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3 (1740) Lettres CHEI - E
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E B A. E B B. EBE.

E676. Ce même écrit fut réimprimé en 1682 , & ajoûté dans unlivre qui a pour titre, Efercitio fpirituale fer la, mutina, e fer la Sera.& qui fut publié par Agoftino Meinero. * Gr. Dicl. Univ. Holl.Biblioth.Sicula.

ÉB ARE, Ecuyer de Darius I. RoideFerfe. Voyez. O E-

BARE. ' , . r r rr

E B E A , Abbeffe d'un monaftére de Religieufes en Ecofle ,

nommé Coldingham , fur la fin du IX fiécle, ayant appris queStuba 8c Hinguar, tous deux Capitaines Danois, défoloientl Ecol-fe , où ils mettoient tout à feu & à fang, & craignant pour fonmo-naftére quelque chofe de plus trille que le pillage & lefèu , affem-bla toutes fes Religieufes. Après leur avoir fait concevoir de quelleimportance étoit pour elles leur honneur, elle les engagea à prendrela réfolution de s’en mettre à couvert en fe défigurant le vifage , &fe coupant le nez 8c la lèvre d enhaut. Ces barbares les trouvant ence pitoyable* état , déchargèrent leur rage fur le monaftére, où ilsmirent le feu , & où ces faintes Vierges méritèrent la couronne dumartyre. L’Ecoflè en ce tems-là fignifioit l'Irlande. * Le CardinalBaronius, fur l'année §70.

E B B E C KESDO RFF. Voyez. EBSDORFF,

EBBECKESTORP. Voyez. E B S D O R F.

E B B E R , petite ville de Perlé qui n'a qu’environ deux mil-le 8c cinq cens mailbns, mais qui a tant de jardins d’une affez gran-de étendue, qu’un homme de cheval ne fauroit la traverfer qu’en de-mie heure. Un petit fleuve qui porte le'nom de la ville , & qu’ondit ère le même que les Anciens appelloient Boronthe, paflè par lemilieu , 8c la fépare en deux. Les Géographes de Perfe difent queDarab-Keioni bu Darius fît commencer le château ; que Skender-Rou-my ou Alexandre le Grand le fit achever ; & que cette ville a étéautant de fois faccagée 8c ruinée que toutes les autres dont elle eftvoiline. Cependant cela ne paraît point à préfent. Elle elt des plusanciennes de la Province. A Ebberon commence à n’entendre plusparler que Perlân, 8c de là jufques aux Indes on le parle plus ou moinspurement , félon qu’on eft plus ou moins éloigné de Schiras ou eftla pureté de la langue Perfanne. Ainfi le langage dont on fe lèrt àEbber eft grolfter 8c fort mauvais. * Thom. Corneille, Dittion.

Géogr.

E B B E S. Cherchez. JE. BLES.

É B E D. Voyez. H EB E_D.

ÉBED J ÉSU,8c HËBED-JÉS U, appellé aufli A B-D I S SI, Archevêque de Soba ou Muzai, a écrit plufieurs Ouvra-ges en Syriaque , dont il eft fait mention dans le Catalogue des E-crivains, qu'Abraham Ecchellenfis a fait imprimer en Syriaque àRome en 1653 , avec une Verfion Latine 8c des Notes. Il paraîtpar ce Catalogue , qu’il y a plulieurs livres Eccléfiaftiques Grecsque nous n’avons plus, 8c qui fe trouvent en Syriaque ou en Arabechez les Seftaires de l’Eglife Orientale. Cet Auteur a été de la Se-éte des Neftoriens, 8c a écrit plulieurs livres pour appuyer la créan-ce des Schifmatiques de fa Sefte, comme le remarque AbrahamEcchellenfis dans la préface qu’il a mife au devant de ce Cataloguedes Ecrivains Syriens. Ebed-Jefu étant vieux, vint à Rome fous lePape Jules III , 8c fe réünit à l’Eglife Romaine. Il y vint encorefous Pie IV. On garde dans la Bibliothèque du Vatican deux Poè-mes compoféz en Syriaque, 8c écrits de fa main , où il rend raifonde fa réünion. Il a auffi compofé en Syriaque un recueil des Ca-nons , qui eft cité par Ecchellenfis, 8c un autre intitulé, Margaritq-rum : c'eftle même qu’Abdilli. Voyez. ABDISSI, 8c HÉ-B F D - ! E S U

ÉBËDMÉLEC. Voyez. ABDÉMÉLECH.

* ÉBELEBEN, petite ville avec château 8c Seigneurie, eftdans le Comté de Schwartsbourg en Thuringe , au midi de Nort-haufen tirant vers l’oueft, à deux ou trois lieues de diftance.

ÉBELSTOT, petite ville de Dannemarc. Elle eft dans lediocéfe d’Arhufen , en Jutlande, fur une baye du Categat, à qua-tre ou cinq lieues de la ville d’Arhufen, du côté du nord-eft. * Ma-ty, Diction. Géogr.

