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BAC.
Conciles. Charles de S. Paul, & enfuite le P. Labbe, croyent queBacatha eft la même que Balcatha dans la Tribu de Juda. D.Calmet, DiS. de la Bible. Il a abbrege 1 article de Reland. FaUft.iib *1,
BAC AUDE. Voyez. B AG AU D E.
BAC A Y en Latin Bacaium , ville de llnde delà leGahge,capitale du Royaume ou pais de même nom qui appartenoit autre-fois au Roi d'Ava. Cette ville eft fituée fur la rivière de_ Pégu, en-viron à quatre cens mille pas au delTus de la ville de même nom,au feptentrion, vers le Lac de Chiatnay * Baudrand.BACBACAR. Voyez. BAKBAKAR.
* BACC ANO, & BACANO, petite rivière de l'Etatde l’Eglife en Italie. Elle a fa fource dans le petit Lac de Baccano,ui eft un peu à l’Orient de celui de Bracciano dans le Patrimoinev,e St Pierre ; enfuite elle paflë près de Monte Tiviéri, & va fedécharger dans le Tibre à deux lieues au delîùs de la ville de Ro-me , au bourg de la Valcha, dont quelques-uns lui donnent lé nom.Cette rivière qui s’appelle en Latin Cremera n’eft connue que par ladéfaite des Fabiens, qui ayant entrepris de faire la guerre feuls contreles Veiens perdirent 306 perfonnes de leur famille en un combatdonné près de cette rivière l’an de Rome 277* * Maty, Diclion.Géogr. Voyez. CREMERA.
BACCARAT, petite ville de France ën Loirraine, fituéedans le Diocéfe de Mets fur laMeurte, entre Nancy & Eftival,environ à neuf lieues de la première, & à quatre de la dernière.
* Maty, Ditl. Géogr.
BACCARELLE (Gilles) fameux Peintre natif d’Anvers,excelloit à peindre des païlages. Son frère, Guillaume Bac-carelle, s’eft aufli rendu illuftre dans cet Art; & l'on remarqueque dans les derniers fiécles on a toujours vu de célèbres Peintresde cette famille, non feulement à Anvers, mais aufli à Rome. Lors-que les Baccarelles venoient à mourir dans cette dernière ville , il• y en avoit quelques uns de ceux d'Anvers qui prenoient leur placepour y foutenir leur réputation. * Acad. Fiel. part. 2. 1 . 3.
B ACCETI (Nicolas) de Florence, Abbé de Sainte-Luce ,de l’Ordre de Cîteaux, mourut l’an 1647, âgé de près de 80 ans.Nous avons de lui, Septimiana Mftoria lib. y % Dijfertatio de Jure Hi-ftorico ; Adamus foporatus , &c. * Carolus de Vifch, Biblioth.
6 Cifterc.
BACCHANALES, fête de Bacchus, dont Plutarquedécrit en peu de mots la pompe & les divertiffèmens au Traité del'Avarice. Il s’y pafloit des choies fi infâmes, que 368 ans après lafondation de Rome, 8t 186 avant Jefus-Chrift, on y défendit fous' de grandes peines de célébrer cette fête. Les Grecs diftinguoientdes Bacchanales de diverfes fortes, d’anciennes, de nouvelles, degrandes, de petites, de champêtres, de printanière, mautomna-les , de noéturnes, &c. & toutes ces différences , dont le détail fe-roit trop long, fe trouvent dans Thucydide, liv. 2, dansArifto-phane & fon Scholiafte en piufïeurs endroits, dans Plutarque, dansCicéron au liv. de la Nature des Dieux , & dans plufieurs Auteur.^Grecs & Latins. Cette fête eut fon origine en Egypte, félon Hé-rodote , l. 2. & fut établie dans la Grèce par Mélampe, quil'avoitapportée d’Egypte , félon Diodore de Sicile , l.i. de [es Antiq. c. 2.Plutarque, dans fon livre d’ifis & d’Ofiris , fait aufli venir d’Egypteles Bacchanales. La Cérès des Grecs eft, félon lui, l’IfisdesE-gyptiens, & leur Oliris eft le Bacchus des Grecs. Les Athéniens,là célébrèrent plus folemnellement que leurs voifins, & dîviférentmême les tems par la célébration de cette fête, avant que de lescompter par leurs Olympiades. La forme & la difpofitiôn des Bac-chanales dépendoient chez les Athéniens de l’Archonte ou premierMagiftrat, comme nous l’apprenons de Pollux, l. 8. c. 9. Les An-ciennes Bacchanales fe célébroient en un certain lieu de l’Attique.oùBacchus avoit un temple ; & quatorze femmes étoient établies pourcette cérémonie. Le fouverain Prêtre de Bacchus étoit refpeété detout le peuple, qui lui donnoit la première place dans lés fpeftacles.Les Frètreffes de Bacchus s’appelloient Bacchantes. Lorsqu’elles cé-lébraient