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pàussière, et que tu retourneras en poussière.Souvenez-vous-en, qui que vous soyez, richesou pauvres, grands ou petits, monarques ousujets; en un mot hommes, tous en général,chacun en particulier. Ce souvenir ne vousplaira pas ; cette pensée vous blessera, vou3troublera, vous affligera: mais en vous blessantelle vous guérira ; en vous troublant et en vousaffligeant, elle vous sera salutaire; et peut-être,comme salutaire, vous deviendra-t-elle enfinnon seulement supportable, mais consolante etagréable. Quoi qu’il en soit, je veux vous enfaire voir les avantages.
6y.) C’est un principe dont les sages mêmesdu paganisme sont convenus, que la grandescience ou la grande étude de la vie est la sci-ence ou l’étude de la mort ; et qu’il est impos-sible à l’homme de vivre dans l’ordre et de semaintenir dans une vertu solide et constante,s’il ne pense souvent qu’il doit mourir. Or jetrouve que toute notre vie, ou pour mieux diretout ce qui peut être perfectionné dans notrevie et par la raison et par la foi, se rapporte à
trois choses: à nos passions, à nos délibéra-it