E.
•<f**ift22îâi£S3
m Mm-
pour Ætas &c.
E AC.
E.
eft la féconde des voyelles. Cette lettre feprononce, par les Grecs & par les Latins com-meunéfermé. Elle a, dans la langue Françoife,plettieurs autres prononciations, fur lefquelles ontpeut confulter les Grammairiens. Cette lettrevoyelle fe mettoit pour Æ ; comme on voitdans les anciens Auteurs, qui ont écrit Etas
E A D. Ë A G. E A I. E A N.
E A: Æe, ou Æettpolis , ville autrefois capitale de la Colchide,que le Roi Æëta fit bâtir, félon Etienne de Byzance, fur lebord des fleuves Hippus & Cyaneos, qui en font une prefqu'île, &fe joignent au même endroit du fleuve Phafis, autli très-conlidé-rable. C’ett ce qui a donné fujet aux Poètes, de feindre que cetteville a été ainfi appellée du nom d’une belle fille, laquelle ne pou-vant s'oppofer à la tendreflè du fleuve Phafis, pria les Dieux de lamétamorphofer en Péninfule, ce qu’ils lui accordèrent. Depuis,ce fleuve voulant, difent-ils, lui donner des marques éternelles defon amour, l’arrofe & l’entoure inceflàmment de fes eaux. Cetteville porte aujourd’hui le nom de Lipotam », & Lipotemo , félon Mo-letius. * Pline , liv. 6. c. 4. Valerius Flaccus , Argon. I. 1.(fi 5 -
E A ou E AS, ( Æa, Æas ) rivière d’Epire. Voyez, Æ AS.E A C I D E, ( Æacides) ell le nom qu’on donnoit à tous lesPrinces defcendus d’Eacus. Ainfi le célébré Achille & fon filsPyrrhus, font appeliez Eacides, parce que ce Prince, chef de leurfamiile, étoit bilàyeul de Pyrrhus, & grand père d’Achille. * Pau-lknias, in Atticis.
E A C I D E, {Æacides) fils de Néoptoléme , & frère d’O-lympias mère d’Alexandre le Grand, fut Roi dEpire après la mortde fon frère Alexandre, la troifiéme année de la CXIII Olympiade,326 ans avant Jefus-Chrift. Il tourmenta fi fort les peuples par lesguerres continuelles qu’il eut contre les Macédoniens, qu’il fe ren-dit odieux, & fut obligé de prendre la fuite, laiflànt fon fils Pyr-rhus âgé feulement de deux ans. Le peuple voulut faire mourir cejeune Prince en haine de fon père ; mais il lut enlevé & nourrichez fa tante Béroé, femme de Glaucus Roi des Illyriens, lequelrefufa de le livrer à Caflànder Roi de Macédoine, qui le deman-doit pour fe défaire de cet ennemi, avant qu’il fût plus redoutable.Voyez, PYRRHUS. * Juftin, liv. 7.
EADBERT ou EDBERT, Roi de Northumberlanden Angleterre fuccéda à Céolulphe fon coufin en 738. Deux ansaprès il fit la guerre aux Piétés, & en fon abfence Ethelbald, Roide Mercie s’empara de fes Etats. Sur cela il fe joignit à Oenguf-fa, Roi des Piétés contre les Bretons dans le Cumberland en 756,& enfin, fuivant l’exemple de fes ancêtres, il 1e retira dans un mo-naftére, après avoir régné avec applaudillèment pendant 21 ans. Illailîà la couronne à fon fils Ofulphe, Ofvel ou Ofwald , qui ne lagarda pas long-tems. * Béde, Hift. de ÏEglife efi de l’Emp. part. 6.p. m. 458.
