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0 e), né à Paris, m.1778, 82 a. Jeune encore,ilfut admis dans la société de l’abbé Chaulieu,dumarquis de la Fare, du duc de Sulli, du maré-chal de Villars. C’est la qu'il puisa ce goût na-turel-, cette plaisanterie line qui distingoient lacour de Louis XIV, Son penchant excessif à lasatyre empoisonna sa vie de chagrins et de dis-grâces. Quand en 1746,1! fut reçu de l’Acad.fr,il occupoit déjà la place d’historiographe deFrance. Le grand Frédéric l’attacha à sa per-sonne en 1750 ; mais cette faveur dura peu. Exi-lé de Paris, et ses tentatives pour y rentrer é-tant infructueuses, il se retira à Ferney, terre àune. lieue>de Genève. Ce chétif village pauvreséjour, d’une cinquantaine de paysans, devintbientôt par . les soins du nouveau maître, unecolonie, de 1200. personnes utiles à l’état. Aucommencement de 1778, Voltaire voulant échan-ger le doux repos de Ferney contre l’encens etle fracas de la capitale, revint à Paris, y mou-rut, et paya ainsi sa petite vanité. Dans sa car-rière littéraire, ses premiers pas furent des tri-omphes suivis d’autres triomphes plus grandeçncore. II n’est copiste., ni de Corneille, ni d§