parler d’un art qui tend à leur destruction * etje ne viens pas vous donner des idées de meur-tre et de carnage devant cet autel où l’on n’of-fre plus le sang des taureaux en sacrifice aitDieu des armées, mais au Dieu de miséricordeet de paix une victime non sanglante.
32.) Quoi donc! n’y a-t-il point dé valeur nide générosité chrétienne? l’écriture qui com-mande de sanctifier les guerres, ne nous ap-prend-elle pas que la piété n’est pas incompa-tible avec les armes ? Viens-je condamner uneprofession que la religion ne condamne pas,quand on sait modérer la violence ? non, Mes-sieurs, je sais que ce n’est pas en vain que lesprinces portent lépée, que la force peut agirquand elle se trouve jointe avec l’équité ; quele Dieu des armées préside à cette redoutablejustice que les souverains se font à eux-mêmes,que le droit des armées est nécessaire pour laconservation de la société, et que les guerressont permises pour assurer la paix, pour proté-ger l’innocence, pour arrêter la malice qui sedéborde, et pour retenir la cupidité dans lesbornes de la justice.