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sons mi point de vue qui le touche personnel-lement. L’orateur, pour captiver le cœur deceux qui l’écoutent , mettra ses soins à leurprouver que son but est d’insp>rer l’amour dela justice et de la vertu, et d’entrer dans lesvéritables intérêts de ses auditeurs. Il n’estpas moins important de trouver un auditoiredocile; et on obtient de lui cette docilité, enlui inspirant la douce conviction qu’on val’instruire. L’orateur l’en convaincra facile-ment, s'il établit clairement l’état de la crues-ti >n , et qu’il présente les différents points devue sous lesquels la mat’è'e doit être considé-rée; c'est-a-dire : s’il réussit a laire une bonnedivision.
Un début doux, modeste, tranquille s’insi-nue dans les esprits, sans fpu , sans violence,sans emportement; et ce début s’appelle unexorde tempéré.
Un début vif, lier, animé, par lequel l’ora-teur, en proie à une passion violente, saisitimpétueusement son sujet ou apostrophe brus-quement ses auditeurs, se nomme un exordebrusque. L’employer souvent et sans raisons