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2 (1740) Lettres B - CHEG
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£i$ B U L.

chen, Lichtenwalde, & plufieurs autres Seigneuries. Dans la Baf-fe Luface, la petite ville de Gaflen & les villages de Meierldort.deLeizigor, de Printzdorf, de Nieverle, de Tfchern & de Bfchni-dinchen ; & dans la Haute Luface Hammerftadt & Linde. * Gr.DiB. XJniv. Holl.

B U N D E R (Jean) de Gand, Religieux de l’Ordre de faintDominique, Inquifiteur dans les Païs-Bas, qifivivoit dans le XVIfiéde, étoit un homme d'une grande doétrine, . bon Religieux, &tres-prudent. Il compofa divers Ouvrages, qui lui aquirent beau-coup de réputation, & entrp autres, Compendium rerum Theologica-rum-, Collationes IV. SS. Doctorum Ambrofii, Hieronymi, Augufiini doGregoriiMagni', Scutum Pidei ; De Baptifmo, confia Memnonem Ana-baptiflam ; DeteBio Nugarum Lutheri -, Confutatio Dogmatum Luthera-norum. Il a laide en manufcrit Index Codicum manufcriptorum perBelgium vicinafqueprovincias . Il mourut à Gand le huitième juin del'an 1557. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. 470. Le Mire,de Script, f&c. XVI. Ferdinand de Caffilie, &c.

* BUNCZEL eft le nom de deux villes de Bohême diftin-guées par les noms de vieux & de nouveau. Le vieux Bunczel ap-pelle Alt-Bmczel eli partagé en deux par l'Elbe dans lesPréfeftures de Boleflaw & de Caurzim; le nouveau Bunczel ouJungbunczel eft le même que Bolellaw. Voyez BOLESLAW.

* B U N É E, furnom dejunon, pris de Bunus fils de Mercurequi bâtit un temple à l'honneur de cette Déelîè. * Paufanias, in Co-rinthiacis.

B U N E L (N....) Peintre François, qui après la mort duPrimatice, fut conjointement avec du Breuil chargé des ouvrages depeinture les plus conlidérables. Il fit avec du Breuil la petite gale-rie du Louvre, qui fut brûlée en 1660. Il mourut fous le régnede Henri IV. * De Piles, Abbrégé de la Vie des Peintres, p. 449.

B U N E L (Guillaume) Profelièur en Médecine dans l’Univer-fité de Touloufe, vers le commencement du XVI fiécle, compolkquelques Ouvrages. D11 Verdier Vauprivas en rapporte le titre d'un& quelques extraits. Ce titre eft couché en ces termes, Euvre ex-tellente do a chacun dejirant de pejle fe préferver très-utile^ contenantles médecines préfervatives do curatives des maladies peflilentieufes, doconfervatives de la fanté, compefée par Maure Guillaume Bunel en laFaculté de Médecine , Docteur liegent de l’Univerfité do Tholofe, lefquel-les par lui font ordonnées tant en Latin qu'en François par rime : Avec plu-fieurs é pitres à certains excellent perfonnages en la louange de juftice do dela chofe publique. Ce livret fut imprimé à Touloufe l'an 1513,m quarto. Voici les premiers Vers des Extraits, que l’on en trouvedans du Verdier.

En après il fe fàult garderDe faire prou ni peu excèsDe quoi l’on fe puilfe efchauffer,Car il en vient des maux allëz.Les Femmes à par délaiflèzSans toucher aux bas inftrumens:Plufieurs en ont (ouffert tourmens.Je ne dy pas qu’en mariage,

Afin qu’on puiffe avoir du fruit,Vous ne fartiez aucun ouvrageDe tard en tard ainfi que duit.

Mais ce foit après la minuit,Parfaiéte la digeftion,

Pour faire Génération.

Audi grands inconveniensViennent pour trop manger &boire :

On a vu de grands accidensDefquels devons avoir mémoire.Et pour ce fi me voulez croireMangez peu, net, & bon il foit.Fol eft qui foi-mêmes déçoit.

