ai
Ergone su prémis potult vox improba 'VerbisTant dirinn mandare nef as ! Ergo ibit in ignés,
Magnaque doctiloqui morietnr Musa Maronis!
Erangatur polius legum veneranda potcstas,
Quant tôt congestos noctesque diesque laboresHauserit una dies etc .
Après Virgile, plaçons Lucain, né à Cordoueen Espagne, sous le règne de l’empereur Cali-gula. Son génie original n’a rien imité, et il nedoit à personne, ni les beautés, ni les défautsde sa Pharsale. Condamné à mort par ÏNéron,il se fit ouvrir les veines dans un bain chaud, etmourut en récitant de son poëme, des vers quiexprimoient le genre de sa mort.
Vient ensuite le Trissin , né à Vicenne en 1478»Il entreprit en italien, un poëme épique dontle sujet étoit l’Italie délivrée des Goths par Bé-lizaire, sous l’empire de Justinien (Italia libe-rata'). Le plan en est sage et régulier, mais lapoésie y est foible. Toutefois, dit Voltaire, l'ou-vrage réussit; et cette aurore du bon goût brillapendant quelque temps, jusqu’à ce qu’elle fûtabsorbée dans le grand jour qu'apporta le Tasse.
Tandis que d’un pas timide et foible, le Tris-
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