prise sur nous. Bien loin de nous empresser ànous procurer les avantages du monde par de*voies indirectes et illicites, à peine pouvons-nous, convaincus de leur futilité, donner uneattenrion raisonnable à la conservation des bien*dont nous sommes légitimement pourvus; etcela est fondé sur ce que d’après cette convic-tion, les biens du monde nous paroissent peudignes de nos soins, beaucoup moins de no*empressements, et nullement de nos inquiétu-des, Or d’où nous vient cette conviction salu-taire? du souvenir de la mort religieusementmédité.
73.) Car la mort, ajoute St Chrysostome, està notre égard la preuve palpable et sensible dunéant de toutes les choses humaines, pour lei-quelles nous nous passionnons. C’est elle quinous le fait connoitre; tout le reste nous enimpose; la mort seule est le miroir fidelle quinous montre sans déguisement l’instabilité, lafragilité, la caducité des biens de cette vie; quinous désabuse de toutes nos erreurs, qui dé-truit en nous tous les enchantements de l’a-mour du monde, et qui des ténèbres mêmes du