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je découvre ce corps pâle et sanglant, auprèsduquel fume encore Ja foudre qui l’a frappé ;que je fasse crier son sang comme celui d'Abel,et que j’expose à vos yeux les tristes images dela religion et de la patrie éplorées. Dans les per-tes médiocres, on surprend ainsi la pitié desauditeurs, et par des mouvements étudiés, ontire au moins de leurs yeux quelques larmes vai-nes et fotcées. Mais on décrit sans art, unemort qu’on pleure sans feinte. Chacun trouveen soi la source de sa douleur, et rouvre lui-même sa plaie; et le cœur, pour être touché,n’a pas besoin que l’imagination soit émue.
56. ) Peu s'en faut que je n’interrompe icimon discours : je me trouble, Mrs. : Turennemeurt, tout se confond, la fortune chancelle,Sa victoire se lasse, la paix s’éloigne,les bonnesintentions des alliés se ralentissent, le couragedes troupes est abattu par la douleur, et rani-mé par la vengeance, tout le camp demeure im-mobile. Les blessés pensent à la perte qu’ilsont faite et non aux blessures qu’ils ont reçues-E»e$ pères mourants envoient leurs fils pleurer.fus leur général mort* L’armée en deuil est oc^
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