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que ce que nous entreprenons, quoiqu’avsc desintentions pures, soit bien entrepris; que nousn'aurons point lieu de nous en repentir un jou ‘que notre conscience ne nous le reprochera ja-mais ; et que ce qui nous a paru innocent pen*idant la vie, ne sera point à la mort la matièrede nos regrets et de notre désespoir. ... Il se-roit donc important pour nous de- trouver unmoyen qui nous délivrât de ces incertitudes af-fligeantes , de ces craintes si opposées à la paixintérieure de nos âmes; qui, dans les occasionsoù il s’agit dé nos devoirs, nous mit en état deconclure toujours Sûrement et nous préservât é-galeriient de l’erreur et du repentir. Or je sou-tiens que le moyen le plus sûr d’arriver à cepoint, est le souvenir de la mort. Pourquoi ? par-ce que le souvenir de la mort est une applica-tion vive et touchante que nous nous faisons ànous-mêmes, de la fin dernière qui doit être lesolide fondement de toutes nos délibérations;et qu’il est certain qu’en nous occupant fréquem-ment du souvenir de la mort, nous prévenonsainsi tous les remords elles troubles dont,sanslui, pourraient être suivies nos délibérations.