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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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ODE.

L’ode, suivant la force étymologique du motgrec odê, n’est qu’un chant. C'étoit le nomdes hymnes, des cantiques,des chansons des an-ciens.

Il est naturel à l’homme de chanter, La na-ture nous inspire le chant: tantôt dans l’enthou-siasme de l’admiration, tantôt dans le délire dela joie, tantôt dans l’ivresse de l’amour, tantôtdans les douces rêveries d’une ame livrée à l’é»motion légère des sens. Horace nous dit:

Musa declit fidibus LHvos piieroscjue Deorum, -Et pugilem victorern, et equum certamine primitm,

Et juvenum curas, et libéra 'Vina rcferre %

Et Boileau : l’ode

Elevant jusqu’au ciel son vol ambitieux,

Entretient dans ses vers commerce avec les Dieux.

Aux athlètes dans Pise elle ouvre la barrière.

Chanta un vainqueur poudreux au bout de la catîiè$$.Mène Achille tremblant au bord du Simoïs,

Ou fait fléchir l’Escaut sous le joug de Louis.

Tantôt comme une abeille ardente à son ouvrage,^

Elle s’enva de Qeurs dépouiller le rivage t