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cupée à lui rendre les devoirs funèbres, et larenommée, qui se plait à répandre dans l'uni-vers les accidents extraordinaires, va remplirtoute l’Europe du récit glorieux de la vie de ceprince, et du triste regret de sa mort.
57. ) Que de soupirs alors, que de plaintes,que de louanges retentissent dans les villes,dansla campagne î L'un voyant croître ses moissons,bénit la mémoire de celui à qui il doit l'espé-rance de sa récolté. L’autre qui jouit encore enrepos de l'héritage qu’il a reçu de ses pères,souhaite une paix éternelle à celui qui l’a sauvédes désordres et des cruautés de la guerre. Icil’on offre le sacrifice adorable de J. C. pour l'a-me de celui qui a sacrifié sa vie et son sangpour le bien public. Là on lui dresse une pom-pe funèbre, où l’on s'attendoit de lui dresserlin triomphe. Chacun choisit l’endroit qui luiparoit le plus éclatant dans une si belle vie.Tousentreprennent son éloge; et chacun s’interrom-pant soi-même par ses soupirs et par «es larmes,regrette le passé, admire le présent, et tremblepour l’avenir. Ainsi tout le royaume pleure lamort de son défenseur; et ia peste d’un