EXORDE.
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L’Exorde, d'après Cicéron, est cette partiedu discours destinée à captiver la bienveillancedes auditeurs, et à les disposer doucement,(quand l'exorde n’est pas brusque), à entrerdans Ips vues de l’orateur. ( i. — 7. 65- 66.)
Les motifs les plus puissants nous gagnent làb'enveillance et l’attention de nos auditeurs; ilfaut donc que tout soit intéressant dans l’ex-orde. Le sentiment, je crois , conduit assez na-turellement à cette fin. Tout homme en a sapart, tout homme est intéressé à écouter saVoix. L’orateur habile tire presque toujours sonexorde du fond du sujet Ce qu’il a de plus in-téressant, ce qu’il offre de plus favorable, doitêtre présenté dans cette partie du discours,mais plutôt en gros que détaillé; parce qu’il nefaut qu’y effleurer et nullementy épuiser ce quitient au sentiment. Les grands mouvementsse développent dans les autres, et doivent êtreportés à leur comble dans la péroraison.
Comme il faut tâcher ici de rendre son audi-teur attentif, la matière doit lui être présentée