EADBURGH, fille d’Offa, Roi de Mercie, & époufede Bithric Roi- des Welt-Saxons en Angleterre. Outre divers vi-ces ausquels elle étoit fujette, elle avoit un efprit très-vindicatif.Ayant conçu une haine mortelle contre un des Favoris du Roi, &ne pouvant pendant long-tems trouver l’occalion de lui faire du mal,elle réfolut , en 802 , de lui préparer un breuvage empoifonné.Malheureufement le Roi lui-même furvint & en but une partie,dont il mourut peu de jours après ; mais le Favori en ayant bu unebonne dofe tomba mort fur le champ. De crainte qu’on ne fît uneexaéte recherche de toutes fes a étions, cette Reine fe fauva en Fran-ce après la mort du Roi fon époux & emporta avec elle des thréforsimmenfes. On aflùre que Charles-Magne lui propofa de fe choilirpour époux ou lui ou Ion fils, & que s’étant déterminée pour lefils, Charles-Magne lui dit , Je vous aurais donné mon fils fi vousm’aviez choifi ; mais puisc/ue vous me l’avez préféré , vous n'aurez nil’un ni l’autre. Là-deflus elle réfolut de palier le relte de fes jourscomme Abbelîè d’un Couvent, que l’Empereur lui alîîgna; maiscomme peu de tems après on découvrit qu elle vivoit dans un com-merce honteux avec un de fes domeltiques, elle reçut ordre defortir du Royaume. Elle obéît & erra ça & là pendant quelquetems, n’ayant qu’un feul domeftique avec elle. A la fin elle mou-rut à Pavie, dans une grande pauvreté. * The compleat Hift. of En-geland, vol. i.pag. 30.
E A DIG E, ou H E A D I G E , fut femme de Mahomet.Ce faux Prophète fe dégoûta d’elle, parce quelle étoit fort âgée,«qui lui donna la penfée d’établir la polygamie, pour n’être pasoblige de palfer le relie de fes jours avec une vieille femme. VoyezMAHOMET, & T ADIGE.
E A D M E R. Cherchez E D M E R.
E A D O N. Voyez E D O N.
E A G H, lac. Voyez NE AUG
„ E ii LREDE ' ou ETHELREDE. Cherchez ÆEL-K h D E,
^A,N ^ ^ E ou AN F RI D Roi de Bernicie dans lenord d Angleterre, fuccéda dans ce Royaume à Ethelfrid ou Adel-ina ion pere, après la mort d’F.dwin Roi de Deira, qui s’en étoitempare, 1 avoit pris prifonnier lui-même , & l'avoit fait mourir,pendant qu Eanfrid & Ofwald fon frère, & plufieurs autres jeunesnommes de qualité vivoient exilez en Ecoflè. Ils y furent inftruits
dans la Religion Chrétienne. Mais Eanfrid montant fur le thrônéde Bernicie au même tems qu'Ofric prit polîèflion du Royaume deDeira, ils eurent tous deux la même conduite & le même fort. Ilsdevinrent apollats, & furent tuez la même année, s étant rendusimprudemment à Kedwalla ou Cadawallo, Roi des Bretons. Cefut en 634. * Bede, Hift. de l’Egl. (fie.
E A N T 1 D E , Ç Æantides ) Tyran de Lampfaque , s’étoitaquis une autorité tout à fait grande fur l’efprit de Darius Roi desPerfes, comme nous l’apprenons de Thucydide.
E A N T I D E, ( Æantides) Poète Grec, étoit félon quelques-uns, un de ces fept fameux Poètes qui vivoient du tems de Ptolo-nvée Philadelphe , vers la CXXV Olympiade, & l’an 280 avant Je-fus-Ghrift, dont il forma la Pleiade, en faifant allufion à ces leptétoiles, que les Aftrologues mettent fur le dos du taureau. * Vof-iius, de Poèt. Grac.
E ANTIDE, nom d’une des treize Tribus de l’Attique.Voyez A T T I QJU E.
EAQ.EAR.EAS.EAT.EAU.
É A QJU E, {Æacus) fils de Jupiter & d’Egine fille d’Afope& père de Pélée & de Télamon, régna dans l’Ille d Oenone, qu'ilappella Egir.e, du nom de fa mère. La fable ajoute que la pelleayant dépeuplé fonpâïs, ce Roi obtint de Jupiter fon père, que lesfourmis fuflènt changées en Habitans, qu’on nomma Myrmidons, fé-lon la lignification du mot Grec. Au relie ce Prince lut fl confi-déré pour fon intégrité & fa prudence, que les Anciens croyoientque Pluton l’avoit alîocié à Minos, & à Radamanthe, pour jugerles Morts. Le reflort de ces deux derniers" s'étendait fur toute l’A-lie, & celuid’Eaque fur toute l’Europe. Car la terre netoit alorspartagée qu’en deux. Platon écrit dans le Gorgias, qu’Eaque deRhadamante rendoient leurs jugemens dans une prairie'où aboutifefoient deux chemins, dont l’un conduifoit au Tartare , & l'autre auxchamps Elifées ; que Rhadamante jugeoit les Afiatiques, Eaqueles Européens,- & que Minos étoit aflis avec un feeptre d’or, pourprononcer fouverainement, lorsqu’il fe rencontrait des dirficultez queles autres ne pouvoient réfoudre. * Pline. Strabon. Etienne. Ovi-de. Horace avec les Notes de Mr. Dacier, édit, de Holl. tom. 2. pag. 163.EARDULF. Voyez A R D U L F E.
