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2 (1740) Lettres B - CHEG
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BU O. BUP. BUQ.

demanda à fon Mâitre, & le mena à Rome. Perrin, que l’on ap-pella pour lors del Vague, à caufe de fon dernier Mâitre, fut tou-jours nommé de la forte. Il fe rendit extrêmement habile en fonArt, & prit loin d’étudier d’après les plus beaux morceaux de l’an-tiquité. Raphaël ayant alors ouï parler de lui, le voulut connôitre,& le fit travailler aux loges du Vatican, qu’il peignoit pour le PapeLéon X. Perrin y aquit beaucoup de réputation, & fut employéfous ce Pape pour d’autres ouvrages, aufli bien que fous ClémentVII, en 1323. Jules Romain ScJean-FrancefquePenni, craignantqu’on ne le préférât à eux, réfolurent de s’allier avec lui, & en1525 lui firent épouferune fceur de Penni. Deux ans après, Per-rin perdit au fiége de Rome tout ce qu’il avoir. Un de fes amis luiconfeilla d’aller à Gênes, où il peignit le Palais du Prince Doria.C’eft là que ce Peintre a donné les plus grandes marques de fon fa-voir. Il revint enfuite à Rome; & comme il étoit un des plus ex-ceUens Ouvriers qui fût alors pour les figures & les ornemens duRue, il fut choifi pour faire le platfond de la falle des Rois au Va-tican ; mais il n’acheva pas cet ouvrage ; car il mourut fubitementen 1547. * Vafari.Frf. de'i Pitt. Félibien, Entretiens fur les Vies &les Ouvrages desPeintres , tome 1. E ntret. 2. p. 337. 348. 349. de le-dit. de Trévoux 1725. Soprani, Fitt. Gen. De Piles, Abbrégéde laVie des Peintres, p. 200. •

BUONARUOTI, Peintre. Cherchez. BONAROTA.BUONAMICO, Buffàlmaco, Peintre. Cherchez, BUF-FALMACO.

BUONCOMPAGNO. Voyez EONCOMPA-GNON.

BUONDÉNO, petite ville ou bourg de l’Etat de l’Eglifeen Italie, eft dans le Duché de la Mirandole, à l’embouchure duPanaro dans le Pô. * Maty, Dicl.Géogr.

BUON-RETIRO. Voyez. BUEN-RETI RO.

B U O N V I S I. Voyez B O N V ISI.

B U P A L U S, célébré Sculpteur, fils à’Antherme, fils, petit-fils & arriére-petit-fils de Sculpteurs, & frère d ’Athénis, vivoitfous la LX Olympiade, vers l’an 340 avant Jelüs Chrilt. Athénisétoit de même profèffion que fon trére, & apparemment ils travail-loient de concert, puisque Pline parle conjointement d’eux & deleurs ouvrages. Ils fioriflbient en même tems qu’Hipponax, quiétoit un Poëte d’une figure méprifablsg laid & fluet, tout ce quifet peut. Ils égayèrent leur imagination fur lui, & le répréfenterentfous une forme ridicule; mais ils trouvèrent à qui parler. Le Poëteleur décocha une fatyre fi violente, qu’au rapport de quelques Au-teurs ils s’en pendirent de dépit & de chagrin. Pline n’en demeurepas d'accord ; il dit au contraire que depuis qu’Hipponax fe futvengé, ils firent plufieurs belles ftatuesen divers lieux, & rapportelà-deflùs un trait fingulier de l’art de Bupalus. Il dit que l’on voyoitdans l’ifle de Chio une Diane pofée dans un lieu élevé, que quandon entroit dans ce lieu, le vifage de la Déeflè paroiflbit trifie & re-frogné ; mais que quand on venoit à l'ortir, le même vifage avoit unair gracieux &fouriant. * Pline, l. 36. ch. 5. Suidas, au mot Hippo-nax. Paufanias, in Meffeniacis & in Beoticis.

