mérite. Quelques étymologistes ont prétendu,que madrigal venoit de l’espagnol fnadrug,Se lever matin , parce que les amants avoientcoutume de chanter des madrigaux dans les au-bades qu’ils donnoient à leurs maîtresses. Quoi-qu’il en soit 4 le bon madrigal joint à sa douceurgracieuse, plus de sel que de pointes; il rejettôla fadeur. Boileau nous dit:
Le rrïadrigâl plus simple et plus noble en son tour,-Respire la doüceur, la tendresse et l’amour.
Voici quelques madrigaux.
Je songeois cette nuit qUe de mal consumé ,
Côte à côle d'un pauvre on m’avoir inhumé;
Et ne pouvant souffrir ce fâcheux voisinage, -
En mort de qualité je lui tins ce langage:
Retire-toi, coquin, va pourrir loin d’ici;
Il ne t'appartient pas de m’approcher ainsi. *
Coquin, ce me dit il, d’une arrogance extrême,
Va chercher tès coquins ailleurs , coquin toi-même;
Ici toüs sont égaux, je ne te dois plus rien.
Je suis sur mon lumiej, comme toi sur le tien, (Pierre Pd-trioc, vè à Caeti, m. 1671, 88 «• H fa ce madrigal cftetti/Ués jours ai)dnt ia morti
Jeune Iris, dans notre querelle,h s’examine point qui de nous deux a tort #