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conscience, et riche de sa modération, trouvedans le plaisir qu’il a de bien faire, la récom-pense d'avoir bien fait. Quoiqu’il puisse toutobtenir, il ne demande et ne 'prétend rien. ...Il n’y eut qu’une ambition qui fut capable de letoucher; ce fut de mériter l’estime et la bien-veillance de son maître. Cette ambition fut sa-tisfaite , et notre siècle a vu un sujet aimer sonroi pour ses grandes qualités, non pour sa di-gnité, ni pour sa fortune; un roi aimer son su-jet, plus pour le mérite qu'il connoissoit en lui,que pour les services qu’il en recevoit.
3g ) Cet honneur, Mrs., ne diminua point samodestie. A ce mot, je ne sais quel remordsm’arrête. Je crains de publier ici des louangesqu’il a si souvent rejetées, et d’offenser, aprèssa mort, une vertu qu’il a tant aimée pendantsa vie. Mais accomplissons la justice, et louons-le sans crainte, dans un temps où nous ne pou-vons être suspects de flatterie, ni lui de vanité.Qui fit jamais de si grandes choses? Qui les ditavec plus de retenue ? Remportoit-il quelqueavantage? à l’entendre, ce n'étoit pas qu’il futhabile; mais l’ennemi s’étoit trompé Rendoitil