B U R. BUS.
rent abandonner l’Uni verlité pour fe retirer à Sevenock dans le Com-té de Kent auprès de Thomas Farnabe, qui l’y avoit appellé pourl'ai Jer dans l’mftruétion des jeunes gens qu’il avoit fous la conduite.Burton eut dans ce pofte occation de faire connoitre fon habiletédans les Belles Lettres, & la réputation qu’il s’acquit en ce genre,le tit chottir pour être Directeur de l’Ecole de Kingfton lur la Fa-miie près de Londres. Une paralylie qui 1 attaqua en ce lieu , 1 ob-ligea à lé faire tranfporter dans cette dernière ville, où il vécut encore deux ans. Il mourut le 27 décembre 1637, âgé feulement de48 ans. Il avoit acquis une grande connoiflànce de la Langue Gré-que 8c des Langues Orientales, comme il parait par fes Ouvrages.On a de lui, Oratio funebris habita in Aula Gloceftrien’i in obitum V,CL. Thama Al’leni; La première Epitre de S. Clément Pape, au,x Corin-thiens , traduite en Anglais. Crus. Lingue, Hifioria ; Allasse veterisLingue, Perfca que apud Prifios Scriptores Grecos & Latinos reperiripo-tuerunt ; Commentaire fur ce qui ejl dit de la Grande Bretagne dans l Iti-néraire dAntonin, en Anglais. ' Le Père Nicéron , Mémoires pourfervir à iHijloire des Hommes Illuftres, tome 18. p. 211. &fuiv.
BU R. T O N, bourg d’Angleterre dans la partie méridionaledu Comté de Weftmorland , 8c dans la contrée qu’on appelle Lanf-dale, fur les frontières du Comté de Lancaftre, à 204 milles An-glois de Londres. * Di cl. Anglais.
BURTON, fur la Trente, bourg du Comté de Stafford ,dans la contrée nommée OJfelove , fur les frontières du Comté deDerby, d’où elle eft féparée par la rivière de Trente , fur laquelleil y a un pont de pierres de 35 arcades*. Ce fut près de ce pont quele Roi Edouard, II. du nom, mit en fuite Thomas Comte de Lan-caftre, 8c plulieurs Barons. Ce bourg ell à 96 milles Anglois deLondres. * DiB. Anglais. •
BURTON, bourg d’Angleterre dans le nord oueft du Com-té de Lincoln, appartient au Canton de Manlie, dans la.divilionde Lindfey , 8c eft fttué fur la rive orientale de la rivière de Trente,qui à quatre milles de là fe jette dans l’Humber, Il eft à 127 millesÂnglois de Londres. ‘ Dicl. Anglais.
BURTON ou BURTON -WELS, lieu d’Angle-terre dans le Comté de Derby, d’où dans l’efpace de huit ou neufverges, meïure d’Angleterre, il fort d’un rocher neuf fources d’eauxminérales, dont huit font chaudes, &Ua neuvième tres-froide. LesHabttans du Nord d’Angleterre les 1 /équentent beaucoup pour di-I verfes maladies. * DiB. Anglais.
B U R U Z, bourg ou petite ville de la Turquie en Afte, eftfur le Madré , dans le Beglerbéglic de la Natolie , 8c vers les con-fins de celui de Caramanie. On croit que c’ell l’ancienne Cybiraou cibura Magna , ville de la grande Phrygie. * Maty , Dicl.Géogr.
BURWELL, bourg d’Angleterre dans la partie orientale duComté de Lincoln, eft dans le Canton de Lowthe, 8c eft une par-tie de la divifton de Lindfey. * Dicl. Anglois.
BURYouEDMONDS BURY, en Latin villa Faufli-ni, ville d’Angleterre dans la partie occidentale du Comté de Suf-folk, dans le Canton appellé Thingoe, eft dans une fttuation agréa-ble fur la rivière de Lack , qui fe décharge dans le grand Owfe. El-le fut appellée auparavant ville Royale, Royal-Toten, par le Roi SaxonSégebert, qui y fonda une églife. Mais à la mort du Roi Edmond,qui, pour n’avoir pas voulu renoncerait Chriftianifme, fut tué àHoxon par les Danois, puis porté dans ce lieu pour y être enterré,elle prit le nom de Bury ou d’î \dmonds-Bury , c’eft à dire, le fépulchred'Edmond. Le Roi Canut Danois, pour expier le crime de fon pè-re Suénon , qui avoit tué ce Prince, y fit bâtir une nouvelle églife& une Abbaïe, 8c y mit en 1020 des Moines noirs, à qui il donnala ville 8c plulieurs bons héritages tout autour. Ces Moines gou-vernoient la ville par un Sénéchal ; & quand elle devint Commu-nauté, le Magiftrat faifoit un ferment de fidélité à l’Abbé. Toutcela eft ruine à préfent, du moins quand à l’Abbaïe, qui reflèm-bloit plutôt à une ville fortifiée qu’à un monaftére. La ville, com-pofée de deux parodies, eft bien bâtie; ce qui fait que plulieursperfonnes diftinguées y vont faire quelque féjour, ennchilfent les.Habttans, & font valoir la ville. Il y a un Collège fondé par leRot Edouard VI. Elle a été honorée du titre de Baronie , en laperfonne de Henri Germyn, créé Baron de cette ville en 1643,par le Roi Charles 1 , & enfuite Comte de Saint-Alban, par le RoiCharles II. * DiBion. Anglois.