E A R I N U S, nom d’un beau garçon, dont il ell fait mentiondans Martial , liv. 9. Epigram. 12. 13. & 14. Il fut ainli nomméd’un mot qui fignifie printems , pour exprimer fa beauté & la jeu-neiïë ; & l’on croit que cetoit un des Eunuques de Domitien, quepour cette raifon Papinièn appelle Puer C&fareus.
E A R N E, grand lac d Irlande dans le Comté de Fermanaghen Ultonie , a environ dix lieues de long. Sa largeur eft fort iné-gale , & fi étroite vers le milieu , qu'il lèmble netre qu’un canal,d’environ deux lieues de long. C ’eft ce qui a fait , qu’on l’a diviféen deux parties , dont l’orientale conferve le nom d’Karne, & l’oc-cidentale prend celui de Broad. Il y a plulieurs petites lies dans celac. Les Bergers des environs y mettent leurs troupeaux pendant lanuit, pour les garantir de la fureur des loups. La fortereflè d’En-niskilling èft fituée dans l’une de ces îles. Maty , Dict. Géogr.Voyez E R N E.
EASINWOLD , bourg avec marché, dans la contrée duComté d’Yorck , qu’on appelle Bulmer. * Dictionnaire Anglais.
E A S T - A N GL ES, c’eft à dire, Anglois Orientaux. C’é-toit un des Royaumes, que les Anglo-Saxons avoient fondez en An-gleterre. Il avoit au couchant le Royaume de Mercie, au midi ce-lui des Saxons-Orientaux , & étoit baigné au levant & au nord par laMer d’Allemagne. Il comprenoit les Comtez de Nortfolk, deSuffolk, & de Cambridge. * Robbe , Géogr. Maty, Dict. Géogr.
EASTBOURN , bourg d'Angleterre avec marché , dansle fud-eft du Comté d’Effex , qu’on nomme Pevenfey, près de lamer. Il eft remarquable pour une forte d’oifeaux, que les Angloisappellent Wheat Ears, c’eft à dire, épis de froment, & qu’on y trou-ve en abondance. Il eft à 32 milles Anglois de Londres. Dut. Angl.
E A S T - J O LEY, bourg d’Angleterre avec marché , dans lacontrée du Comté de Berk , qu’on appelle Compton. Il eft fltuéfur une montagne , au milieu du Comté , près de la montagne,qu’on appelle Withe-houfe. * Diftion. Anglois.
EAST-LAW , bourg d’Angleterre avec marché, dans lapartie occidentale du Comté de Cornouaille, à un mille de la Man-che. * DiÜion. Angl.
EAST-MEATH, ou la Médie occidentale , Comté dela Lagénie en Irlande , eft borné au couchant par ceux de Weft-Meath & de Longford, au nord par ceux de Cavan & de Louth,au fud par celui de Kildare, au levant par celui de Dublin & par lamer d’Irlande. Ce Comté peut avoir quinze lieues de long, & douzede large vers le couchant. Mais il eft fort relferré vers le levant. Larivière de Boyne le divife en deux parties, qui confiftent en des cam-pagnes fort fertiles, & poffëdées prelque toutes par des Anglois. Try-me en eft le bourg principal. Il a voix au Parlement d Irlande, com-me auffi ceux de Relies, de Navan, d Aboy, de Duleak, & de Ra-tOOth, * Maty , Dict. Géogr.
EASTON ou ESTON, (Adam) Cardinal Anglois, na-tif du Comté de Héreford, fortoit d’une famille très-obfcure. A-près avoir pris l’habit de Religieux Bénédiétin dans le mcyiaftérede Norwich , il fit de grands progrès dans les Sciences divines &humaines, & fut très-confidéré de Richard II. Roi d’Angleterre.Ce Prince lui fit obtenir l’Evêché de Londres, & lui procura lechapeau de Cardinal qu’Urbain VI. lui donna en 1378. De-puis, Eafton ayant parlé trop librement des défauts du Pontife,
A fol