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2 (1740) Lettres B - CHEG
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& ne négligeoit rien de ce qui pouvoit contribuer à les faire valoir,& à les avancer. Il recueillit dans le Levant diverfes infcriptionsqu'il envoya à Scaliger, à Lipfe & à Gruter, & y amalfa plus decent manufcrits Grecs, qui font encore aujourd’hui un des plus ri-ches ornemens de la Bibliothèque de l'Empereur. Nous avonsaulfide lui, Epifole quatuor Tardes. Legationis ; Confilium de Re militaricontra Turent iriftituenda ; Itintrct duo, Conftantinopolitanum (fl Ama-fianum ; Epiftolarum Legationis G allie a, libri duo. * Le Mire, inElog. Belg. (fl de Script, fec. XVI. DeThou, Hifi. 1.2.6. MelchiorAdam, in Vit. Jurifc. German. Valére André, Biblioth. Belgica, p.92. 93. (fl 94. Matthiole, l. 3. Epifi. (flc.

* BUSCA.BUSCO & B U S QJJ E, petite ville du Pié-mont au midi de Turin dont elle efl éloignée de lix lieues, & aunord de Coni ou Cuneo à la même diftance.

B U S G H (Jean) Chanoine Régulier de Windefem à Zwoldans l'Overiflèl, entra dans cette Congrégation vers le commence-ment du XV fiécle, jufqu'en l'an 1464, qu'il acheva de compofer laChronique de Windefem, divifée en deux livres, dont l’un contientl’établillement de la Congrégation de Gérard le Grand, & des mo-naftéres qui en dépendoient ; & l’autre l’Hiltoire & la Vie desHommes lllultres qui avoient fleuri dans le monaitére de Winde-fem, depuis fon établiflèment. Cet Ouvrage a été donné au publicpar Rofweide, & imprimé à Anvers l'an 1621, avec une lettre queTrithéme lui attribue, touchant les exercices Spirituels1 fur la vie &la paffion de J. C. qui eft l’Ouvrage de Jean de Huefden, Prieurde Windefem, rempli de maximes & de penfées Spirituelles. JeanBufch eft mort vers l’an 1470. * M. Du Pin, Biblioth. des Aut.Ecclef.du XV liécle.

B USC H, Tête de Bufch, & Captalat de Bufch. ChercherB UC H.

BUSCHouHERMANNUS BUSCHIUS, Al-lemand, natif de Dulm, village de Weftphalie dans le diocéfe deMunfter, fortoit dune famille noble & ancienne; mais fort pauvre.En l’an 1480, il fut envoyé par Rodolphe Langius en Italie; & ily fit un fi grand progrès dans les Langues & dans les Belles Lettres,qua fon retour il les enfeigna à Heidelberg, puis à Louvain, àLeipfic, à Marpurg, & ailleurs. Il procura auffi une édition de Si-lius Italicus, de Perlé & de quelques autres Auteurs anciens, qu’ilenrichit d’argumens & de Notes de fa façon. Plufieurs hommes deLettres de fon tems furent fes amis particuliers, & entre autres Tri-théme& Erafme. On dit que Bufch étant à Marpurg, paffadansune place où perfonne ne le falua. Ce procédé le lürprit: il rentrachez lui, & ayant pris un habit extrêmement propre, il repalfadans la même place, où tout le monde s’emprefia de lui faire civili-té. 6)uel aveuglement des hommes, s’écria-til, étant revenu dansfon logis ! ce fl donc mon habit (fl no » pas Bufch qu'on honore ? On ditque cet accident le rebuta tellement, qu’il fe retira à Dulm. Ilmourut en l’année 1535. * Trithéme. Erafme. Melchior Adam,&c.

BU SC H El. Voyez. B U S C H E Y.

BUSCHETTO da Dulichio , célébré Architeéte, ainfinommé parce qu’il étoit natif de l’ille de Dulichio, dans la MerIonienne, étoit en réputation au commencement du XI liécle. LaRépublique de Pife le fit venir en 1016, pour bâtir le dôme decette ville, c’eft à dire, l’églife cathédrale, qui a depuis pafië pourune des plus fomptueufes de l’Italie. Il avoit une intelligence parti-culière des machines, & failbit mouvoir de tres-graads fardeauxavec tres-peu de force. Cet Architeéte mourut à Pile, où on luiéleva un tombeau, où entre autres infcriptions étoit celle-ci,

<5)ttod vix mille boum poffent juga cuncia movere,

“*~Et quod vix potuit per mare ferre ratis,

Bufcketti nifu, quod erat mirabile vifu,

Dena puellarum turba levavit onus.

Ces Vers marquent qu’il faifoit élever par dix filles des fardeauxque mille bœufs accouplez n’auroient pas pu remuer, & qu’un vaif-feaudemer n’auroit pu porter. * Félibien, Vie des Architectes , p.178. du tome 5. de l’édit, de Trévoux 1725.