* BURY, bourg d’Angleterre dans la province de Lancaftre,avec marché, fur l’Irwel, au fud-eft de la ville de Lancaftre, dontil eft éloigné d onze à douze lieues.
* BURY, bourg de France dans le Gouvernement de l’ifledeFrance, 8c dans cette partie que l’on appelle le Beauvaifis qui confi-ne à la Picardie 8c à la Normandie. Il eft au fud-eft de la ville deBeauvais, dont il eft éloigné de quatre à cinq lieues,
BUS.
B U S (l’ifle de) nouvellement découverte c'Jtns l’Océan fepten-trional, eft au levant de la vieille Groenlat&e, entre l’Iflande8c l’ifle de Terre-Neuve. On prétend qu'elle a quarante lieues delong & quinze de large. Mais on n’en fait aucune particularité. *Maty, Di 3 . Géogr.
BUS (Céfar de) Inftituteur des Pères de la Doétrine Chrétien-ne , fils de fean-Baptifte de Bus, Gentilhomme originaire de Cômeau Mihnois, 8c d Anne de la Marche Provençale , naquit à Cavail-lon le troifiéme février de lan 1544. Après avoir témoigné deslentimens de piété dans fon enfance, il fe laiflà corrompre dans fajeunelîè par les plaifirs du fiécle. Un de fes frères ayant laiflé desBénéfices par fa mort, il fe fit pourvoir de ceux qu’un fimple Clercpouvoir pofl'éder. Enfin, revenant à foi, il fit une démiftion défes Bénéfices, 8c renonça à la Poe fie profane, dont il s’étoit mêléjufqu’alors, 8c mena une vie tres-édifiante 8c tres-réglée. Son Evê-que le pourvut dans fa cathédrale d’un Canonicat, dont il remplitles devoirs tres-réguliérement, menant une vie auftére 8c pénitente.
BUS. 52^
Quand il eut reçu l’Ordre de la Prêtrife , il s’employa à confeflèr 8e ,à catéchiler, 6c il établit une Congrégation de Prêtres léculiers,dont la fonétion particulière eft d’enltigner la Doétrine Chrétienneavec méthode, de plulieurs manières différentes, félon la différen-te portée des peuplts. Le Pape Clément VIII, à qui il en avoit é-crit pour avoir Ion approbation, renvoya cette affaire à TauiufioArchevêque dAqfignon, qui lui accorda f églife de fainte Praxédeà Avignon, pour y commencer cette inrtitution. Tauiufio ayantdepuis été fait Cardinal, fit approuver à Rome cette nouvelle Con-grégation l’an 1598. Elle lut transférée de la mailbn de fainte Praxé-de en celle de b. Jean le Vieux. Célar de Bus perdit la vue treize àquatorze ans avant fa mort, 8c ne laiflà pas de continuer les fonétionsde la Doétrine Chrétienne avec la même application. 11 mourut àAvignon le jour de Pâques, 15 avril 1607. Paul V avoit uni en1616, lïnftitution de la Doétrine Chrétienne à celle des Somafqueïen Italie mais Innocent X en fit un Ordre particulier l’an 1647,fous un Général François. La Congrégation fe divife maintenanten trois provinces, d’Avignon, de Paris 8c de Touloule Le B.Céfar de Bu. avoit compolë des inftruétions familières fur les quatreparties de la Doétrine Chrétienne, lelquelles ont été données au pu-blic, 8c qui font encore recherchées. * Jacques Marcel. JacquesBeauvais 8c Pierre du Mas, en fa Vie. Gautier, au XVII J, este de faChron. p. 284 Baillet, Vies des Saints du s y avril. Doctrine Chrétien'ne. Hermant, Hijl. des Ordres Religieux,
* B U S A, généreufe Demoilèlle de la Pouille , qui nourritprès de dix mille Romains fauvez de la défaite de Cannes. Ce futaprès la perte de la bataille donnée l’an 338 de Rome. * YaléreMaxime, /. 4. ch. 8 . ex. 2.