É B E N G. ,Voyez. EBING..

’ÉBEN- EZERouEBEN-HÉZER, c’eftà dire,la pierre du fecours. C’eft le nom du camp ou étoient les Ifraëliteslorsqu’ils furent défaits par les Philiftins ; que l’Arche du Seigneurtomba entre les mains des Infidèles; 8c qu’Ophni 8c Phinées furenttuez. * I. Sam. ou Rois , ch. 4. v. 1. & fuivans. Le P. Calmet Di#.delà Bible. Jofeph, Antiq. Judaiq.l. j. ch. n,8c 12.

ÉBENNOZOPHIN, que quelques Auteurs nommentAzofhy, Mathématicien Arabe, vivoit dans le X fiécle, vers l’an936, ou dans l’onzième vers l’an 1061, félon les autres. Il s'appli-qua à la connoillànce des étoiles fixes. * Génébrard , en fa Chron.Voflius , des Mathém.c. 31. S. 7.

E'BENSUEF. Voyez, B E'N E' S U E F.

E'B E R (Paul) Voyez. E'BE'RUS.

E'B E R. Cherchez. E'B R E.

ARCHEVEQUES DE TRE'VES ET DE SALTZBOURG.

* E' B E RA RD, fils du Comte Palatin Hézilon, fut élu Ar-chevêque de Trêves en 1049. Le Pape fit revivre en lui la Prima-tie des Gaules en 1049, & l’attacha pour toujours au fiége archié-pifcopal de Trêves, lui accordant la première place après l’Empe-reur , en cas qu il n y eût point de Légat du Pape. L’Archevêquede Rheims s oppofa de toutes fes forces à ces prérogatives, mais cefut inutilement. Eberard voulant bannir de fon diocefe tous lesJuifs qui ne le feroientpas fait batifer à certain jour marqué avantPâques , mourut en 1066 le famedi veille de Pâques. L'on pré-tend que cette mort fut caufée par quelques fortiléges des Juifs, qui,a ce qu’on dit , après avoir tiré en cire la ftatue de l’Archevêque ,1 attachèrent à une broche rotigie au feu, 8c firent périr ce Prélat,comme la cire qui fe fondoit 8c feconfumoit. * Gr. Dicl.Univ.Holl.

EBERARD I. Archevêque de Saltzbourg, etoit fils de

E B Ë. 3

Henri Comte de Bibourg 8c d’Hippoltftein dans le Haut Palatin.it.Berthe fa mère , ayant été ftérile pendant quelques années, fit unvœu à la Vierge , devint féconde 8c mit au monde dix fils, dontlaîné qui étoit Eberard lût deftiné à l’Eglilè. Après avoir achevéfon cours de Théologie à Paris, il fut élu Abbé du Monaftére deBibourg que fes frères avoient fondé , 8c fut fait, en 1147 , Arche-vêque de Saltzbourg. Il étoit l’ort charitable envers les pauvres,mais en même teins fort fuperftitieux. Il fut toujours attaché au fié*ge de Rome, 8c dans tous les différens furvenus entre Frédéric I.

8c Alexandre III , il fut toujours pour le Pape contre l’Empereur.

Il mourut en 1164, en odeur de lainteté , 8c l’on raconte plulieursmiracles qu’on dit qu’il a opérez depuis fa mort. * Gr. Dut Univ.Holl.

’E'BERARD II, de la noble famille de T ruchfes devint en1196 Evêque de Brixen, 8c en 1200 Archevêque de Saltzbourg.En 1215 » h L° nc,a l’Evêché de Chiemzée dans la Haute Bavière,en 1219 celui deSekkow dans la Haute Stirie, 8c en 1221 celui deS. André ou Lavant dans la Haute Carinthie. Il maintint la fouve-raineté de l’Empereur contre Grégoire IX , 8c s’attira par là l’ex-communication du Pape, dans laquelle il mourut l’an 1246. * Gr,Dicl, Univ. Holl,

PALATIN DU RHIN.

