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IA. peine bien Souvent y pouvols-je avoir place;
L’un gisoit au maillot, l’autre dan« son berceau ;
Ma femme en le) baisant dévidoit son fuseau ;
Le temps »’y ménageoit comme chose sacrée,
Jamais l’oisiveté n'avoit chez moi d’entrée, etc.
Serrais ( Jean Renaud de), né à Caen, m. 1701,77 a. étoit de l’Acad. fr. Outre la traduction enVers français,de l’Enéïde et des Géorgiques, ona de lui des églogues très-estimées et d’autresouvrages. Voici un tout petit extrait d’ Uranie,églogue qu’il dédia au marquis de Gamache.
Dans un bois écarté dont les ombrages vertsNe sentirent jamais la rigueur des hivers ,
Au pied d’un haut rocher qui semble dans les nues,Vouloir cacher l’horreur de ses pointes chenues,
Est une grotte sombre, où nature fait voirUn essai merveilleux de son divin pouvoir;
Où par mille beautés que sa mainjlibéraleDans ces aimables lieux confusément étale.
Elle a voulu montrer sans étude et sans tard.
Combien ses ornements sont au dessus de l’art.
C’est là que le Zéphir a placé son empire,
C’est dans ce beau séj our que pour Flore il soupire,
Ni les âpres frimats, ni les grandes chaleursN’y ternissent jamais le bel émail des fleurs :
Des bruyants aquilons les rapides haleines,