* BUSCHEY (Henri de) de Baltogne dans le Luxem-bourg, Religieux dans l’Ordre des Frères Mineurs, fe diftinguapar fon éloquence dans la prédication. Il a compofé en Flamand,un Dialogue fur l’Economie facrée du Verbe incarné ; & des Priè-res adreflées à la très fainte Trinité & à la Vierge Marie. * Valé-re André, Biblioth.Belgica, p. 344.

BUSCHIUS. Voyez. BUSCH (Jean)

BUSCHWEILER. Voyez. BUSWEILER.

B U S C O, ville de Pologne. Voyez. B U C K.

B U S C O, ville d’Italie. Voyez. B U S C A.

BUSDASIAN, ville d’Afie. Cherchez. BADACH-X A N.

B USÉE (Jean) Jéfuite, natif de Nimégue, dans le DuchédeGueldre, étant encore jeune, fe confacraà Dieu dans la Com-pagnie de Jefusen 1363. Après avoir enlëigné les Humanitez, ilfut envoyé à Rome, où il fit fon Cours de Théologie ; & à fon re-tour il fut employé durant vint ans à expliquer l’Ecriture, ou à pro-feflèr la Théologie morale : ce qu’il exécuta avec applaudiflèment.Il s’occupa aulfi à compofer les Traitez que nous avons de fa fa-çon, & entre autres, fes Méditations, où tout^ refpire la piété:mais une piété, fi l’on peut parler ainfi, honnête, engageante &fondée fur la charité. Car la douceur étoit le caraétére du P. Bu-fée, & cela parôit dans les Ouvrages qu’il a écrits contre ceux qu’ilregardoit comme Hérétiques. Outre fes Méditations, nous avonsde lui, Difputatio Théologien de Jejunio-, De perfona Chrifli ; Apologeti-cum de perfona chrifli ; Apologia pro Kalendario Gregoriano ; Refutatioduplex cavillationum a Stephano Gerlachio objeciarum ; De DefcenfuChrifli ad Infiros -, Faradoxa triginta Gafparis Swenkfelti in datera SacraScripture, SS.Patrum, (fl Rationis expenfa-, Apodixis Théologien proritu orar.di liofarium B. Maria Virginis ; Ifperafpiftes Rojarii ; Refponfio

BUS.

ad Thefes de Mijfa pcntificia (fl Ccene Dominiez profanatione a TheologisLutheranis Magdeburgenfibus pojitas ; Difputatio Théologien de Baptifmineceffltate, (fl de Baptifmo Conflantini Magni-, Fanarion, jive Area me-dica adverfus animi morbos-, Viridarium Chriftianarum Virtutum-, Mo.dusrecie meditandi de Rebus divinis-, De Statibus homir.um, Pontiflcis,Eccleflaflicorum, Laïcorum , Opus pofiumttm. Il a aulii traduit en La-tin plufieurs Ouvrages Italiens, avec les titres luivans, Vincentii Bru-ni Méditationum Tomi quatuor, (fl de Sacramento Pœnitentu-, LuctPinelli Meditationes de S. Euchariftie Sacramento, (fl de Vita Chrifli (flBéate. Virginis-, Erancifcus Arias, de lmitatione B. Virginis , item deProfeclu fpirituali, de Diffidentia fui, de Mortificatione ; Fulvii Andre-tii Libellas, de Frequenti Communient, (fl Meditationes de Pafjione Do-mini-, Bartholomei Riccii InflrucHo meditandi-, Rejponfio Roberti Cardt-nalis Bellarmini ad Dociortm Theolognm, de Cenfuris contra VenetosyVaria EptfloU anr.ua Societ. Jefu, de Rebus Japonenfium, de que StatuIndia Orientalis ab anno 1591 ad annum 1600. 11 nous procura autïide nouvelles éditions des Oeuvres de Pierre de Blois, d’Anailafe leBibliothécaire, de Luitprand, d’Abbon de Fleury, de Flincmar deRheims, de Trithéme, &c. Ainfi ce bon Religieux, confumépar fes travaux continuels, bc accablé de maux qu’il Ibuifroit avecune patience admirable, mourut à Mayence le 30 mai 1611, âgede 64 ans, dont il en avoit pâlie 48 parmi les Jeluites.

Le Père Bufée avoit.deux Iréres, qui ont tous deux écrit ; l’un eftnommé Pierre Eusée, qui fut aulii jéfuite, & qui enfeigna laThéologie. Il a travaillé fur un livre intitulé Opus Catechiflicum,flvefumma DoBrtne Chriftiane Pétri Canifli. Il y a ajoùté les témoi-gnages de l’Ecriture Sainte & des Saints Pères, & y a fait outre ce-la quelques additions.

