi 6. Barachel eft furnomme Buzite, Ôc les Septante ajoûtent, dansla région d'Au fis. Cette Aulis étoit la patrie de Job, dans la Terrede Hus. Buz étoit dans la même région, 8c dans le voifinage ;parce que, comme dit faint Jérôme, Hus Sc Bus étoient frères.C’eft Moïfe lui-même qui le dit, Genéfe , ch. 22. v. 21, où il dit queNachor frère d’Abraham avoit eu de Milca Hus ou Huts fon premierné, Bus fon frère, Kémuel père d'Aram, &c. Elihu, un des amis deJob, & fils de Barachel, defcendoit de ce Bus. La Terre d’Aufis,dohêtre placée fur les confins de l’Arabie Déferte. Comme Nachordemeuroit dans la Méfopotamie, il eft apparent que fa famille s'é-tablit dans les pais voifins, comme font la Syrie & l’Arabie Déferte.D’ailleurs il paroît par le ch. 1. de Job, v. 17, que les Chaldéens luienlevèrent fes troupeaux, ce qui ne s’accorde guéres avec l’opinionde ceux qui placent la patrie de ce faint Homme dans l'Arabie Pé-trée. C’eft auffi le fentiment de faint Jérôme qui, dans fes ^ue(lionsHébraïques fur la Genéfe, réfuté ceux qui ont fait Job, Elihu, ôc Bara-chel Iduméens. * Thomas Corneille, Dicl. Géogr.

* B U Z, fils de Habdtel , & père de J abdo, Ifraëlite de la Tri-bu de Gad. * I. Chron. ou Paralip. ch. 5. v. 14. C’eft aulîi lenom d’une contrée de l’Arabie, dont il eft parlé, * Jérémie, ch.aS-v. 23.

B U Z A I. Voyez. B U Z A Y.

BUZAN COIS, petite ville de France. Voyez BUZEN-Z A I S cy-dellous.

BUZANV AL (Nicolas Choart de) Evêque de Beauvais,né à Paris le 25 juillet de l’an 1611, fut Confeiller au Parlementde Bretagne, puis au Grand Confeil, Maître des Requêtes, Con-feiller d’Etat, & Ambalfadeur en Suiflë. Il s’aquitta de tous cesemplois avec applaudiflèment, portant alors le nom de Chicheray ,qu’il ne quitta que lorsqu’il fut élevé à l’Epifcopat. Augujîin PotierIon oncle maternel, Evêque de Beauvais & Grand Aumônier de lala Reine, mère de Louis XIV, Régente du Royaume, étant morten 1650, la Cour donna le Brevet de 'âfEvêché vacant au PrélidentjdeNovion, neveu des deux derniers Evêques, pour le conféreracelui de fes parens qu’il jugeroit à propos. Le Préfident ne trouvadans toute fa famille que Nicolas Choart à qui il pût honnêtement ledonner, croyant qu'il fuffil'oit d’être bon Magiftrat pour devenirbon Evêque. Il lui fit accepter l’Evêché chargé d’une penlion dedouze miile livres pour celui de fes enfansqu’il deftinoit à l’Eglife,mais que le défaut d âge empêchoit d être pourvu de cet Evêché.Nicolas n’eut pas plutôt reçu fes Bulles, qu’il fe retira chez lesPrêtres de l'Oratoire de faint Magloire, pour fe préparer à l’ordi-nation. Ayant conlidéré que la penlion n’étoit point canonique,il voulut remettre fon Evêché entre les mains du Roi. Sa Majeftéloua fon zélé , & le déchargea de la penfion, en difant qu’Elle étoitallez puilïànte pour récompenler M. de Novion d’ailleurs. Non-obiiant cela, il eut quelque peine à fe déterminer de fe charger d’unpoids qu’il croyoit au delfus de fes forces. Cependant il fe renditau conlèil de perfonnes éclairées , & fût lacré Evêque del'églife de Beauvais, qu’il gouverna jufqu’à fa mort avec beaucoupd’attachement. Il le renferma d’abord dans fon didcéfe, pour n’enplus Sortir, & s’interdit pour toujours l’entrée de la Cour & de laville de Paris, quoique fon diocéfe s’étendit jufques à fix lieues prèsde cette capitale du Royaume. On ne l’y vit jamais que pour les be-foins les plus indifpenfabies de fon églife, lorsqu’on ne pouvoit com-mettre à d’autres les affaires qui l’y appelloient. Non content deveiller jour & nuit fur fon troupeau, 8c de donner tous fes foins à laconduite de fes peuples, il employa encore tous fes biens à leursnëceffitez corporelles. Il fonda des hôpitaux dans pluiîeurs lieuxde fondiocefe, dont le principal eft celui de la ville de Beauvais,dont il fit monter par Ion exemple 8c par fes exhortations la dépenfeannuelle au delà de quarante mille livres,quoique cette maifon n’enait pas plus de dix mille de rente. Il fit divers nouveaux réglemenspour l’inftruétion de fes peuples 8c pour le rétablillèment de l’ancien-ne Difcipline. Non content d’entretenir à fes dépens un Séminaire,pour y former pendant plulieurs années les Clercs, qu’il devoit em-ployer au foin de fes paroilfes qui font nombreufes, il en établit en-core unautre, pour y élever de jeunes enfans choilis de divers endroitsde fon diocéfe. Son deflèin étoit de leur former le cœur 8c l’efpriten même tems, de les rendre également habiles dans les Sciencesfaintes 8c profanes, 8c de lés employer enfuite à la conduite 8c àl’inllruftion des autres. Mais un fi bel établilfement finit avec lui ,parce qu’il étoit fans exemple dans le Royaume ; au lieu que fonpremier Séminaire a fervi de modèle à plufieurs autres que diversEvêques ont enfuite lait établir dans leurs diocéfes. Il eut diverfesaffaires à foutenir. La plus grande fut celle qu’il eut avec fon propreChapitre, qui enveloppa plufieurs Eccléfiaftiquw de fon diocéfedans les mêmes intérêts que lui. Il étoit un des qÿtre Evêques deFrance,qui avoient refuié de faire fignerle Formulaire de la ma-nière que la Cour de Rome 8c celle de France l’exigeoient. Il futun de ceux qui furent le plus portez à l’accommodement qui fefit en 1668. L’Evêque de Beauvais mourut le 21 juillet de l’an1679 , âgé de 68 ans. * Mémoires du tems.