B U QJU HAN ouBUCHAN, province d’Ecofle, qui apour bornes, à l’orient & au feptentrion, la Mer d’Allemagne; àl'occident & au midi, les provinces de Murray & de Marr. Sesplaces les plus confidérables font les châteaux de Slanes & de Fen-dracht. Ce pais eft fertile en pâturages, & l’on y voit un grandnombre de brebis, dont la laine eft fort eftimée. Il ne s’engendreaucun rat en cette province ; & fi l’on y en porte d’ailleurs, ils n'yfauroient vivre. Près de Slanes il y a une caverne, où l’eau qui endiftile fe convertit en pierre en fort peu de tems ; & fi l’on n’enle-voit de tems en tems ces fortes de pierres, elles auroient déjà rem-pli toute la caverne. On trouve fur les rivages beaucoup d’ambrejaune, dont on y a vu dans le XVII fiécle, une mafiè plus grollè quele corps d’un cheval. Les femmes en font des colliers & des bratfë-lets. Quelques uns ont rapporté que vers les côtes on voit des ar :bres, dont les feuilles fe changent en petits oifeaux, qui tombentdans la mer, & qui deviennent gros comme des oyes, que les Ha-bitans appellent Clayks. Mais d’autres, qui en ont recherché la vé-rité, n’ont pu découvrir de quelle manière fe forment ces oifeaux,n’ayant vu ni œufs ni nids fur ces arbres. Pour faire connôitre plusparticuliérement cette province , nous obferverons, qu’a près leSpey, qui la fépare de celle de Murrai, & le Don, qui la féparede celle de Marr, la Doverne eft la rivière la plus confidérable decette contrée, qui eft divifée en plufieurs petits païs. C’eft dans le Bu-quhan propre que font Frazerbourg & Peter-head, deux ports demer, & la caverne pont on a parlé cy-defius. De la pierre qu’onen tire, on fait de la chaux tres-blanche & bonne. Bamke ainii ap-pellé du nom de fa principale ville, qui eft à l’embouchure de laDoverne, mais dont le port ne vaut rien, n'eft pas confidérable;on y fait quelque commerce de blé, & de faumon qu’on pêche dansla rivière. Boyne eft tres-fertile fur la côte, & montagneux ail-leurs. Pour Strathawin, ainfi nommé de la rivière d’Awin qui l’ar-rofe, & dont l’eau eft extrêmement claire, il a de belles prairie?.Strathbogy mérite à peine d’être nommé : mais Srtathyla eft un ex-cellent territoire, le blé y vient en abondance, les pâturages fonttres-beaux, la chaux y eft fi commune qu’on en bâtit les maifons,

& l’on y fait un trafic confidérable de chaux, de bétail, & du fil leplus fin. Pour Ainze qui eft au nord deStrathyla fur les bords duSpey, on y recueille beaucoup de grains. Garioch eft plus confi-dérable par la noblelfe dont il eft rempli, que par fes productions.Balvany a quelque chofe qui le diftingue de tous les autres païs.C’eft un rocher capable de fournir aiïèz de bonnes pierres à aiguiferpour toute la Grande Bretagne. On y trouve aufli des fources d’eaud’alun, & des veines de pierre. * Miége, Etat pref.de la GrandeBretagne. Davity. Camden, de l’Ecoffe.

B U QU H AN-NESS, Cap d’Ecofle, anciennement Taxa-lium ou Taizalium Promcntorium , eft en la côte orientale du Buqu-han, & le plus oriental de toute l’Ecoflë.

B U QU IN G H A M. Voyez BOUKINGHAM.

B U R.

B U QU O I, bourg. Voyez BUC QU O Y.

B U QU O Y (Seigneurs de) Cherchez LQNGUEV AL.

B U R.

B U R A, ancienne ville de l’Achaïe, dans le Péloponnéfe, furla côte du Golfe de Corinthe, fut renverlëe par un tremble-ment de terre. Les ruines qui en relient, fe nomment maintenantPcrnitza , entre Patras & Valilica, qui elt un village où étoit autre-iois la ville de Sicyone. Bura étoit célébré par un oracle d’Hercu-le, dont la ftatue étoit adorée dans une caverne proche de cette vil-le. Ceux qui venoient confulter cet oracle , tiraient des con-noifiànces de l’avenir d’une manière allez extraordinaire. Us pre-noient quatre dez parmi un grand nombre d’autres, & les jet-toient fur une table ; puis regardant les marques qui paroilfoientau deflùs de ces dez, ils cherchoient dans la table les mêmes figu-res, & croyoient apprendre ainfi ce qui leur devoit arriver. * Pau-fanias, in Achaicis. Ovide, Métam. I. 15. v. 293.

BURA G R A D, rivière d’Afrique dans le Royaume deFez, où elle fépare la province de ce même nom de Fez, de cel-le deTetmefna, fe jette dans l’Océan occidental, ou Atlantique,au cap de Sola ; & la ville de ce nom eft bâtie à fon embouchure.

BÜ R A N A (Jean-François) natif de Vérone, qui florilîôital j fiécle > fut Difciple de Bagolin, qui expliquoit la Logiqued Ariftote dans l’Académie de Bologne, 8c fit parôitre beaucoupde fubtilité en difputant : cela fut caulë que les Ecoliers témoignè-rent beaucoup d’envie qu’il fît des leçons publiques fur cette partiede la Philofophie. Ils eurent ce contentement, 8c s’ils entendirentbien ce nouveau Mâitre, ils ne furent point mal-habiles. Il fe plai-foit à les promener dans le païs des Interprètes Grecs & Arabes. Ilavoit étudié la Langue Hébraïque avec beaucoup de fuccès. Ayantquitté fa profc-flion, il s’appliqua à la pratique de la Médecine. Iltravailla aufli à la Traduétion de quelques Traitez d’Ariftote & d’A-verroès, & à y joindre des Commentaires. La mort ne lui permitpas d’y mettre la dernière main. U fouhaita pourtant que cela’ fûtimprimé, Sc il enjoignit à fes héritiers d’en procurer 1 édition aprèsque fon manufcrit aurait été corrigé par quelque habile homme.Cet Ouvrage fut imprimé à Paris in folio l’an 1539 > après l’avoir étéà Venife. * Voyez l’Epitre Dédicatoire de Bagolm. Bayle, Dici.Crit ,

B U R B A N ( Erchenbaud de ) Cherchez E R C H E N-BAUD.