L’autre eft Gérard Busée, Doéteur de Louvain, qui futPrécepteur de Jean-Guillaume Duc de Cléves, qui lui procura uncanonicatà Santen, où il fut auffi Théologal. Guillaume Lindan,Evêque de Ruremonde, l’engagea à compofer enFlamand un Caté-chifme, addrefle à ceux de Nimegue. On prétend qu’il fit auffi une ré-ponlë fi forte à Ulyricus, touchant la communion fous les deux elpé-ces, qu’on dit que les Proteftans en achetèrent tous les exemplai-res, pour en faire perdre la mémoire. * Ribadeneira & Alegam-be, Biblioth. Script. Societ. Jefu. Le Mire, de Script. facul. XVI. Va-lére André, Biblioth. Belgica; p. 271.471, 472 (fl 473. 727. Cal-lidius. *

en a eu plufieurs de ceL’un d’eux régna, après

* B U S E N, petite ifle dans la Mer de Nord ou d’Allemagneà l’occident de la province de Dithmarfen dans la Holface, autre-ment le Holftein.

B U S E N. Voyez. BUSENNIUS (Antoine)

* BUSENBAUM (flerman) naquit en 1600, à Nottelenen Weftphalie, & entra en 1619 dans la Société des jéfuites. Cefut là qu’il apprit la Théologie. Il devint dans la fuite Redcitr desCollèges de Hildesheim & de Munfter. Il mourut en 1668. Ona de lui, Medulla Théologie Moralis, qui fut imprimé en 1670 à Lis-bonne pour la 43 fois. * Gr. Dicl. Univ. Holl. Alegambe, Bibliotb.Societ. Jefu.

BUSENDORF. Voyez. BOSSONVILLE.

* BUSENNIUS (Antoine) de Breda, fut Médecin à An-vers. On a de lui, Commentarius in Galenum de inequali temperie.* Valére André, Biblioth. Belgica, p.6 3.

BUSENTO, petite rivière de la Principauté Citérieure,’province du Royaume de Naples, naît dans le mont Satriano, &on dit qu’à deux milles de fa fource, elle coule fous terre pendantfix milles, d’où elle fort de nouveau, pour aller fe décharger dansla Mer de Tofcane, près de la petite ville de Policaftro. * Ma-ty, Dicl. Géogr.

B US ET. Voyez. B U Z E T.

BUSH (Paul) Evêque de Briftol. Voyez, l’article de BRI-STOL.

B U S IRIS, Roi d’Egypte. Il ynom, au rapport de Diodore de Sicile,que cinquante-deux de fes prédéceflèurs, qui defeendoient commelui deMénès, eurent occupé le thrône. Sept autres Rois lui fuc-cédérent, dont le dernier fut un aune Busiris, qui bâtit la villede Thébes. La fable fait Bufiris fils de Neptune & de Lybie, fil-le d’Epaphus, & conte qu’il fut immolé par Hercule, parce qu’ilimmoloit lui même à Jupiter tous les Etrangers qui abordoient dansfon Royaume. Cesfiftions tirent leur origine, ou de l’inhofpitali-té de fes Sujets, ou de la coutume qu’ils avoient de facrifier unroufleau aux Mânes de leur Dieu Oliris, qui avoit été tué par leGéant Typhon, auquel on donnoit des cheveux roux. Le ion tom-boit rarement fur les Egyptiens, qui avoient prefque tous le poilnoir. Ainfi cette cruelle coutume ne s’entretenoit qu’aux dépens desEtrangers. Strabon nie pofitivement qu’il y ait eu des Rois en E-gypte appeliez Bufiris. En eft’et on n’en trouve point dans les Dy-nafties des Egyptiens ; & Diodore avoue lui-même en un autre en-droit, que Bufiris n’eft pas le nom d’un Roi, mais le nom du tom-beau d’Ofiris. Diodore parle d’un Busiris, qu’Ofiris fit Gou-verneur de la Phénl” .ie, & fon Lieutenant en Egypte, fous la Rei-ne Ifisfa femme. P, Diodore, /. 1. c. 17. 47. (fl 88. Apollodore,1.2. Ilocrate, in Elog. Bufirid. Strabon, /. 17. Bayle, Dicl. Crit.

BUSIRIS, ville dans la Balle Egypte, au milieu du Delta,renfèrmoit le temple le plus vafte que l’on eût conlàcré à Ifis, &où l’on célébrait le plus folemnellement la fête de cette Déeflè. Ondit que cette ville fut nommée Bufiris, parce qu’Ofiris y fut enfeve-li dans un bœuf de bois. De lâ vient qu’elle étoit aulii nomméeBufofiris. D’autres tirent fon nom d’un de fes Gouverneurs, appel-lé Bufiris. Elle étoit la capitale d’une des Prélèétures ou Gou-vernemens d’Egypte. La barbarie de fes Habitans, qui ignoraientles devoirs de l hofpitalité, a donné lieu à la fable de Bufiris, quifût puni par Hercule. Quelques Auteurs ont cru que cette villeétoit la même que la fameufe Thébes ou Héliopolis, aujourd hui Hu :en ce cas elle eut été bâtie par un Bufiris. * Strabon, /. 9. (fl 17.Diodore.

* B U S I US (Nicolas) de Gertruidemberg en Hollande, fa-

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