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BUTTONS-BAY, Golfe de l’Amérique feptentrionale,dans la Mer Chriftiane, dite aufïl Golfe de Hudfon. Il eft aiufinommé, parce qu’il a été découvert par Button, Anglois.
'BUTTSTET, petite ville de Thuringedans le Cercle dela Haute Saxe en Allemagne, eft à peu près au nord de Weimartirant vers l'eft, à la diftance de trois lieues & démie.
B U T U A, ville & Royaume d'Afrique dans le Monomota-pa, aux environs de la rivière de Zambre, Zatnbére, ou, félon lescartes de M. Delifle imprimées à Amfterdam, Zambèze, entreAmara, Giéra 8c Béra ou Boro. On a fort peu de panicularitez dece païs-là, qui eft fort avancé dans les terres. * Marmol. Sanut.Sanfon, 8cc.
BUTZAW ou BUTZOW, anciennement Bttcephalea,Teucinum, petite ville du Cercle de la Baflè Saxe en Allemagne, eftdans l'Evêché deSwérin, entre la ville de Swérin & celle de Ro-ftock, à dix lieues de la première, à ftx de la dernière, 8c à troisde Guftrow. Butzaw eft ornée d'un château, où les Evêques deSwérin fàilbient leur réfidence ordinaire. * Maty, Diâ.Géogr.
BUTZBACH, petite ville d’Allemagne dans la Wétéra-vie, eft dans le Comté de Solms, fur les confins de celui de Ha-naw, entre la ville de Francfort 8c celle de Giefen, à fept lieues dela dernière. * Maty, DiB.Géogr.
BUTZEL 1 NGEN. Voyez BETZELINGEN,
BUV. B U X. BUY. B U Z.
UVELANT. Cherche? DUVELANDT.
B U X D O R F, famille noble qui avoit demeuré autrefoisdans le païs de Magdebourg 8c dans la Siléfte, 8c qui depuis s’efttranfportée dans la Baffe Lulace, où elle eft encore floriflante 8c enpofleflion de la Terre noble de Schlaberndorff, à une lieue de Luc-kau. Dans le XV fiécle vécut Diétéric Buxdorf, qui fut d'abordOrdinaire de la Faculté des Jurifconfultes à Leipzic, 8c enfuite de-puis 1463, jufques à fa mort arrivée en 1466, Evêque de Zeitz 8cde Naumbourg. Damien Buxdorf, coufin de Dieteric, fut Cha-noine à Naumbourg 8c écrivit Régulas fucceljionis (y Arborum ajfinita-tis. * Spangenberg, Adelfp. partie 2.186 & 199. Drefleri lfagogeHiftor.partie 2. p.275. Knaut, Prod. Mifn. p. 487.
BUXTEHUDE. Voyez BOXTEHUDE.
BUXTON, lieu delà province de Darby en Angleterre,confidérable par la vertu de fes eaux, qu’on prétend être propres àguérir plufieurs maladies. Neuf fources fortent d’un rocher allezprès l’une de l’autre, huit font chaudes, 8c la neuvième extrême-ment froide. A cent pas de là il y a une fource chaude, 8c une au-tre fort froide. * Etat profil de la Grande Bretagne.
BUXTORF (Jean) Allemand, né dans la Weftphalie,vivoit au commencement du XVII fiécle, 8c s’eft aquis une gloi-re immortelle par l’intelligence qu’il avoit des Rabbins. Il enfei-gna les Langues Hébraïque 8c Chaldaïque à Bâle avec grand applau-dillèment, 8c fe fignala par fes excellens Ouvrages. Le premierqu'il a compofé eft fon grand Diétionnaire intitulé, Lexicon chai-iaïcum , Thalmudicum Q> Rabbinicum , imprimé à Bâle en 1639,par les foins de fon fils. Ceux qui veulent lire les Rabbins ontabfolument befoin de ce Diétionnaire, qui eft plus étendu que celuide R. David de Pomis, imprimé à Venife en 1587. Il donna aufïïau public un petit Diétionnaire Hébreu 8c Chaldaïque compofé desmots de la Bible feulement, 8c le Thréfor de la Grammaire Hé-braïque. Il fit auflî imprimer à Bâle en 1618 , une grande BibleHébraïque, avec les Rabbins, les Paraphrafes Chaldaïques, 8c laMaflore, de la même manière que dans la grande Bible de Venife.Il s’eft donné la liberté de corriger la ponétuation des ParaphrafesChaldaïques, fuivant l’analogie de la Grammaire 8c félon fes idées:ce qui fait qu’on lui préféré la deuxième 8c troifiéme édition de laBible de Bomberg, qui d’ailleurs eft de beaucoup plus belle quecelle de Buxtorf. On joint ordinairement à cette Bible la Tibériadedu même Auteur, qui eft un Commentaire fur laMaifore, où iltraite à fond de cette Maflore, félon la penfée des Rabbins, 8c oùil explique en Latin les termes de cette Maflore, fuivant l’opinionde R. Elias Lévita. Il publia encore une Synagogue Juive, où ilexpofe les cérémonies des Juifs: néanmoins ce dlrnier livre efttrop peu judicieux, 8c Buxtorf s’y eft trop attaché à la bagatelle, 8cà ce qui peut rendre les Juifs ridicules. Le petit Abbrégé de Léonde Modéne fur cette même matière, qui a été traduit par M. Si-mon, eft beaucoup meilleur. Nous avons encore quelques autreslivres de Buxtorf, entre autres fa Bibliothèque Rabbinique, qui eft unOuvrage curieux ; mais on a fait beaucoup d’autres découvertes de-puis ce tems-là fur cette Littérature. Ceux qui veulent apprendre àécrire en Hébreu, peuvent fe fervir d'un Recueil de Lettres Hé-braïques qu’il a publié fous ce titre, Jnftitutio Epifiolaris Hebraïca.Dans fon Ouvrage intitulé, Bibliotheca Rabbinica , on trouve fonTraité, De Abbreviaturis Hebraorum. Il a donné encore Concord an-tis. Hebraïca , que fon fils a fait imprimer en 1632. Il compofa auflien Allemand un Traité de la Synagogue des Juifs, qu’on imprima en1603, 8c qui a été traduit en Latin par David le Clerc, Profèffeuren Hébreu à Genève.