cette fête, elles couraient de nuit, vêtues de peaux de ti-gres ou de Panthères, les unes échevelées avec des torches & desflambeaux allumez ; les autres couronnées de pampres & de lierre,tenant à leur main un thyrfe ou bâton entouré de lierre & de feuillesde vigne. Elles étoient toutes accompagnées de joueurs de cymba-les , de clairons & de tambours, & faifoient des cris horribles. Leshommes marchoient ordinairement en habit de Satyres. Il y enavoit qui étoient montez fur des ânes, & d’autres qui menoient desboucs pour les immoler. Anciennement, comme le témoigne Athé-née , liv. 3 , cette fête fe pafloit fort Amplement & fans aucune dé-penfe ; mais Antiochus la rendit pompeufe & magnifique ; & Plu-tarque dit qu'Antoine , qui vouloit imiter Bacchus, fit fon entréedans plufieurs villes qu’il vifitoit, & particuliérement dans Ephéfe ,avec une pompe bacchique, qui fut tout à fait fuperbe. Les anciensPères ont fort reproché aux Payens les défordres & les abominationsdes Bacchanales parmi les Grecs. On peut voir ce qui regarde lesdtflolutions de cette fête dans faint Auguftin, de la Cité de Dieu , l. 7.c - 2 j > & dans Tertullien, Apolog. c. 3^. Pierre Caftellan a traité àfond de cette fête dans fon livre intitulé Eortologion, qui a été impri-mé in 8. à Anvers, & qui eft poftérieur à celui que Meurlius aécrit fur la même matière.
BACCHANTES, nom que l’on donna à des femmes quifumrent Bacchus à la conquête des Indes, portant des thyrfes oubâtons couverts de pampres de vigne, de raifins & de lierre, & fai-fant des acclamations pour publier les viéloires de ce ConquérantElles célébrèrent enfuite en l'honneur de Bacchus, des fêtes que1 on appella Bacchanales ou Orgies. Ces Bacchantes ou ces Prêtrelièsdu Dieu du vin, pendant la cérémonie, couraient vêtues de peauxde tigres, toutes échevelées, tenant à la main leur thyrfe, des tor-ches oc des flambeaux , criant comme des furieufes avec des hurle-mens effroyables, Eukoè E van , Euhoë Bacche , c’eft à dire, Bacchus,bon vivant ; épithétequi lui fut donnée par Jupiter , lorsque dans laguerre des Géans, Bacchus transformé en lion, fe jetta de furie fur
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eux & les mit en pièces.
BACCHARACH ou BAC H R AC, petite ville duBas Palatinat fur le Rhin, où les anciens Electeurs Palatins demeu-raient. Elle a été autrefois ville libre & Impériale , mais elle ap-partient préfentement à l’Eleéteur Palatin. Elle eft fituée dans lepaïs de Hundsftalc, au pié du mont Voitsberg. Elle a un châteaunommé Staleck , & un Bailliage alfez étendu. Cette ville eft re-nommée pour fon excellent vignoble ; à caufe de quoi les Auteursl’ont appellée Bacchi Ara. Henri Etienne nous a laifl'é en vers unEloge de fon bon vin, <k il fuffira pour prouver l’origine de ce nomd’en rapporter les deux derniers vers
Bacchi igitur mérite tribuit tibi nomen ab arà
Bacchara , quicunque eft primus tibi hominis auclor.
En effet, de tous les vins du Rhin, celui de Baccharach , eft efti-mé le plus excellent, & l’on n’en boit guéres en Allemagne qu’auxtables des Princes. L’Empereur Wenceflas lui donna beaucoup deréputation au commencement du XV fiécle. Elle a encoredans fon voifinage quatre anciens bourgs confacrez. comme elle àBacchus ; Steugbach, qui eft fur un coteau, Scala Bacchi ; Diebach,Digit us Bacchi; Handbach ou Manersbach, Manus Bacchi ; & Lorch-bach, Laurea Bacchi. Le Rhin y eft fort reflerré ; cependant il ya une petite ifle du côté de la ville que les Habitans appellent l’ijle-faintt , où ils montrent un lieu dit, la pierre de Bacchus. * Voyages
curieux de Charles Patin. Millon, Voyage fItalie, tome 1. Bau-drand.
BACCHERIUS (André Eligius) Jurifconfulte, naquità Poperingenèn Flandre. Il fut d’abord Avocat au Confeil de Flan-dre, & enfuite Profëflcur à Bourges en France, où il fe marhu IImourut en 1362. On a de lui deux cens neuf Théfes fous ce titre,E ationes de Jure , Ferfonis & Rebus extra contraclum acquirendis. *Sanderus , in Eland. Script, p. 17.
BACCHERIUS (Pierre) Voyez B A K E R E.