BUZANV AL (Paul Choart de) grand oncle de l'Evêquede Beauvais, dont il eft parlé dans l'article précédent , fut fort eftimédu Roi Henri IV , qui 1 envoya en Angleterre près de la Reine E-lifabeth. Cette PrincelTe ayant témoigné quelque reflèntiment de ceque Buzanval avoit parlé d’elle un peu trop librement,il fut rappellé& envoyé en Hollande en qualité d’Ambaflàdeur près des Etats. Ilmourut dans cet emploi l’an 1607, 8c fut enterré à la Haye avecbeaucoup de magnificence.

BUZANV AL (Jacques Choart de ) Chef du Confeil Sou-verain de Dombes, ayeul maternel des Avocats généraux de Ta-

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Ion, fût un homme de grand favoir 8c d’une rare probité. Il mou-rut en 1614, âgé de 84 ans, après en avoir pâlie 60 dans le Barreau,8c s’y être aquis beaucoup de réputation. * Voyez Loyfel, des Avo-cats, p. 581.582. oit fe trouve fon épitaphe.

B U Z A Y * Abbaïe de France en Bretagne , for la Loire, àfept lieues au delfous de la ville de Nantes. * Maty , Dicl. Géogr .

BUZELIN (Jean ) Jéfuite, étoit de Cambray, 8c mourut àLille en 1626, âgé ae 36 ans. Il a lailië divers Ouvrages, Gailo =F landru Defcriptio ; Annales Gallo-IlandrU , (fie. * Alegambe, Bi-blioth. Script. S. J.

* BUZENIN (Matthias Pftrokonski) Evêque de Wladiflaw8c Chancelier de Pologne, naquit en 1553, 8c fut deftiné à l’étateccléfiaftique dès l’âge de fix mois, parce qu’il étoit échappé d’undanger où il courut rifque de la vie. A lage de quatre ans, il futenvoyé à l’Académie de Cracovie par fon oncle Jérôme Buzensky,Grand Thréforier. Le Roi Sigifmond Augufte lui offrit alors unecharge de Prévôt, mais elle ne fut pas acceptée. On le fit aller en-fuite à Breslaw 8c à Colberg pour y apprendre l’Allemand. A fon re-tour il le mit auprès de Staniflas Karnkowsky Evêque de Wladi-flaw qui l’envoya à Rome , où il tomba dangereufement malade.Dès qu’il fut rétabli il retourna en Pologne’, dans la compagnie dePierre Wolsky Evêque de Ploczko 8c Ambaflàdeur de Pologne* 8cfe rendit auffi tôt auprès de Karnkowsky, qui cependant étoit deve-nu Archevêque de Gnefne , 8c qui le fit Chanoine de Gnefne , 8cPrévôt de Lowitz. Après la mort du Roi Etienne, il fut députépour aller chercher Sigifmond Prince Suédois qui avoit été élu Roide Pologne, 8c pour l’amener dans le Royaume. Le Prince le fitfon Secrétaire 8c lui ajoignit Jérôme Rofdrazewsky, Evêque de Wla-diflaw qui furent déclarez Plénipotentiaires pour travailler à la con-ciufion de la paix conjointement avec celui de l’Empereur. En1590, il fut fait Sécretaire de l’ambalfade de Rome, 8c dans lafuite Direéteur de la Chancellerie. A fon retour de Rome, il ac-compagna deux fois le Roi Sigifmond en Suède, où fa Religionl’expofa à un grand danger. Enfuite on le chargea de la commiffionde terminer lesdifférens qui étoient entre l’Archevêque de Gnefne 8cl’Evêque de Cujavie 8c il en vint heureufement à bout. Après lamonde Jean Galozinsky il devint Référendaire de la Couronne, 8cpeu de tems après Prévôt de la Cathédrale de Gnefne. Il fut faitaprès cela Evêque de Prémiflas * 8c ce fut dans cetems-là que lePape lui envoya une commiffion qui regardoit l’Ordre des Domini-cains. L’année fuivante il fut élevé à la dignité de Vice-Chancelierde Pologne ; mais lorsqu’il fut pourvu de l’Evêché de Wladiflaw, il

