d’une richesse infinie dans le discours; mais ilfaut prendre garde d’abuser de sa richesse, enfaisant passer la signification naturelle, à un ob-jet auquel, dans aucun cas, elle ne peut con-venir au figuré. iNe disons point, p. e. : bai-gner ses mains dans les ondes des cheveux ; nique la charrue écorche la terre. On voit dupremier coup d’œil, que ces expressions sontridicules ; ainsi elles ne peuvent être admis»sibles. Si l’on disoit encore, que le déluge uni-versel a été la lessive du genre humain* ondiroit une grande bêtise; l’expression est aussifausse que triviale. Quand l’orateur sent quesa métaphore est un peu trop forte, il emploieun correctif. Ainsi il dira : Le libertin, dansl’emportement de ses débauches, cherche par-tout, si j'ose tri exprimer ainsi, une proie à sasensualité, etc.
La Synecdoche (ou Synecdoque) est untrope par lequel: on fait entendre le plus, endisant le moins , ou le moins, en disant le plus :cent voiles ,au lieu de cent vaisseaux ; les eauxsont débordées, au lieu de la rivière est débor-dée; on prend le genre pour l’espèce ou l’e*i