BUXTORF (Jean) fils de ce premier, étoit auflî Pro-fefl’eur des Langues Orientales à Bâle, 8c n'étoit pas moins verfé quefon père dans la connoiflànce de la Langue Hébraïque, 8c des Rab-bins. Il traduifit quelques Rabbins 8c entre autres le More Névokimde R. Moïfe, 8c le livre intitulé Cozri. Il travailla fur la Gram-maire Hébraïque, fur la Chaldaïque, fur la Syriaque, 8c donna unLexicon Chaldaïque & Syriaque, in quarto, en 1622. Comme il a-voit hérité des lentimens de fon père, auflî bien que de fa Littéra-ture Juive, il défendit, contre Louïs Cappel, l’antiquité des pointsvoyelles du texte Hébreu de la Bible, dans un livre intitulé , Tra-Batus de punBorum vocalium & accentuum in librls Veter'u TejlamentiHebraïcis origine, antiquitate & auBoritate, imprimé à Bâle en 1648,où il cite un grand nombre de paflàges des Rabbins. Cet Ouvragefut fuivi d’un autre beaucoup plus confidérable, contre la même Cri-
EUX. BUY.
tique de Cappel, avec ce titre , Anticritica, feu Vindicte veritatitHebraïca advenus Ludovici Capelli Criticam, quant vocat facram, àBâle en 1635. Enfin il compofa plufieurs Diflèrtations fur diffé-rentes matières qui regardent la Langue Hébraïque, 8c le Rabbi-nifme, 8c un Traité fur la confulïon des Langues. Il mourut le16 août 1664,8c M. de Brieu de Caên lui fit cette épitaphe,
Ingentis patris[oboles , Buxtorfius ingens,
Altéra Athenai fpes, Bafilea, tu'r,
XJt videt in terris, fib't verba Habraa loquentiVix quenquam alternos poffe referre fonos,
Régna , ubi fïderei cives commercia fanBaExercent Lingua , régna beat a petit.
Daniel Toflàn publia en 1670 à Bâle , l’Oraifon funèbre de Bux-torf, qui comprend un Abbrégé de là Vie, avec les Eloges queles Savans lui drelferent: ce que nous avons fous ce titre, DamelisTojfani Oratio de vit a (y obitu Joannis Buxtorfii, una cum clarorumVirorum Epicediis.
Au rtfte , plufieurs Savans, qui louent cette Littérature Rabbi-nique des deux Buxtorfs, n’approuvent pas toujours leur jugement.Ils eroyent que ces Auteurs n’ont pas fait le choix des bonnes opi-nions, donnant trop au Rabbinifme; qu’au contraire Louis Cappel»qui favoit moins d’Hébreu 8c de Judaïfme qu’eux, a compofé demeilleurs Ouvrages fur les mêmes matières, 8c qui font plus efti-mez de tous les habiles Gens. Ils difent de plus,que cet entêtementoù font aujourd’hui la plupart des Théologiens d’Allemagne & ceuxde Genève , à l'égard des points voyelles de la Langue Hébraïque »vient de ce qu’ils ont fuivi l’opinion des deux Buxtorfs, 8c qu’ils fontentrez aveuglément dans leurs opinions, n'étant pas capables d’ap-profondir une matière aufli difficile qu'étoit celle-là. Ce qui abeaucoup contribué à faire valoir le fentiment des Buxtorfs, c’eftqu’il étoit favorable aux principes des nouveaux Réformateurs, quieroyent que Dieu, par un effet de fa providence , a voulu confer-*ver la Bible exemte des plus petites fautes, par le moyen de cespoints. Les Critiques ajoùtent, que dans le livre de Buxtorf le fils,contre 1 ’Arcanum punBuatienis de Cappel, on ne trouve autre chofequ’une vaine érudition Juive, dont on ne peut rien conclurre. Uslouent davantage l’Anticritit^a du même Buxtorf, qui mérite,féloneux, d’être lue, principalement dans les endroits où il confère le ,texte Hébreu, avec les anciennes Verfions, Sc où il examine les di- 1verfes leçons qui ont été avancées par Cappel ; mais avec tout cela,ils remarquent qu’il y a un grand nombre d’erreurs dans ce livre,que l'Auteur n’a pas voulu corriger, parce qu'il a perfifié à défen-dre fes premières opinions.
