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cous quelque victoire, cette victoiré, par la vi-olence qu’elle nous coûte, est une victoire for-cée. La passion subsiste toujours; et l’erreuroù nous sommes que ces biens qu'idolâtre lemonde sont des biens solides, capables de nouarendre heureux , nous fait concevoir des désirsextrêmes de les acquérir, une joie immodéréede les posséder,une crainte mortelle de les per-dre. Nous nous affligeons d’en avoir peu, uousnous applaudissons d’en avoir beaucoup ; nousnous allarmons, nous nous Jroublons, nous nousdésespérons,à mesure que ces biens nous échap-pent et que nous nous en voyons privés: pour-quoi ? parce que notre imagination prévenue ettrompée nous les représente comme des biensréels et essentiels dont dépend le parfait bon-heur.
71.) Pour nous en détacher, dit St. Chrysos-tome, le moyen le plus sûr, le moyen imman-quable est de nous en détromper. Car du mo-ment que nous en comprenons la vanité, ce dé-tachement nous devient facile, il nous devientmême comme naturel : ni hambition, ni l'ava-rice, si jôse m’exprimer ainsi, n’ont plus de
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