B U R B A N T. Cherchez BRACHBANT.

B U R C E, païs de Tranflÿlvanie. Cherchez B U R C Z A.

* B U R C H(Vander)fàmille noble des Païs-Bas, s’eft fortdi-ftinguéedu tems des Comtes de Hollande, 8c dans la fuite a tenuun rang confidérable dans les villes de Delft & de Dordrecht.

B U R C H (Adrien Vander) Voyez B U R G H.

B U R C II (Lambert Vander) Voyez B U R G H.

B U R C H (Gérard Ter) Voyez B U R G H.

B U R C H AI M. petite ville d’Allemagne. Elle eft dans laBavière, à l’embouchure du Lech dans le Danube, entre New-bourg & Ingolftad. * Maty, DiB. Géogr.

’BURCHARD, Connétable, fous Charlemagne, donnadirerfes preuves de là valeur. En 806, il commandoit une flotte& battit les Sarrafins. * Mézeray. Dupleix.

BURCHARD, Religieux de l’Ordre de feint Benôit, puisHermite, qui vivoit dans le IX fiécle, étoit de Dorcefter en An-gleterre, 8c écrivit la Vie de Fromond Prince Anglois, qui aban-donna une fucceflion tres-confidérable, pour vivre dans un clôjtre,environ l’an 870. * Pitfeus, de Script. Angl. Voflius, &c.

‘BURCHARD, Comte de Melun, de Corbie & deVendôme furnommé l’ancien étoit ifl'u d'une illuftre famille ancien-ne, & fut favori de Hugues Capet Roi de France. Après la mortde Hugues, Robert fon fuccefleur prit Burchard fous 1 k protectioncontre fes envieux, dont le plus confidérable étoit Eudes, Comte deChartres qui en 999 prit la ville de Melun qu’il perdit bientôtaprès, & qui fut battu par Burchard. Ce dernier étant rétabli d'u-ne maladie dangereufe, prit l’habit de Religieux, Sc fe rendit àl’Abbaïe de St. Maur des Fofiëz, où il mourut le 26 févr. 1012.

* Gr. DiB. Urdv. Holl. Odo Fofiàtenlis, in Vita, ap. du Chêne, to-me 4. de l'Hift. de France.

BURCHARD, Evêque de Wormes, qui'vivoit dans leXI fiécle, étoit natif de la Baflèe, Bajfus, 8c non pas du pais deHefle, comme d’autres l’ont cru. Il prit l’habit de Religieux defaint Benôit dans l’Abbaïe de Lobes, aujourd’hui du diocéfe deCambray, & depuis fut Evêque de Wormes en 1008. Il avoit étéPrécepteur de Conrad , dit le Salique, depuis Empereur , filsd’Herman, Duc de Wormes, & ce fût ce Prince qui lui procuracet Evêché. Nous avons fous fon nom, le grand volume de Dé-crets; car c’eft le titre qu’il porte, Magnum Volumen Canonum, di-vifé en XX livres. Il y travailla avec Olbert Abbé de Gemblours.

& il aflùre, dans l’Epître qui eft à la tête de^ fon Ouvrage, qu’ill’entreprit à la perfuafion de Brunichon, Prévôt de fon églife, &que c’étoit principalement pour inftruire les Prêtres de fon diocéfe,dans les chofes qui regardent l’adminiftration du Sacrement de laPénitence. Burchard s’étoit beaucoup fervt de la Colleétion deRéginon ; mais il y a ajouté beaucoup de chofes, & a fait plufieursfautes, dans lefquelles Réginon n’étoit pas tombé. Son recueileft fait avec aflèz d’ordre, mais fans choix ; & il eft plein d'alléga-tions des faufiès Décrétales. 11 mourut le 20 août de lan 1036,d’autres difènt le 14 oétobre, & il fut enterré dans fon églife, oùl’on mit cette épitaphe.

Robora Burchardus ex nomine dénotât artis.

Et quod nom en habet maxima fafla probant,

Vangio nam per eum fojjas & moenia , turresMdificat rurfus , dipopulataprias.

On voit par cette épitaphe qu’il fit rebâtir les murailles de Wor-

mes Les Auteurs Latins le nomment Burcardw, Bruccadw Sc B'o-

tard h<.

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