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«charité, ni condescendance, ni égards J que ceshommes de qui on ne peut rien supporter, etcontre lesquels on agit avec tant d’animosité etde rigueur, sont néanmoins des hommes com-me nous,de même nature de même espèce quenous; ou si vous voulez, que nous ne sommesque des hommes comme eux, aussi loiblesqu’eux,aussi sujets qu’eux à la mort et à toutesses suites : ah, mes chers auditeurs, c'estv.bienalors qu’on entre dans d’autres dispositions;c’est alors qu’on sent que d’homme à homme iln’y a pas tant de différence.... On a de la dou-ceur, delà retenue de l’honnêteté, de la com-plaisance, de la patience; on sait compatir, pré-venir, excuser, soulager,rendre de bons officeset obliger. Saints et salutaires effets de la pen-sée de la mort ! C’est le remède le plus souve-rain pour amortir le feu de nos passions; c’estencore la règle la plus infaillible pour concluredans nos délibérations. Vous allez le voir dansla seconde partie.
Cette première partie ramene'e au raisonnement philo-sophique, nous offre lesv!lo^isme_sui.vant :
Ce qui nous fait connoître la ranite de nos passions,
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