BUXTORF (Jean-Jacques) fils du précédent, naquit lequatrième feptembre 1645. A l'âge de fept ou huit ans il avoit faitdes progrès fi eonlidérables dans les études, que les Etrangers l'al-loient voir avec étonnement. Il étudia la Philofophie 8c les Huma-nitezfous le fameux J. J. Hoffman, 8c la Théologie fous Wetftein8c Gernler. Dans l'étude de l'Hébreu il eut pour Précepteur 8cfon père 8c un Rabbin nommé Abraham. Jean-Jacques Buxtorffuc-céda à fon père en 1664; 8c en 1665 , il fit un voyage en Savoye,en France, aux Pais-Bas, en Angleterre 8c en Allemagne. Il s’ar-rêta quelque tems à Hambourg auprès d’Edzardi. Etant à Leyde, ildonna des leçons en Hébreu, 8c eut un très-grand concours d’E-tudians. En Angleterre il 1 e retira d’abord à la campagne, pourap-prendre de M. Bonde les principes de l'Arabe. Venant enfuite àCambridge , il y fut reçu au Collège d’Emanuel avec beaucoup de di-ftinétion , 8c on lui afligna deux appartemens, ce qu’on n’avoir ac-cordéjufques alors qu’à la Nobleflè. En 1669 , il revint à Bâle, 8caprès la mort de Jacques Brandmuller fon beau-pére, il fut reçu dansle Sénat Académique. Il avoit d'excellens talens, un efprit vif, uneprudence mâle, une modeftie 8c une affabilité peu communes. Sagrande modeftie l’empêcha de fe faire imprimer 8c d’accepter uneChaire de Profeflèur en Théologie, On n’a de lui que la préfacede la Tibétiade de fon grand-pére de l’édition de 1665. Il avoitparmi fes Ouvrages manuferits plufieurs Traduéfions des Ouvragesdes Rabbins, 8c un ample Supplément à la Bibliothèque Rabbini-que. Au refte il étoit d'un tempérament tres-foible,8c il étoit fortincommodé de l’afthme dont il mourut en 1704. Il eut pour fuc-ceflèur Jean Buxtorf fon neveu , qui eft encore en vie 8c dont on aquelques Ouvrages, comme CataleBa Philologico-Theologica ; Phra-feologia Hebraïca ; Dijfertatitnes varii arguments ; Mufa errantes, (fie.
Au refte depuis 1591, jufques à préfent, la Chaire Hébraïque atoujours été occupée par des Buxtorfs, dans l’Univerfité de Bâle.
* Werenfels , in Vita j. Jac. Buxtorfii.
BUY (le) Voyez BUIS (le)
* B U Y C K S L O O T , village de la Northollande, vis à visd’Amfterdam. Il n’en eft féparé que par le petit bras de mer quis'appelle en Hollandois het Y ou ’t X. C’eft là où fe rendent lesbarques qui partent d’Amfterdam, 8c qui traverfent l’Y, pour tranPporter les Paflàgei^qui vont dans la Northollande.
* BUYE, bj^Jrg de.l’Iftrie dans l’Etat des Vénitiens, à peuprès au midi de Cabo d’Iftria, dont il eft éloigné de trois à quatrelieues.
* B U Y E N S (Jaques ) Brabançon, de l'Ordre de S. Domi-nique , fe diftingua par fon favoir, par fes vertus 8c par fon attache-ment au culte de la fainte Vierge. Il a compofé en Flamand, plu-fieurs petits Ouvrages propres pour la vie fpirituelle. * Valére An-dré , Biblioth. Belgica , p. 404.
B U Y E R ou BOYER (Guillaume) de Nice en Provence,Mathématicien 8c Poëte dans le XIII fiécle, fut très-bien auprès de •Charles II, Roi de Naples 8c Comte de Provence, 8c compofadivers Ouvrages en vers 8c en proie; De la cennoijfance des Miné-raux’, De la Source de plufieurs Fontaines, (fie. * Noftradamus»Hifi. Du Verdier-Vauprivas, Biblioth. Franp.
B U Y S (le) Voyez BUIS.
BUYTRAGO ou BUTRAGO, bourg d’Efpagne,
dans