BUNEL (Pierre) natif de Touloufe, étoit fils d’un pèreNormand, & joignit une grande érudition à une vie véritablementChrétienne. Après avoir fait fes études à Paris, il retourna à Tou-loufe; mais n'ayant pas dequoi y fubfifter, il alla à Padoue, où ilfut nourri par Emilius Perrot. Il entra enfuite auprès de Lazare deBaïf Amballadeur de France à Venife, & ce Mâitre généreux luiprocura les moyens d’apprendre la Langue Gréque; après quoi ils’appliqua à l'Hébraïque. George de Selve, Evêque de Lavaur,ayant relevé Baïf dans fon ambalfade, prit Bunel à fonfervice, &l’emmena à Lavaur lorsque le tems de fon ambaflkde fut fini.Après la mort de ce Prélat arrivée en 1541, il retourna à Toulou-fe, où il aurait encore eiïùyé les incommoditez de la mifére, fiMM. du Faur, protecteurs de la vertu & de la fcience, ne lui euf-fent fait fentir de leur propre mouvement, les effets' de leur libéra-lité. L’un deux lui donna fes fils à inftruire & à conduire en Ita-lie, mais Bunel n’acheva pas le voyage, étant mort d'une fièvrechaude à Turin l’an 1546, à l’âge de 47 ans. Quoique tres-re-commandable par la délicatefle de fon ftyle Cicéronien, il le fut en-core plus par fes bonnes mœurs: content de fon fort, il n’afpirajamais ni aux richefïes, ni aux honneurs. On a placé fon buftedans la galerie des illuftres Touloufains, que l'on voit dans la mai-fon de ville de Touloufe. Charles Etienne fit imprimer en 1551les Lettres de cet Ecrivain, mais on contrefit cette édition à Colo-gne en 1568. Henri Etienne les publia de nouveau en 1581, &onles réimprima à Touloufe, en 1687, par les foins de M. Graverai,Avocat de Nîmes, qui y joignit des Notes de fa façon. Il ne fautpas croire que Pierre Bunel fut fils de Guillaume Bunel Profëflèur enMédecine enl’Univerfitéde Touloufe, dont il vient d'être parlé.* Scévole d e Sainte-Marthe, inElog. DoB. Gallia, lib. 1. Bayle,DiB.Crit. .

B U N G E Y, bourg d’Angleterre daps la province de Norfolk,a donné fon nom à Nicolas Bunjgeï. Voyez NICOLAS.

B U N G E Y (Thomas) Religieux de l’Ordre de S. François,qui florillbit fur la fin du XIII fiéde, vers l’an 1290, fut Doéteurde l’Univerfité d’Oxfort, où il proferta la Théologie, & fut lié d’a-mitié avec Roger Bacon, tres-dofte Mathématicien, & l'un desgrands Génies de fon Ordre en Angleterre. Cette conformité d’in-clinations lui donna du goût pour les Mathématiques, dans lefquel-les il réiiffit. Au milieu d’un fiécle d’ignorance, tout ce qui pa-roifloit extraordinaire avoir le caraftére de Magie. Bacon fut accu-fé de s’attacher à ces fciences noires, & Bungey fon ami eut partaux mêmes foupçons, qui s’accrurent, lorsqu’il publia un Traitéde la Magie. Il fut néanmoins élu Pfovincialde fon Ordre, com-

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me Pitfeus le témoigne. Outre le Traité dont nous avons parlé, ilcompofa des Commentaires lur le Maître des Sentences, un livredes Queftions de Théologie. * Pitleus, de illuft. Augl. Script.

BLÎNGO, ville & Royaume de fille de Ximo, au Japon.La ville eft fituée lur la côte orientale, près d’un golte, entre Fu-nei quelle au feptentrion, & Ufuqui au midi. Le KoideBungoavoit embrallë la Religion Chrétienne dans le XVI fiécle, & pres-que tous lès Sujets en avoient lait de même ; mais depuis l'an 1620,on les a fi fort perlécutez, qu’à peine y en refte-t’il quelques uns,s’ils ne font cachez. Le Sieur Tavernier, dans les Voyages, ra-conte bien au long les occafions & les circonftances de cette fan-glante perfécution, qui a lait périr plus de quarante mille Chrétiens.Voyez le dernier tome dej rélations des Voyages de Tavernier, quicontient quelques Traitez, dont le premier eft intitulé, Relation duJapon, do de ta caufe de la perfecution des Chrétiens dans lesijles. Uy a encore un Ouvrage qui parle exaétementde cette perlecution;c’eft Y Apologie pour les Catholiques , par M. Arnaud Doéteur en Sor-bonne, imprimée en 1682, tome 2. ch. 16. dont le titre eft, de laplus cruelle Perfécution qui fut jamais fufeitée contre les Chrétiens du Ja-pon, parla malice du Preftdent du Comptoir, do de la Compagnie de Hol-lande. Il faut encore lire le chap. 7. du même tome, qui contientd excellentes réflexions lur cette cruelle perfécution, où l'on voit lafin déplorable des Chrétiens, & pour ainfi dire, l’extinéfion duChriftianifme dans le japon; & lejulle châtiment que Dieu tira dece Hollandois, Préfident du Comptoir, qui avoit été le principalinfiniment de cette langlante tragédie. * Ambaffade du Japon.

NB. Il ne faut pas porter fon jugement lur cette attaire avant qued’avoir auffi lu ce que les Hollandois en ont dit dans divers livres,félon la maxime, audido alteram partem.