* BACCHERIUS (Jean Auguftin) de Louvain, de l’Or-dre des Hermites de S. Auguftin , a enlèigné pendant plufieurs an-nées avec fuccès les Humanitez dans fa patrie. On a de lui, Ela-vifft, Poëtict, Iïve Eleclorum Poëticorum Thefanrtis facro-profanus, Notis& Obfervationibus amoenis illuftratus , & l’on voit en plufieurs en-droits de très beaux vers de là façon. * Valére André , Biblioth,Belgica,p. 43O. eè* 45 i-
BACCHESERAI. Yoyez BACIESAR AI.BACCHIADES, nom d’une famille de Corinthiens, quîtiraient leur origine de Bacchis, fils de Prumnis , quatrième Roide Corinthe depuis Aléthès. Bacchis commença à régner l’an 3049du monde, 986 avant J. C. Il eut fix Rois fucceflèurs de fa famil-le, qui régnèrent cent quatre-vint huit ans. Télefte , qui eft lédernier de ces Rois, ayant été tué par fon coufm , félon Diodore,ou par Ariée & Pérantuslès ennemis, félon Paufanias, Automénèsfils de Télefte régna un an : enfuite toute la famille des Bacchiades,qui étoient plus de deux cens, tenoient le gouvernement en com-mun, & éliraient tous les ans un d’entre eux, que l’on nommoitP/y-tane, qui tenoit la place du Roi. Ces Prytanes gouvernèrent pendantcent quarante-neuf ans, jufqu a ce qu’ils furent chaflez par Cypfê-lus, filsd’Etion, la troifiéme année de la XXX Olympiade, 6jSavant Jefus-Chrift. Les Bacchiades avoient tant de crédit, qu’ilsfauvérent Achis, qui avoit déchiré Aéléon, fils de Méliflè, en levoulant enlever d’entre les mains de fon père. On dit que Méliffeau defefpoir, parut aux Jeux Ifthmiens, & fe plaçant devant l’autel,fit de terribles imprécations contre les Corinthiens , en cas qu’ilsne vengeaffent pas la mort de fon fils ; après quoi il fe précipita dansla mer. Quelques-uns difent que les Corinthiens, pour prévenirles maux que Méliflë leur avoit fouhaitez, bannirent de leur villeles Bacchiades, qui s’étant embarquez, arrivèrent en Sicile, & s’é-blirent entre les promontoires de Pachin & de Pélore. D’autres rap-portent que les Corinthiens n’ayant point vengé la mort d’Aétéon,furent affligez de la pefte & de la famine ; & qu’Archias, pour fai-re finir le mal, fe retira en Sicile , où il bâtit Syracufe. Quelques-uns difent qu’Aétéon fut déchiré par ceux qui célébroient les Orgiesde Bacchus un jour de fête. * Plutarque , in Amat. AnaXiménede Lampfaque. Le comrnmentateur d’Apoll. Strabon, l. 8. Dio-dore de Sicile. Velleius Paterculus. Denys d’Halicarnafiè , Antiq.Gréq. & Rom. I. 1. Paufanias, inCorinth. Ovide, Metam. l.;.v.4°7-
BACCHI ARIUS étoit un Philofophe Chrétien qui,comme dit Gennade, voulant fe débarraflër des foins & des biensde ce monde pour ne penfer qu’à Dieu, changea fouvent de de-meure , afin d’avoir moins d’attache au monde. On a dans les Bi-bliothèques des Pères une lettre de cet Auteur très-bien écrite &très-favante, adrefl'ée à l’Evêque Januafius, touchant la faute d’unMoine qui avoit abufé d’une Religieufe. L’on y trouve quantitéd’applications heureufes des cérémonies & des Hiftoires de l’AncienTeftament. On voulut lui faire des affaires; & pour parer la cenfure,il compofa Un livre de fon apologie, que M. Muratori a fait impri-mer. Cet Auteur vivoit vers le milieu du cinquième fiécle. * Gen-nadius , in Catal. c. 24. Honoré d Autun, de Lumin. Ecclef. I. 2.Miræus, in Auct. Script. M. Du Pin, Biblioth. des Aut. Ecclef. duV. fiécle. Voyez aufli BACCHARIUS qui eft apparemment le mê-me.
B ACC H ID ES ou BACCHUS, Eunuque de Mithri-date fut envoyé par ce Prince , qui avoit été vaincu par Lucullus,pour faire mourir fes femmes & fes fœurs : ce qu’il exécuta à Phar-macie la fécondé année de la CLXXVII Olympiade, & 71 anavant Jefus-Chrift. 11 eft fans doute différent d’un autre Bacch i-des , qui livra au même Lucullus la ville de Sinope, où il com-mandoit pour Mithridate. * Plutarque. Appien , in Mithrid. Stra-bon, l. 12.
BACCHIDES, Général de l’armée de Démétriuî Soter, Roi deSyrie, lut envoyé pour établir Alcime dans la grande facrificature
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