BUSA 8c BUSATEN, bourg de Tranflÿlvanie, eft fi-tué entre la ville de Colofwar 8c celle de Biftricz. On la prernlpour l’ancienne Napuca, ville de la Dace. * Maty, DiB. Géogr.BUSAIoubUSAY. Voyez B U Z A Y.
BUSBEC ou BOESBEC ( Auger-Ghiflen) connu fousle nom d’AuGERius-GisLENius-BusBEQUius, né en J522, àCommines en Flandre, fils naturel de Gilles Chilien, Sugneur deEoesbec, qui eft un petit village fur la Lis. Dès fon jtune âge ilmontra beaucoup de penchant pour les Lettres. Son père , quiétoit homme de qualité 8c de crédit, 8c dont l’Empereur Charles-Quint eftimoit la famille 8c le mérite, le fit élever avec beaucoupoe foin, 8c prit un Refcrit de cet Empereur pour le légitimer. En-fuite il l’envoya à Louvain, puis à Paris, à Venife, à Bologne 8c àPadoue, 8c lui donna pour Mâitres les plus excellens hommes quiflorilfoient alors dans ces villes. Lorsqu’il fut de retour dans lesPats-Bas, il fit un voyage en Angleterre, où il refta quelque temsavec l’Ambafladeur de Ferdinand I, alors Roi des Romains, quienfuite l’appella à Vitnne en Autriche. Ce Prince le nomma lbnAmbafladeur à la Porte de Soliman II, Empereur des Turcs, quin’étoit pas alors à Conftantinople, 8c que Busbec alla trouver àAmafie en Afie. Il a publié une Rélation de fes voyages, & il ya joint une Hiftoire naturelle des pais par où il pafloit, écrite avecune exaéfitude admirable. En 1562, il procura la liberté d’Alva-rezdeSande, deSanche, de Lève 8c de Bérenguel de Réquéfens,pris par le Baflà Piali dans fille de Gerbes, 8c s’en revint avec lepremier fur la fin delà même annéeà Vienne. On lui confia le gou-vernement des jeunes Princes, fils de Maximilien II. Depuis en1570, ce Prince le nomma pour conduire en France la PrinceflèElifabeth fa fille, mariée au Roi Charles IX, 8c lui commanda des’y arrêter en qualité de fon Réfident. Après la mort du Roi Char-les IX, lorsque cette Reine qui l’avoit fait Intendant de fa maifon8c de fes affaires, fortit de France, elle le laiflà à la Cour de Fran-ce en qualité de Miniftre : commflïîon qu’il exerça aufli au nomde l’Empereur Rodolphe. 11 y étoit encore en l’an 1592, 8c fou-haittant d’aller pafler quelques mois chez lui dans les Païs-Bas, il enobtint la permiflîon de l’Empereur. Paris commençoit alors à re-venir de fon entêtement pour la Ligue. Auger Ghiflen, qui fentoitque ce changement étoit tres-défavantageux pour la Maifon d’Autri-che , qui foutenoit les Ligueurs, voulut prévenir par fon départ lesaccidens fâcheux qu’il prévoyoit ; mais en paflànt par la Norman-die, quelqufif Soldats fortis de la garnifon de Rouen, croyant quetout étoit permis durant la guerre civile, le rencontrèrent, 8c fe lai-firent de 1 a perfonne. D’autres difent qu’ils le furprirent dans unehôtellerie durant la nuit, qu’ils l’en tirèrent même avec violen-ce pour l’emmener ; maisqu’ayant appris ce qu’il étoit, ils le mi-rent en liberté. Le Gouverneur de Rouen en fit d’abord témoi-gner fon déplaifir à Busbec, qu’une fièvre violente obligea de fefaire porter dans la maifon d’un Gentilhomme, où il mourut 23jours après, au mois d’oétobre de la même année 1592, 8c en la70 de fon âge. Jufte Lipfe, qui étoit fon ami particulier, lui fitççttç épitaphe,
In Auggeri Gijlenl BusbequI trijlem mort et» & ptttm .
Augerius ijlicefl fitus Busbequius,
Sfuis illei ghiem virtutes & prudentiaHabuere carttm, gratia, ipfi Cafares.
Hune aula eorum vidit , aula & extern,
Afin Tyranni. ShtaViri félicitas?
Probavit hu & ilia in omni tempare ,
In munere omni , Nejlorem feprabuit,
Lingua atque mente. Jam quies eum Jibi,
Et patria bec fpondebat : ecce fuflulitViam per ipfam miles, incertum an latro,
Sedfuflulit, pmulque fidus Belgica,
Gfuod nunc choreas fulget inter aflricas.
Jujlus Lippus magno amie»exiguum menummum P,
Il ne fe diftingua pas tr.oips par fen amour pour les Belles Lettres i
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