B_U NINA, montagne de la Grèce, qui eft entre la ThelTalie& l’Achaïe, s'étend jufqu'au Golfe de Zeiton. Les Anciens luidonnoient le nom d ’Oeta-, & elle eft célébré par le détroit desThermopyles, & par la mort d’Hercule, oui s’y brûla. * Maty,DiB. Géogr. ÿj

B UN NI K (Jean de ) Peintre, naquif à’Utrecht en 1654. En1668, il fut mis fous le célébré Hermari'Btchtleven,auprès duquelil fit en trois ans de fi grands progrès, qu'au bout de ce tems-la il fûten état d’entreprendre luifcil un ouvrage & de le conduire jufquesà la fin. Pour s'avancer encore davantage, il voulut profiter desleçons de Gérard Hoet, avant que de faire le voyage d’Allemagne:& d’Italie. Dans la première, il vilita Francfort où il fit quelqueléjour, Heidelberg, Spire, Strasbourg & Zurich. Dans l’autre.Gênes, Livourne, Rome, Naples, Boulogne, Ferrare, Venife,Milan , Modéne. Dans cette dernière ville il eut occalion dépeindre pour le Duc François qui en fut fi content, qu’il le prità foufervice & lui fit penfion. Bunnik demeura à la Cour de ce Princehuit ans de fuite, & fit dans cet intervalle de tems plufieurs bellespièces qu’on peut voir encore aujourd’hui tant dans fon palais quedans fes maifons de plaifance. Dans ce tems-là, le Duc fit un pèle-rinage à Lorette & prit avec lui Bunnik, dont il fut accompagnéjufqu’à Rome, où nôtre Peintre fe trouva pour la troifiéme fois, &où il fut admis dans la Bande ou dans la Société des Peintres Alle-mans& Hollandois fous le nom de keteltrom, c’eft à dire, timbale.Etant de retour à Modéne avec le Duc, il lui demanda fon congé,& en obtint un paflèport pour retourner par la France dans fon païs’Mais ayant trouvé à Turin Ferdinand Voet, il s’y arrêta quelquetems & y peignit quelques pièces. Enfuite ils allèrent de compa-gnie en France & vinrent à Paris, & de là par le Brabant jufques àUtrecht, où il arriva en 1684. Il fut employé à Loo où il peignitplufieurs grands partages, à Zeift par M. d'Odyk, &à Voorft parM.le Comte d'Albemarle. * Gr. DiB. Univ. Holl. Houbraken.Fi»des Peintres, en Hollandois, partie 3. ‘

* BUNSCHOTEN, gros village de Pêcheurs dans laprovince d'Utrecht auvoifinage du Zuiderzée, au nord d'Amers-fort, dont il eft éloigné de deux bonnes lieues, & au nord-eftd’Utrecht à la diftance de cinq à fix lieues.

BUNTIN ou BURTINGIUS (Hertri) Allemandné à Hanovre en 1545, futMiniftre à Gruno, & dans la fuite Sur-intendant à Goflar. Il vivoit en 1593, & donna au public uneChronique Univerfelle. Il a auffi compofé l’Itinéraire de l'Ecri-ture Sainte; une Chronique de Brunfwick, que Meibomius a cor-rigée & continuée jufqu’en 1620,&c. * Martin Zeiler, de Hift.Celebr.

BUNTINGFORD, bourg d'Angleterre, dans la con-trée du Comté de Hartford, qu'on appelle Edroinfireet , eft à 36milles Anglois de Londres. * DiB. Anglais.

BUNTSLAW, ville de Boheme. Voyez BOLES-LAW.

B U N T Z. Voyez B I N T Z.

EUNTZEL ou BUNTSLAW, ville de la Bohêmepropre. Voyez BUNCZEL.

BUNTZEL, BUNTZL AW ou BUNTSLAW,eft une petite ville d'Allemagne, dans le Duché de Jawer en Silé-fie, fur la rivière de Bober, à huit lieues au deflùs de la ville deSagan. * Maty (_• DiB. Géogr.

B U O. B U P. BUQ.

B UONACORSI, autrement PERRIN DEL VA-GUE, Peintre célébré, étoit fils de Jean Buonacorfi , quiavoit fuivi le Roi Charles VIII dans les armées, & qui y avoit ététué. Sa mère, mourut de la pefte deux mois après l’avoir mis aumonde. On l’éleva dans un village, & on le mit en apprentiflàge àFlorence chez un Epicier; mais n’ayant aucune inclination pour cecommerce, il alla demeurer avec un certain Peintre, nommé An-drea de Cer't , parce qu’il travailloit ordinairement à peindre des cier-ges ; & c’eft pour cela que Perrin fut alors furnommé de Ceri. CetAndrea le garda quelque tems; & voyant l’excellent naturel de cejeune homme, il le mit avec Ridolphe Ghirlandao. Dans la fuite,le Vaga, Peintre Florentin, fut fi charmé de fonefprit, qu'il le

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