croyiez, et que sans être flatteur, je puis direde grandes choses. Y eut-il jamais homme plussage et plus prévoyant, qui conduisit une guerreavec plus d’ordre et de jugement, qui eût plusde précautions et plus de ressources; qui lûtplus agissant et plus retenu; qui disposât mieuxtoutes choses à leur fin, et qui laissât mûrir sesentreprises avec tant de patience ? Il prenoitdes mesures près qu’infaillibles; et pénétrantnon seulement ce que les ennemis avoientfait,mai» encore ce qu’ils avoient dessein de faire ;il pouvoit être malheureux, mais il n’étoit jamaissurpris. 11 distingoit le temps d’attaquer, et letemps de défendre. Il ne hasardoit jamais rienque lorsqu’il avoit beaucoup à gagner, et qu’iln’avoit presque rien à perdre. Lors même qu’ilsembloit céder, il ne laissoit pas de se fairecraindre. Telle enfin étoit son habileté, quelorsqu’il vainquoit, on ne pouvoit en attribuerl’honneur qu’à sa prudence ; et lorsqu’il étoitvaincu, on ne pouvoit en imputer la faute qu’àla fortune.
3o. ) .Souvenez-vous, Mrs., du commencementet des suites de la guerre, qui n’étant d’abord
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