j la réfigna en 1609. Peu de temsaprès ilfutattaqué d’une fièvre chau-1 de 8c mourut le 19 juin de la même année, à l’age de 56 ans. * Gr.

! Di cl. Univ.Holl. Lubiensky, inejusVita. Pialecius in Chron.

! BUZENZAIS ou BUZAN Ç O I S , petite ville déi France dans le Berry, vers les frontières de la Touraine, eft fi-! tuée fur la rivière d’Indre qu’on y pallè fur un pont, entre Meun-fur-Indre 8c Palluau. * Sanfon.

* B U Z E T, petite ville de France dans le Haut Languedoc 8cdans le diocéfe de Touloufe. Elle eft fur la rive gauche du Tarn,au nord-eft de Touloufe, dont elle eft éloignée de cinq a fix lieues.

j "BUZET, bourg de France dans le Gouvernement deGuien-i ne 8c dans le Bazadois. Il eft près de la Blaife qu’il a à l’Orient.

Il eft à l’eft-fud-eft de Bazas, dont il eft éloigné de près de dix: lieues.

BUZRUK UMIDj fécond Prince de la Dynaftie des IJ| fmaëliens de Perfe ou de Rudbar, fuccéda à Hatlkn Sabah, quii n’ayant point d’enfans, le déclara fon héritier l’an de l’hégire 518,i de Jefus-Chrift 1124. Ce Prince foutint plufieurs guerres contre lesj Selgiucides, 8c demeura prefque toujours viétorieux dans les com-! bats qui fe donnèrent entre eux. Il maintint lajuftice parmi fes Su-' jets j mais pour ce qui regardoit les affaires du dehors, il fe fer vitlouvent d’afiàffins, à l’imitation de fon prédécelTèur, 8c fit perdrela vie à plufieurs Princes étrangers, dontlç plus illuftre fut le Ca-life Moftarfched , de la Maifon des Abaffides. Buzruk mourutaprès avoir régné quatorze ans 8c deux mois. Voyez le titre d'I-smaeliens qui eft plutôt une race d’impies 8c de fcélérats qu’uneDynaftie de Princes légitimes. * D’Herbelot, Biblioth. Orient.

B U Z Y G EB, illuftre citoyen d’Athènes, y donna, à ce quel’on dit, l’invention de labourer la terre avec les bœufs. * Hefychius ,j Le nom Grec eft compofe de ( 3 à? bœuf, 8c de Çsùyoç joug.

Ce fut a lui que Démophoon confia le Palladium qu’il avoit reçu dei Diomède, pour le porter à Athènes. * Polyen, /. 1. ch. 5. Au-fone, Epifi. 22. v. 47.

B Y B. B Y C. B Y L. B Y R. BYT. B Y Z. B Z O.

B Y B L I S, fille de Milet 8c de Cyane. Cherchez B I B L I S,BYBL US, ville de Phénicie en Syrie, affez près de laville de Béryte, où il y avoit des temples en l'honneur d'Adonis,fut délivrée par Pompée d’un Tyran qui i’opprimoit. Cette ville eftfituée fur un lieu élevé, à quelque diftance de la mer. Voyez E-tienne de Byzance fur ce mot. Denys Périégéte en fait auffi mentiondans fa Description de la Terre. On l’appelle aujourd’hui Ciblée ouGibelleto. On y rendoit un culte tout particulier à Vénus, en l’hon-neur de laquelle les femmes qui ne vouloient pas fe laifièr couperles cheveux aux fêtes d’Adonis, s’en délivroient par une amendequelles s’impolbient : c’étoit de fe tenir pendant un jour entier dansla place publique, où elles fe proftituoient à quiconque leur offroitde l’argent; 8c de ce revenant bon elles fàifoient un préfent àVénus dans fon temple. Voyez Lucien, fur la Déejfe de Syrie. Lamême coutume fe pratiquoit chez les Babyloniens, fuivant TobiePfanner , Syft. Theol. Gentil. Pur. ch. il. S. 24. Gy bile ou Byblus,dit M. Maundrell, eft agréablement fituée fur le bord de la mer, 8cne contient à préfent que peu de terrain, 8c tres-peu d’Habitans.C’étoit autrefois une belle 8c grande ville, comme plufieurs lùper-bes ruines le manifeftent encore. Gybile eft apparemment le païsdes Gybilites, dont il eft fait mention Jofut , ch, 13. v. 5. Le RoiX x x 3 Hii

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