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au gain des batailles. Il s’élève ainsi par degrés,et par son seul mérite au suprême commande-ment, et fait voir dans tout le cours de sa yie,ce que peut pour la défense d’un royaume, ungénéral d’armée , qui s’est rendu digne de com-mander en obéissant, et qui a joint à la valeuret au génie l’application et l’expérience.
13. ) Ce fut alors que son esprit et son cœur a-girent dans toute leur étendue. Soit qu’il fallûtpréparer les affaires ou les décider, chercher layictoire avec ardeur ou l’attendre avec patience;soit qu’il fallut prévenir les desseins des enne-mis par la hardiesse, ou dissiper les craintes etles jalousies des. alliés par la prudence; soitqu’il fallût se modérer dans les prospérités, ouse soutenir dans les malheurs de la guerre, soname fut toujours égale. Il ne fit que changer devertus, quand la fortune changeoit de face:heureux sans orgueil, malheureux avec dignité,et presqu’aussi admirable Iorsqu’avec jugementet avec fierté il sauvoit les restes des troupesbattues à Mariendal, que lorsqu’il battoit lui- 1même les Impériaux et les Bavarois, et qu’avecdes troupes triomphantes, il forçoit toute