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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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balade,tient au vieux ftançais baler , qui signi-fient danser ou sauter ; dou le nom des fêtes devillage, appelées baladoires, parce quon ysaute comme le font dordinaire les paysans.

Voici une ballade que Sarasin adresse en ré-ponse à un écrit sur la goutte, dont il étoittourmenté.

Le gouueux qui sa goutte sent,

Tait triste chère et laide mine;

Bien que de lui tu sois absent.

Ta rime fort bien le devine,

Quand tu te souviens, quil clopineDès quil veut faire un pas ou deux,.

Ton esprit alors 's'imagine

C'est pauvre chose qu'un goutteux^

Maint auteur antique et récent;*

Bien instruit en toute doctrine,

Soutient que la. goutte descendDe copulation divine*

Et que de Baccltus et CyprineNaquit cet enfant maupiteux ;

Mais non obstant cette origine*

Çest pauvre chose qu'un goutteuse.

Pour moi, qui des fois plus de cent (>

Ai passé par cette étamine,

Que me sert-il dêtjre innocent