E'B E R A R D, Comte Palatin du Rhin 8c Duc de Franconie,vivoit du tems des Empereurs Conrad I, Henri l’Oifeleur 8c O thon leGrand. Othon fon grand-pére 8c Conrad fon père n’avoient poflëdéla Franconie que comme Comtes. Mais Conrad fon frère imitantles Souabes Sc les Saxons, s’érigea en Duc depuis l’extinétion desCarolingiens. Ce même Conrad ayant enfuite obtenu la CouronneImpériale, le Duché de Franconie parvint à fon frère Eberard, quipar là devint un des plus puiflàns Princes de l’Empire : car outre laFranconie il poflèda une grande partie de l’Aufcrafie fur le Rhin ,les Comtez de Meyenfeld dans le païs de Trêves, de Namurdansle Païs-Bas, d’Erpach, de Sagu, de Wied, de Solms 8c d’Ifenburgdans la Franconie, dont les poflèflèurs d’aujourd’hui font encore enpartie feudataires du Palatinat. Il étoit ainfi le premier Comte Pa-latin , duquel on puilfe afiûrer , qu’il a poflëdé un certain païs lelong du Rhin, quoique fes Succeflèurs ayent les premiers commen-cé de porter le titre de Comtes Palatins du Rhin. En 913 , il febrouilla avec fon frère , mais il fe réconcilia bien-tôt après, 8c en916 il commanda l’armée Impériale contre Henri Duc de Saxe,par qui il fut entièrement défait auprès d’Ehresbourg. Pour fe ven-ger de cet affront, fon frère 8c lui ramaflérentune nouvelle armée8c marchèrent contre Henri, qu’ils enfermèrent dans Gruna 8c leforcèrent adroitement à faire la paix. Ce traité n’éteignit point leurancienne haine , 8c Conrad vit bien qu’après fa mort fon frère nepourrait pas fe maintenir dans la poflèflion de la Couronne Impé-riale contre un ennemi aufti redoutable : C’eft pourquoi étant dansle lit de mort, il ordonna à Eberard de prendre les joyaux de l’Em-pire 8c de les aller porter en perfonne à Henri, comme au pluspuilfant 8c au plus digne Prince de l’Empire. Eberard exé*cuta les ordres de fon frère 8c s’attira par là toutes les laveursdont Henri le combla pendant fon régne. Mais nonobftanttous ces bienfaits , Eberard fentit bien qu’il étoit fruftré de laCouronne. Il fut encore plus piqué, lorsqu’Othon le Grand lue cé-da à Henri fon père, 8c qu’il vit que l’Empire étoit ainfi paflè dansla Mailbn de Saxe, au defavantage de celle de Franconie, qui enavoit été en poflèflion. Nonobftant cela, il aflifta au couronnementd’Othon 8c fit les fônétions de Sénéchal héréditaire ; mais dans lafuite il eut peu de liaifon avec cet Empereur 8c s’attacha toujours àfes ennemis. Lorsque Wichman , frère de Herman Billinge 1 e fou-leva contre l’Empereur , Eberard prit fon parti ; mais Othon les ré-duifit fi fort à l’étroit , qu’il les condamna à une peine alors ufitée,8c qui confiftoit à être obligé de porter un chien en public. Cecife paflàà Magdebourg ; mais l’Empereur content d’avoir rendu cet-te lèntence , difpenfa le Comte Palatin de la fubir. Quelque temsaprès, Eberard eut des démêlez avec Henri frère de l’Empereur,au fujet de quelques Vaflàux. Tancmare , autre frère de l’Empe-reur 8c fort mécontent d’Othon 8c de Henri , fe joignit à Eberard,de forte qu’ils prirent Henri à Bellik fur la Roure. Gifelbert,Duc de Lorraine , animé par l’heureux fuccès des armes d’Eberard8c de Tancmare , fe joignit à eux 8c ils fulcitérent eniûite bien desaffaires à Othpn le Grand. Mais en 939, on en vint près d’Andei-nach à une bataille, où Eberard fut tué 8c Gifelbert le noya dansle Rhin. Son païs avoit déjà été donné de fon vivant, en vertu duBande l’Empire auquel il avoit été mis. Herman, fils d’Adolphele mauvais Duc de Bavière eut le païs fur le Rhin, la dignité deComte Palatin 8c une partie du Duché de Franconie. Le reftefut donné* à Conrad le Sage , fils de Werner, qui étoit frère d’E-berard. Par tout ce qui vient d’être dit, on comprend clairementpourquoi les Hilïoriens appellent les prémiers Comtes Palatins tan-tôt Ducs de Franconie 8c tantôt Comtes Palatins de Franconie.* Reginon , Chron. lib. 6. Blondellus , Geneal. Franc. Ditmarus ,Merfeb. Corbej. /. 2. Tolner, Hiftor. Pal. c. 1. & 7. Lehmann,Chron.Sfir. Pfeffinger, adVitr. f. 941.

COMTES ET DUCS DE WIRTEMBERG.

E'B E R A R D I. Voyez WIRTEMBERG (Comtesde)

* E' B E R A R D IL furnomme l illujlre etoit fils d’ULRICHVI, furnommé Polltx ou ïe Pouce, 8c d’Agnès de Lignitz. Aprèsque Conradin Duc de Souabe 8c de Franconie, eut été décapitéà Naples, Eberard fe porta pour héritier, comme defeendant desGibelins avec ceux de Hohenftauffen. Pendant l’interrègne ,il fe mit eh poflèflion de quelques biens qui l’accommo-doient, mais prévoyant bien que cela ne manqueroit pas de trouverdes difficultez , il fit une alliance avec Qttocare Roi de Bohême, 8cA 2 *' ec