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funèbres, nous prêche, par son deuil, nette Vé-rité, bien mieux que je ne puis le faire par tou-tes mes paroles. Elle regrette un pasteur qu’elle* avoit reçu du ciel comme un don précieux; maisque la mort, par une loi commune à tous leshommes, vient de lui ravir. Ni la noblesse dusang, ni l'éclat de la dignité, ni la sainteté ducaractère, ni la force de l’esprit, ni les qualitésd’un cœur bienfaisant, droit, religieux, ennemide l’artifice et du mensonge : rien n’a pu le ga-rantir du coup fatal qui nous l’a enlevé, et qui,du siège le plus distingué de notre France, l’afait passer dans la poussière du tombeau. ...
66. J Pour profiter,mes chers auditeurs, d’unemort si chrétienne et si sainte, faisons un re-tour sur nous-mêmes; joignons la cendre deson tombeau à celle que l’église nous présenteaujourd’hui, et tirons de l’une et de l’autre uneimportante instruction. Car telle est notre des-tinée temporelle. ’ oilà le terme où doivent a-boutir tous les desseins des hommes, toutes lesgrandeurs d-u monde : voilà l’unique et la solidepensée qui doit nous occuper par-tout et entout temps: sou viens-: ai , homme, fjua. ta es